<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807</id><updated>2012-02-07T00:28:10.891-08:00</updated><category term='Lieux enchantés'/><category term='Réseau'/><category term='Littérature'/><category term='Média'/><category term='Evénement'/><category term='Fantastique'/><category term='Politique-fiction'/><category term='Humeur'/><category term='Peinture'/><category term='Genèse'/><category term='Police scientifique'/><category term='Gourmandises'/><category term='Musique'/><category term='Cinéma'/><category term='Stratégie de communication'/><category term='Dans les coulisses de...'/><category term='Théâtre'/><category term='Archéologie'/><title type='text'>Grain de Sel - Le blog-notes qui assaisonne l'actualité</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://altitalenti.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>77</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4008753301854801373</id><published>2012-02-06T14:12:00.000-08:00</published><updated>2012-02-07T00:28:10.911-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique-fiction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Acta est fabula</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-sbAxvz6paKU/TzATQ3XJ6II/AAAAAAAABdA/QLF9Qgd7rgc/s1600/fh.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="256" src="http://1.bp.blogspot.com/-sbAxvz6paKU/TzATQ3XJ6II/AAAAAAAABdA/QLF9Qgd7rgc/s400/fh.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Malgré sa dangerosité, le geste a quelque chose de théâtral.&lt;/b&gt; En meeting à Paris, le candidat François Hollande a été enfariné sur scène, tel un personnage de Molière. Aussi spectaculaire soit-elle, l'agression souligne autant les failles du service d'ordre que le prestige dont profite désormais la cible. Hollande est "entartable" comme un acteur est "bankable". Mais, après le Bourget, il passe directement au vaudeville. Finie la crème, place au saupoudrage ! Quel rôle va-t-il jouer après cet incident de scène ? Le bourgeois gentilhomme ou le malade imaginaire ?&amp;nbsp;Sarkozy, quant à lui, est monté sur les planches. Sous les dorures de l'Elysée et l'oeil des caméras de télévision. Pour faire le boulot lui-même, après le K.O. de son ministre des Affaires Etrangères. Car le "meilleur d'entre nous" n'est pas parvenu à désarçonner le candidat socialiste sur le plateau de France 2. Tout juste le déstabiliser par une mise en garde : le favori de janvier n'a jamais été l'élu de mai. On aurait dit une malédiction templière lancée sur le bûcher.&amp;nbsp;Sans oublier Eva Joly qui, tout comme 007 dans l’&lt;i&gt;Homme au pistolet d’or&lt;/i&gt;, a reçu une balle de revolver par courrier. Sinistre campagne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;La course à l'Elysée se pare donc de petites phrases et de symboles forts&lt;/b&gt;. Au-delà des programmes, parfois d'une technicité déconcertante, c'est sans doute cela que retiendront les Français au moment du choix. Une impression d’ensemble. Le suffrage universel est une politique d'image, une mythologie qui fait sortir tôt ou tard un &lt;i&gt;deus ex machina&lt;/i&gt; de sa boîte, telle la statue du Commandeur. Car, au pays de Descartes, on croit encore à l'alchimie, au rêve, à l'irrationnel. Même s'ils y sont sensibles, les mesures concrètes pour lutter contre la crise importent moins aux électeurs que les professions de foi des candidats.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Or, quelle vertu cardinale va l'emporter cette fois ?&lt;/b&gt; L'arrogance, le courage ou l'authenticité ? Les Français sont méfiants. C'est pourquoi les sondages ne valent plus grand-chose. Ils expriment une température, un contexte, alimentés par les médias. Pas une tendance de fond. La météo d'hiver prouve bien qu'on peut passer de la douceur au grand froid, sans crier gare. La campagne reste imprévisible puisqu'elle s'appuie sur des humeurs et non des idéologies.&amp;nbsp;"Plaudite, acta est fabula !" aurait dit l'Empereur Auguste, sur son lit de mort ! "Applaudissez, la pièce est finie !" En est-on si sûr ?&amp;nbsp;Personne ne doit parler ou se comporter comme si les dés étaient jetés. Or, à droite, on s'agite. Certains hauts fonctionnaires ont déjà préparé leurs cartons. Mais la crise financière aurait dû leur apprendre les risques de la spéculation : c'est en redoutant la faillite qu'on la provoque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;L'autre leçon de la crise : c'est dans la faiblesse que l'on trouve l'authenticité d'un homme.&lt;/b&gt; Figure littéraire revisitée au goût du jour, Sherlock Holmes, le champion de la logique, du sens de l'observation et de la suffisance égocentrique, cartonne au cinéma et à la télévision. Sa personnalité fascine. Pourquoi nous est-il si attachant alors qu'il agace par la supériorité de son esprit et son manque d'humilité ? Parce que même un cerveau aussi brillant et têtu que lui peut parfois faire preuve d'émotion, de fragilité. Abaisser sa garde, l'espace d'un instant, pour troubler son auditoire, être déstabilisé, laisser entrevoir la vérité derrière les apparences.&amp;nbsp;Le vainqueur de l'élection présidentielle sera celui ou celle qui aura fait de son talon d'Achille une force. Et non l'inverse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4008753301854801373?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4008753301854801373'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4008753301854801373'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2012/02/acta-est-fabula.html' title='Acta est fabula'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-sbAxvz6paKU/TzATQ3XJ6II/AAAAAAAABdA/QLF9Qgd7rgc/s72-c/fh.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4162760652122033628</id><published>2011-12-28T10:03:00.000-08:00</published><updated>2011-12-28T10:26:59.344-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>La trêve des confiseurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Noël est fini. On remballe les cadeaux. Et vivement le réveillon du 31, qu’on picole encore un coup ! Noël est-t-il encore magique ? Pour les enfants, cela ne fait aucun doute. A côté du petit Jésus dans sa crèche, les jouets au pied de l’arbre ont fait des heureux. Mais aussi des victimes. Certaines dans la surabondance, d’autres dans la frustration. Chaque année, c’est l’éternel dilemme : Noël est-il une fête joyeuse, illuminée par sa portée chrétienne, ou le catalyseur des inégalités et des excès ?&amp;nbsp;Et si, à Noël, le vrai cadeau, c’était la crèche ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la perspective de Noël, les illuminations envahissent les rues et les grands magasins font le plein. Pour de nombreux professionnels de la publicité et de la grande distribution, Noël est avant tout une opportunité commerciale à ne manquer sous aucun prétexte. Première source d’énervement : la course à la consommation. C'est la transhumance dans les boutiques. La recherche du cadeau miracle fait le miel des psychanalystes : que disons-nous de nous et de notre relation aux autres dans les cadeaux que nous offrons ? Travail forcé ou quête de sens ? Le cadeau rendu obligatoire est souvent dépourvu de message caché. Mais il crée du débat, de l’échange, de la socialisation.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La nuit de Noël, l’excitation remplace la suractivité. C’est le temps du grand déballage familial. Dans un geste frénétique, on arrache les papiers qui ont été si difficiles à scotcher. Soumis au regard des autres qui attendent une réaction, l’œil brille pour ne pas se trahir. Combien de cadeaux sont-ils encore des surprises depuis que la liste au Père Noël existe ? Toutes les méthodes sont bonnes pour raccourcir ce rituel de l’ouverture : tous en même temps, l’un après l’autre, les enfants d’abord ? Rien n’y fait : on passe toujours à table après dix heures.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain de Noël, les médias s’emparent d’un phénomène de société : la revente des cadeaux sur internet. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, des pics de connexion témoignent d’une frénésie de brocante virtuelle. On revend le vieux dico de latin offert par la tatie Josette pour s’offrir une PS3. Si les cadeaux étaient moins technologiques et interchangeables, nous seraient-ils plus attachants ? Cette année, on a assisté au retour en force des cadeaux recyclés, les vieux jouets du grenier confiés aux enfants comme des reliques sacrées. Le respect d’un héritage. Bonne idée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant, pendant et après Noël, les cadeaux font ainsi polémique. Et si, l’année prochaine, il n’y avait pas de cadeau à Noël. Mais tout au long de l’année, comme les cailloux du Petit Poucet sur le chemin de la fête. Sans raison. Aujourd’hui, on ouvre bien du champagne sans faire d’annonce. Que mes proches se rassurent : mes cadeaux et ceux de mes filles ont été enchanteurs. Parce qu’on pouvait y lire l’empathie, l’envie de faire plaisir, la preuve d’intelligence et de malice qui caractérisent ceux qui se connaissent. Mais aussi, la présence du sacré, l’exigence de vérité, l’esprit de la crèche. A Noël, pour les chrétiens, le premier cadeau, c’est un nouveau-né. Quel beau cadeau fait aux croyants !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette année, la crèche a été fortement plébiscitée, notamment sur les marchés de Noël, y compris celui des Champs-Elysées, de souche laïque. Et aussi fortement commentée dans les journaux. Parce qu’on peut y lire la représentation de toute l’humanité, à la fois sociale et religieuse. De la mangeoire de l’étable à la fontaine du village, du bébé au vieillard, toutes les conditions sociales sont rassemblées et orientées vers la candeur d’une naissance. En ce temps de crise, où les identités sont troublées, la crèche reste un repère, une invitation à l’essentiel, un miroir sur nos âmes. Avec mes filles, je m’amuse à avancer les moutons qui portent leur nom et les rois mages guidés par l’étoile, à déplacer les personnages pour leur donner vie, à cacher le petit chat. Une crèche réussie, c’est l’œuvre de toute une vie qui s’anime et s’enrichit d’année en année d’un santon ou d’un décor. Un précieux sésame à transmettre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, comment la magie de Noël opère-t-elle après le 25 décembre, alors qu’il n’y a plus d’argent dans le portefeuille ni d’étoiles dans les yeux, que les poubelles de cartons et coquilles d’huîtres ont été vidées et le sapin descendu tout nu sur le trottoir ? Il reste les souvenirs des petits gestes et les sourires sincères, devant la crèche. La bougie qu’on allume et qu’on souffle. Puis qu’on rallume. Car c’est peut-être ça le secret de Noël : faire de notre vie une crèche grandeur nature où chaque histoire nous renvoie à l’enfance. Et à l’espérance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4162760652122033628?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4162760652122033628'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4162760652122033628'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/12/la-treve-des-confiseurs.html' title='La trêve des confiseurs'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-7606760127014210685</id><published>2011-12-26T05:44:00.000-08:00</published><updated>2011-12-27T00:54:20.980-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique-fiction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>La proie du loup</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans son &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-grotesques-de-la-presidentielle_1061852.html" style="text-align: justify;"&gt;édito&lt;/a&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-align: justify;"&gt; de l’Express du 14 décembre 2011 titré "Les grotesques de la présidentielle", Christophe Barbier dénonce la vanité des "petits" candidats qui se présentent à la présidentielle sans aucune chance de l’emporter. D’après son analyse, cette démarche citoyenne, bien que louable sur le plan de la démocratie, risque au contraire de dévaloriser le sens de l’élection, faute de motivations saines qui dépassent le stade de la revanche politique. Autre argument discutable : pas de besoin d’être candidat pour peser dans le débat, selon le journaliste. Et de citer Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Dominique de Villepin ou d’évoquer, sans les nommer, Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Philippe Poutou (NPA), Corinne Lepage (candidate écologiste), Frédéric Nihous (CPNT) et Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate). Je ne suis pas tout à fait d’accord.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certes le suffrage universel n’est pas « &lt;i&gt;le pitoyable bac à sable où s’ébrouent les ego&lt;/i&gt; ». Or, certains candidats auraient recours à cette arène médiatique pour régler leurs comptes. J’en conviens. Mais, en politique, les idées étant rarement biodégradables, il vaut mieux les porter soi-même que les confier aux grands tribuns dont l’ambition personnelle éclipse parfois l’intérêt général. Les programmes électoraux, du PS à l’UMP, ignorent souvent le sens du détail. Seuls les grands chantiers sont plébiscités. Car la gouvernance de la France repose sur le meilleur compromis, à la fois démagogique et conjoncturel. Jamais sur la satisfaction du client.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En avril 2012, de nombreux candidats seront laminés au premier tour, réalisant les scores anecdotiques que leur prévoient les sondages. Faut-il pour autant les écarter de la course à l’Elysée ? A la lecture du billet de Christophe Barbier, un conte pour enfant m’est venu en tête : &lt;i&gt;La chèvre de Monsieur Seguin&lt;/i&gt;. Dans cette nouvelle d’Alphonse Daudet, bien connue de nos chères têtes blondes et passée en boucle sur la route des vacances, Blanquette, la septième chèvre de Monsieur Seguin, s’évade de son étable où son maître la retient prisonnière. Car, dans la montagne, le loup rôde. Mais il oublie de fermer la fenêtre. Ivre de liberté, Blanquette batifole dans la nature jusqu’à rencontrer son prédateur qui, au terme d’une lutte acharnée, la dévore au petit matin. Comme toutes les autres. Une fatalité chère payée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi cette chèvre, pourtant bien avertie par son maître sur les dangers de la montagne, s’est-elle échappée ? Mais surtout, pourquoi, malgré les appels désespérés de Monsieur Seguin, va-t-elle finalement choisir de rester la proie du loup ? Dans ce conte moralisateur, le narrateur donne la clef : pour cette chèvre qui a goûté à la liberté, il n’est plus possible de revenir en arrière, malgré le prix à payer. Ces "petits" candidats ne seraient-ils pas, à l’image de la chèvre de Monsieur Seguin, des leaders politiques dont la trajectoire est, par essence, d'aller de l'avant en se frottant au choix carnassier du peuple, comme un acteur aux planches ? Leur participation ne me paraît pas nuisible si on se place du côté de la neutralité démocratique. En revanche, elle est néfaste pour qui défend son champion dont les voix sont comptées. Que gagnent-ils à être libres ? Et nous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Témoin de la représentativité nationale, le premier tour d’une élection est une histoire de singularités. Le peintre Eugène Delacroix disait : « &lt;i&gt;j’ai beau chercher la vérité dans les masses, je ne la trouve que dans les individus&lt;/i&gt; » Je pense qu’il faut apprendre à se méfier du magnétisme des partis. La vitalité intellectuelle et morale s’appuie sur le parcours personnel d’hommes et de femmes de conviction et non sur des chefs de clan qui enflent comme la grenouille de La Fontaine. Faisons comme si tout ne se décidait pas à Paris mais que la France entière se cherchait des porte-parole, à défaut de souffre-douleurs. Il faut rafraîchir l’air de la campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à moi, j’ai fait un rêve. Celui de voir émerger un candidat inattendu, un contrepoids à la chute de DSK. Imaginez un président sortant qui, en tant que nouveau père, décide de se consacrer à sa famille, de désamorcer son impopularité par un baroud d’honneur, et de laisser la place au "meilleur d’entre nous". La politique est encore plus forte quand le citoyen est confronté à l’imprévisible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-7606760127014210685?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7606760127014210685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7606760127014210685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/12/la-proie-du-loup.html' title='La proie du loup'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-373259384185245655</id><published>2011-12-06T14:52:00.001-08:00</published><updated>2011-12-06T15:04:13.906-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux enchantés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Le chant des sirènes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-3qIyyTtfB9A/Tt6dC8r1cBI/AAAAAAAABc0/4sdMNGGGFN0/s1600/Croyances-legendes-mer.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/-3qIyyTtfB9A/Tt6dC8r1cBI/AAAAAAAABc0/4sdMNGGGFN0/s400/Croyances-legendes-mer.jpg" width="348" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Un livre de Claude Arz esttoujours la promesse d’un enchantement. Spécialiste des légendes et croyancesde notre "patrimoine immatériel", ce breton de souche est tombé dansune "marmite de sorcier". Son père était magnétiseur. De lui, il gardecertainement l’art de guérir les faiblesses de l’homme en puisant dans lesforces de la nature. C’est tout le talent du conteur qui, à la manière d’un LeBraz ou d’un Sébillot, réveille les créatures mystérieuses et les histoiresmagiques, tapies au fond de notre imaginaire, pour donner du sens à notre quêted’absolu.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Avec Claude Arz, le monde desmorts, étudié au microscope de notre troisième œil, révèle toujours quelquechose des vivants. Les mystères de l’invisible poussent l’homme à se poser desquestions, sur lui-même, ses origines, sa culture, ses traditions, satrajectoire. Or, la mer, vaste territoire pour les marins-rêveurs, n’échappepas à ses filets. C’est pourquoi il était indispensable pour moi de rencontrer l’auteurà la Maison de la Bretagne, près de la Gare Montparnasse, pour uneconférence-dédicace autour de son dernier ouvrage, alors que la Porte deVersailles s’est transformée en un gigantesque port à sec, le salon nautique.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Publié aux éditions Le Télégramme, &lt;i&gt;Croyances et légendes de la mer&lt;/i&gt; est un livre merveilleux,dans tous les sens du terme. Une plume trempée dans l’eau salée. Richementillustré, il nous renvoie à notre esprit d’enfance, peuplé de sirènes et devaisseaux fantômes, et à notre capacité d’émerveillement. Que sont devenus nosrêves de gosse&amp;nbsp;? Pourquoi nos ancêtres croyaient-ils dur comme fer à cesmythes maritimes que nous avons aujourd’hui relégués au menu fretin&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;A l’époque, c'est-à-dire jusqu’aucœur du siècle dernier, la solitude des marins trouvait son réconfort auprèsdes sirènes. Bien longtemps après Homère, elles usaient encore de leurs charmespour égayer leurs longs et pénibles voyages. Les récits et témoignages depêcheurs peuplent d’ailleurs les arcanes de notre mémoire collective. Mais depuis,ces femmes fatales ont fini en phénomènes de foire, empaillées au musée denotre indifférence. L’homme n’étant pas capable de résister à la tentation de l’érotisme,la science a congédié le fantasme. On aurait confondu la muse avec un lamentin.Exit la pécheresse aux seins nus et à queue de poisson. Heureux qui commeUlysse écoute désormais les sermons du curé pour qui les créatures de l’étrangesont frappées d’anathème ou livrées en pâture à des discours moralisateurs. Démystifié,le fantastique n’a plus lieu d’être, sauf au bénéfice de la crainte duTout-Puissant.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Dans la voix forte de notre hôte,il me semble déceler une pointe de nostalgie, alors que la brise de la raisonsouffle la bougie de notre insouciance.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Malgré cela, Claude Arz ne démâtepas. Même s’il nous fait chavirer dans les légendes des bateaux maudits, silhouetteséphémères errant sur les mers comme des âmes condamnées au purgatoire. Sil’histoire de la Mary Céleste est une escroquerie à l’assurance, celle duHollandais Volant, immortalisée par Wagner à l’opéra, laisse songeur. Façonnéescomme l’argile par la tradition orale, plusieurs versions de ce vaisseaufantôme circulent et perdurent. Interrogés par Claude Arz lors de son enquête,des skippeurs lui ont révélé, à mots embrumés, avoir croisé la route de naviresdérivant à l’horizon, sans maître ni cap. La preuve que ces énigmes dusurnaturel sont des substrats de vérité sur lesquels s’enracine notreexpérience du monde.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Loin des bruits parasites de nosvilles, Claude Arz aime se promener seul, la nuit, au bord de la mer. Tendrel’oreille et percer, à travers le ressac, les murmures des lutins, ces petitescréatures fantasmogoriques, cousins des korrigans, que le mauvais goût a plantésdans nos jardins. Pourtant, si l’on écoute bien, ils racontent comment desbateaux en perdition, attirés par des leurres de lumière, s’échouaient sur noscôtes pour abandonner leurs cargaisons aux naufrageurs, ces contrebandiers qui noircissentles pages de &lt;i&gt;L’Auberge de la Jamaïque&lt;/i&gt; chez Daphné du Maurier. Dutemps où ces pilleurs d’épave étaient pris pour des héros anarchistestransgressant les règles, il n’était pas rare de croiser un paysan enredingote, vestige d’un naufragé à qui même le manteau n’aura pas servi delinceul.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Au son de la cruauté, la petiteassemblée frémit. Entre deux lampées d’eau minérale, les mots de Claude Arz semêlent encore à l’écho des fantômes du passé. Dernière étape du voyage&amp;nbsp;:les civilisations disparues. Légende historique ou fable politique, l’Atlantidea toujours ses émules, tant auprès des adeptes du grec ancien que des chercheursde trésors. De Platon à Cousteau, l’énigme de la cité engloutie s’est prêtée àde multiples interprétations sans jamais livrer son secret. Et c’est sans doutemieux ainsi. Il n’y a pas pire trahison qu’un mystère élucidé.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-373259384185245655?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/373259384185245655'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/373259384185245655'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/12/le-chant-des-sirenes.html' title='Le chant des sirènes'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-3qIyyTtfB9A/Tt6dC8r1cBI/AAAAAAAABc0/4sdMNGGGFN0/s72-c/Croyances-legendes-mer.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6517914706468385680</id><published>2011-11-09T04:49:00.000-08:00</published><updated>2011-12-06T15:03:20.205-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Des preuves d'intelligence</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En clôture du G20 dont les enjeux - manqués ? - ont été éclipsés par la crise européenne, Nicolas Sarkozy et Barack Obama nous ont offert un étonnant numéro de "conciliation" au journal de 20h, vendredi dernier. On aurait dit Chevallier et Laspales, en bilingue. Analyses géopolitiques et mots doux ont cimenté les noces franco-américaines. Pendant que Sarkozy parlait d'amitié, le président américain avait un tout autre vocabulaire. Il reconnaissait l'existence d'un partenariat entre nos deux pays.&amp;nbsp;Friendship ou partnership ?&amp;nbsp;Amitié ou partenariat &amp;nbsp;? Le choix des mots par le traducteur, à l'autre bout de l'oreillette du président français, a dû être cornélien. Cette petite messe diplomatique dans la grande messe médiatique m'a laissé perplexe. S'agissait-il de désamorcer une tragédie grecque, de marquer une convergence de vues sur la taxation des transactions financières ou de permettre à Sarkozy de remonter en selle sur le pur-sang présidentiel ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, François Hollande laboure la France, pour sa campagne, et dédicace son livre à la 30ème Foire du Livre de Brive dont la&amp;nbsp;réputation de bacchanale fait trembler les taux de cholestérol. Le &lt;i&gt;Rêve français&lt;/i&gt; va-t-il prendre du poids ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, de hauts fonctionnaires, qui sentent le vent du printemps tourner, organisent leur repli dans &amp;nbsp;le privé.&amp;nbsp;On surnomme ces transfuges des "pantoufleurs".&amp;nbsp;Comment un énarque, conseiller, directeur de cabinet ou "plume" dans un ministère, peut-il passer de l'administration au management, faisant fi de la cohérence des secteurs et des&amp;nbsp;légitimités&amp;nbsp;internes à l'entreprise convoitée ? L'Oréal a bien fait son Owen-Jones...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, le Goncourt est attribué à un prof de bio. C'est toujours une bonne nouvelle quand la littérature fait preuve d'audace, loin de Michel Houellebecq.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, dans un entretien accordé au JDD, Michel Rollier, patron de Michelin, se demande pourquoi il n'a pas pris conscience plus tôt de la force de sa marque au lieu de gérer son groupe en financier. Trop préoccupé à rendre des comptes, ses pneus ont patiné sur la route des services. Quand est-ce que l'homme, et non l'argent, sera de nouveau au coeur des stratégies d'entreprise ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, à l'autre bout de la&amp;nbsp;méditerranée, Israël menace l'Iran de frappes contre ses installations nucléaires. Un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique fait état de vives inquiétudes. Le nucléaire civil iranien cacherait-il dans ses gènes les prémices d'une "deuxième shoah" ? Lors de la soirée spéciale Apocalypse sur France 2, consacrée à Hitler, un psychanalyste en plateau disait : "L'histoire ne se répète pas. Elle bégaie". Peut-être serait-il temps de la confier à un orthophoniste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, DSK s'emmerde, place des Vosges, malgré les défilés de soubrettes féministes, les seins à l'air.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, François Fillon met la France au pain sec et à l'eau pour ne pas perdre au scrabble. Il paraît que la lettre A compte triple.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, un français est en quarantaine après 520 jours d'un voyage simulé vers Mars. A propos, d'après un dessin humoristique, savez-vous quelle est la preuve de l'existence d'une intelligence extra-terrestre ? Ils n'ont pas encore cherché à nous contacter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6517914706468385680?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6517914706468385680'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6517914706468385680'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/11/des-preuves-dintelligence.html' title='Des preuves d&apos;intelligence'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8580859886536470659</id><published>2011-10-06T15:02:00.000-07:00</published><updated>2011-12-26T06:46:57.545-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Politique-fiction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Le manège désenchanté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-epnRlnO5RnI/To4kld7wGAI/AAAAAAAABcs/RIGtiXgCwcw/s1600/hol_sar.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="277" src="http://3.bp.blogspot.com/-epnRlnO5RnI/To4kld7wGAI/AAAAAAAABcs/RIGtiXgCwcw/s400/hol_sar.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: right;"&gt;Philippe Wojazer (AFP)&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;Jean-Louis Borloo n'est pas candidat. François Bayrou, si.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;Ce chassé-croisé augure une campagne présidentielle peu excitante pour 2012 par son manque d'inventivité. De Bruno Le Maire à Manuel Valls, les quadras rentrés dans le rang ont le pied sur le frein. Or, à défaut de têtes nouvelles, la course à l'Elysée pourrait bien sentir la rengaine et puiser ses ressorts dans la même lutte des egos. C'est le prix de notre impatience pour 2017.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A droite, les boules puantes, luttes intestines et autres vengeances d'épouses bafouées alimentent une forme d'atavisme autour de Nicolas Sarkozy : le côté obscur de la politique refait surface. Nuisances électorales ou promesses non tenues, les affaires de mallettes ne sortent pas au hasard. Et malgré leur but nauséabond, elles sont criantes de vérité. Sinon, comment expliquer le grand déballage médiatique des amis d'autrefois et la danse macabre des juges ?&lt;br /&gt;A gauche, l'exercice de style des primaires arrive à son terme. Au-delà du buzz, elles auront donné l'illusion que l'unité et le changement peuvent émerger d'une confrontation. Au risque de créer un candidat hybride dont l'ADN portera les mêmes marqueurs génétiques du socialisme d'hier. Une sorte de Jurassic Park où la nouvelle incarnation de la gauche ressemblera aux vieux dinosaures.&lt;br /&gt;Au centre, ce n'est ni un troisième homme, ni un parti de contre-pouvoir qui s'impose. Ce sont les médias qui jouent le rôle d'arbitre entre deux centres de gravité. Il ne faut donc pas s'étonner du désintéressement, voire de l'écoeurement, des citoyens pour les politiques et leur capacité à se réinventer. La politique, au sens philosophique du terme, ne constitue plus, à leurs yeux, une réponse efficace et morale aux crises d'aujourd'hui mais un jeu de dupes où le pouvoir frise l'excès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand est-ce que nos dirigeants cesseront d'apparaître comme des tacticiens électoraux pour se consacrer aux vrais enjeux du bien commun ? Notre vote en dépend.&lt;br /&gt;La campagne de 2012 doit ainsi créer les conditions favorables pour remettre l'homme au coeur de notre projet de société. Au lieu de cela, les candidats se laissent charmer par les sirènes de la dette et des agences de notation. Dans ce contexte d'hypermédiatisation, il revient à chacun de faire le choix des idées et de discerner dans les programmes les meilleurs atouts pour réenchanter notre avenir économique, financier, social et éthique.&lt;br /&gt;Qui est le mieux placé pour porter une politique de l'exemplarité et de l'authenticité dont la vocation sera de révolutionner les mentalités et les comportements ? Chacun doit y trouver sa place. Pour cela, il faudra vaincre la tiédeur des compromis et l'apathie des corporatismes. Et surtout, décentraliser le débat politique. Les élites parisiennes sont trop proches des lieux de pouvoir et des forces de gravitation partisanes. Elles cristallisent les maux d'une société compartimentée. Comme si tout était piloté d'en haut, avec condescendance. Or, depuis les sénatoriales, les régions ont prouvé qu'elles pouvaient déjouer les pronostics et bousculer les chasses gardées. A tort ou à raison. Mais, les grands électeurs ont soufflé, depuis leurs municipalités, l'air de la campagne. Avec pour conséquence la désanctuarisation de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La campagne de 2012 sera prévisible ou ne sera pas. La France vivra un énième combat des chefs : un président sortant contre un président "normal". Le premier peut l'emporter sur son bilan, le second sur sa capacité à mobiliser les désabusés, y compris chez l'adversaire. Nicolas Sarkozy peut gagner parce qu'il a déjà été président. François Hollande parce qu'il ne l'a jamais été. Ce sera tout le paradoxe du second tour. Quant au premier tour, le "tour gratuit", il aura certainement manqué son bain de jouvence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8580859886536470659?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8580859886536470659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8580859886536470659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/10/le-manege-desenchante.html' title='Le manège désenchanté'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-epnRlnO5RnI/To4kld7wGAI/AAAAAAAABcs/RIGtiXgCwcw/s72-c/hol_sar.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4347912873185371495</id><published>2011-09-09T05:09:00.000-07:00</published><updated>2011-09-09T08:50:35.458-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Post-it mental</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-OrGNJEv5Z78/Tmn_sHxwx-I/AAAAAAAABcg/9Pf-S1Yl1uk/s1600/911.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://2.bp.blogspot.com/-OrGNJEv5Z78/Tmn_sHxwx-I/AAAAAAAABcg/9Pf-S1Yl1uk/s400/911.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;"Nine eleven"&lt;/b&gt;, la date est devenue la marque de fabrique d’un acte de destruction massive. Dix ans après, le souvenir de cette journée reste intact. Aussi, quand repassent les puissantes images des attentats du 11 septembre 2001, vécus en direct par des millions de gens, cette question s’impose, façon interrogatoire musclé : "où étiez-vous ce jour-là ?". Car chacun se souvient précisément de ce qu’il faisait quand les médias du monde entier ont interrompu leurs programmes pour décrire des&amp;nbsp;évènements&amp;nbsp;sans précédent.&amp;nbsp;Étonnant&amp;nbsp;quand on sait qu’il faut du temps pour se rappeler de l’avant-veille. Alors pourquoi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Par sa nature soudaine et violente&lt;/b&gt;, le 11 septembre agit sur nous comme un post-it mental. Nous avons collé nos activités du jour, bouleversées pour l’occasion, à des images foudroyantes : des vies qui s’arrêtent net, les attaques sans fin contre des symboles du pouvoir américain, les témoignages affolés, une montée en puissance de la gravité. Et pourtant, des clichés de guerre, de morts, de populations décimées par la faim, l’homme occidental y est confronté chaque jour. Mais l’impact est moindre. Sans doute parce que la redondance conduit à la banalisation. Le journal quotidien, fruit du différé, en minimise la portée. Loin des yeux, loin du cœur. Telle est la cruelle logique du "mort-kilomètre" : le lecteur n’est touché que par l’actualité qui le frôle. En outre, la fiction dépasse aujourd’hui la réalité. Le cinéma ou les séries télé créent du divertissement avec l’horreur comme matière première. Déjà-vu !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Or, c’est du jamais-vu qui a heurté notre inconscient collectif&lt;/b&gt;, ce jour-là, plongeant les Etats-Unis puis le monde entier dans l’impuissance. Les terroristes ont réussi leur coup de pub. En focalisant l’attention des médias sur des actes concentrés géographiquement (la côte Est-américaine) mais d’une extrême densité, ils sont parvenus à délivrer un message-fort : l’Amérique, et l’Occident dans son ensemble, ne sont pas invulnérables, malgré leur arrogance. Par des moyens relativement simples, il a été possible de gripper durablement la mécanique politique, économique et morale de la planète. Et peu importe la guerre en Irak, les troupes en Afghanistan, la mort de Ben Laden. Les ripostes ne laveront jamais la mémoire meurtrie des peuples.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Par contre, les assassins n’auront jamais le dernier mot&lt;/b&gt; contre la capacité de résilience de l’humanité face à son histoire. Sachons prendre de la distance, faire le deuil d’une certaine forme de terrorisme. La menace reste latente. Mais c’est trop d’honneur accordé à l’ennemi que le spectacle de notre affliction et de notre inquiétude. Chaque fois que les avions heurtent les tours, en vitesse réelle ou au ralenti, des diables s’en amusent. D’ailleurs, comment la théorie du complot, selon laquelle les services secrets américains auraient organisé leur propre agression pour justifier l’interventionnisme en terre arabe, pourrait-elle laisser les terroristes indifférents si c’était vrai ? Ils lui auraient déjà donné crédit pour faire feu sur l’administration Bush avec ses propres armes. Qu’ils se rassurent, ils sont bien les auteurs de ces crimes. Et la facture leur sera adressée, tôt ou tard.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4347912873185371495?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4347912873185371495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4347912873185371495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/09/post-it-mental.html' title='Post-it mental'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-OrGNJEv5Z78/Tmn_sHxwx-I/AAAAAAAABcg/9Pf-S1Yl1uk/s72-c/911.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3662550868376501350</id><published>2011-08-31T12:50:00.000-07:00</published><updated>2011-09-09T05:11:28.755-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Des pommes qui valent de l'or</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-hXCm_FJYiVk/Tl6LEZ0WRVI/AAAAAAAABb4/eSsCYY2D7Wk/s1600/blanche_pomme.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="270" src="http://2.bp.blogspot.com/-hXCm_FJYiVk/Tl6LEZ0WRVI/AAAAAAAABb4/eSsCYY2D7Wk/s400/blanche_pomme.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel est le point commun entre Eve, Isaac Newton, Blanche-Neige, Jacques Chirac et Steve Jobs ? Leur destin a basculé pour une histoire de pomme. Associée par une erreur d'étymologie au fruit défendu du paradis, la pomme est l’objet de toutes les convoitises. De la discorde à la tarte Tatin, en passant par New York et le cidre, sans compter les expressions du langage courant (tomber dans les pommes, c’est pour ma pomme, j’suis vraiment la reine des pommes), pourquoi la pomme enchante-t-elle autant ceux qui la croquent ?&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Dans la mythologie gréco-romaine, la pomme est comme la rose. L'offrir est une déclaration d'amour. D’où la célèbre friandise, la pomme d’amour. Mais, une fois empoisonnée, elle fait tomber l’héroïne de Walt Disney dans un profond sommeil. Jusqu’à l’arrivée du prince charmant. Et d’un baiser. C’est tout le dilemme de la pomme : séduisante mais vénéneuse, comme le péché originel. Pour lui résister, le meilleur moyen est d’y succomber, disait Oscar Wilde de la tentation. Quitte à se faire exclure du paradis. Adam l’aurait encore en travers de la gorge.&lt;br /&gt;En peinture, qui tient une pomme dans ses mains possède le monde entier. Représentée à la main des puissants, à côté de leur sceptre, sa forme sphérique fait d’elle un symbole cosmique. En 1995, le candidat Chirac prend le pommier pour emblème sur la couverture de son livre-programme "La France pour tous". Parce que les pommes représentent les fruits de la France. Un emblème fédérateur pour désamorcer la fracture sociale ou le gri-gri d’un homme politique qui brigue la fonction suprême ? Quoi qu’il en soit, le "mangez des pommes", popularisé par les Guignols de l’info, restera le meilleur slogan de campagne électorale.&lt;br /&gt;On raconte que le fondateur d’Apple, Steve Jobs, en croquait trois par jour, pendant ses années de vache maigre. Pour leurs vertus nourrissantes. En effet, depuis sa démission fracassante, véritable coup de tonnerre dans les milieux économiques, différentes théories circulent sur la genèse du nom de la firme américaine, ô combien mythique pour des millions de fans, et du logo si caractéristique de la pomme croquée, signe qu’il est inutile de lutter contre la tentation d’achat. Avec cette question : Apple survivra-t-elle à la chute de l’arbre ? Pourtant, c’est la maturité qui fait tomber la pomme. Sur la tête de Newton, elle a inspiré la théorie de la gravitation universelle. Encore un conte populaire ? Toujours est-il que l’épisode, imaginaire ou pas, est survenu à l'aube d'une période riche en découvertes scientifiques pour ce visionnaire britannique. Merci la pomme. En revanche, pour le mathématicien Alan Turing, père de l’informatique moderne, la pomme fut mortelle, car empoisonnée – accidentellement ou volontairement ? - au cyanure. Le logo d’Apple lui rendrait hommage. Une autre explication.&lt;br /&gt;Finalement, si on y réfléchit bien : connaissance, amour, victoire, pouvoir. La pomme aura toujours porté chance. Ou presque. Car elle semble éloigner l’échec. A condition de viser juste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3662550868376501350?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3662550868376501350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3662550868376501350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/08/des-pommes-qui-valent-de-lor.html' title='Des pommes qui valent de l&apos;or'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-hXCm_FJYiVk/Tl6LEZ0WRVI/AAAAAAAABb4/eSsCYY2D7Wk/s72-c/blanche_pomme.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-5162829581028111053</id><published>2011-08-03T08:32:00.000-07:00</published><updated>2011-08-03T09:29:37.788-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Où est mon trésor ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-VgkZNHvddfk/Tjlkt3949zI/AAAAAAAABb0/lqGX0D7rhVg/s1600/carte.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://2.bp.blogspot.com/-VgkZNHvddfk/Tjlkt3949zI/AAAAAAAABb0/lqGX0D7rhVg/s400/carte.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;Où est donc caché le trésor de Rennes-le-Château ? C'est l'une des plus célèbres énigmes de la France mystérieuse que trois "écrivains chercheurs" auraient - presque ! - résolue s'ils ne s'étaient pas étripés par médias interposés. Se bataillant la paternité de la découverte, deux d'entre eux ont publié un livre sans le troisième qui, en représailles, a révélé le secret sur internet, repris dans la &lt;i&gt;Dépêche du Midi&lt;/i&gt;. Depuis, la gendarmerie garde jalousement l'entrée d'une grotte pour dissuader les Indiana Jones en herbe. Mais à quoi bon tout ce "ramdam" ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Petit village de l'Aude, perché au sommet d'un piton rocheux, Rennes-le-Château doit sa réputation à son abbé François Bérenger Saunière. Dès son arrivée en 1885, il entreprend de rénover l'église avec l'argent prêté par la mairie. Lors des travaux, les ouvriers tombent sur des parchemins dissimulés dans un pilier du maître-autel. A Paris, il s'entretient avec l'abbé Vieil, directeur de Saint-Sulpice, afin d'authentifier les documents. Aussitôt rentré, Saunière fait une nouvelle découverte : une dalle dite "du Chevalier", en face du maître-autel, à l'emplacement de laquelle il ordonne de creuser une fosse. La suite demeure un mystère. Il a congédié ses ouvriers pour explorer lui-même le lieu. Qu'a-t-il découvert ? Nul ne le sait. Mais, aux yeux des villageois, son comportement devient de plus en plus étrange : il efface des inscriptions sur une vieille pierre tombale et s'absente régulièrement, pour plusieurs jours, chargé d'une valise à dos d'âne. Depuis ce jour, le train de vie du curé n'a plus jamais été le même. Il engage des dépenses colossales dans la réfection de l'église jusqu'à ériger une tour, la tour Magdala, où il reçoit de mystérieux visiteurs. A la mort de l'abbé Saunière, le 22 janvier 1917, sa servante hérite de sa fortune. Recluse, elle décède, plus de 30 ans après, des suites d'une attaque cérébrale, emportant le secret de l'abbé dans la tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les rumeurs les plus folles circulent sur l'origine de la fortune du curé de Rennes-le-Château. Aurait-il découvert le trésor des Wisigoths, un butin d'or et d'argent - dont le chandelier sacré des juifs et la mythique Arche d'Alliance -, volé cent ans plus tôt par les Romains dans le temple de Jérusalem ? Celui des Templiers, caché dans leur commanderie du XIIe siècle et qu'un berger, selon une légende locale, aurait découvert au XVIIe siècle ? Ou bien celui des Cathares, incluant le Graal, dissimulé par quatre hérétiques en fuite ? Ou encore les 50 000 pièces d'or de la reine Blanche de Castille ? En outre, si l'abbé Saunière n'a pas trouvé de magot sonnant et trébuchant, serait-il tombé sur les parchemins de Marie-Madeleine, attribuant une descendance au Christ, et pour lesquels il aurait monnayé son silence ?&lt;br /&gt;A partir des années 1950, c'est le défilé de pelles et de pioches. Noël Corbu, nouveau propriétaire du domaine de l'abbé Saunière, ouvre un restaurant et, en bon publicitaire, attire les clients avec une histoire de trésor. Un prétexte commercial que des écrivains imaginatifs associeront à l'énigme de Marie-Madeleine et de la lignée de Jésus, sur fond de société secrète. C'est le substrat dans lequel est né le &lt;i&gt;Da Vinci Code&lt;/i&gt; de Dan Brown !&lt;br /&gt;Parmi les touristes de l'insolite, on compte même François Mitterrand qui a visité le site à l'occasion de la communion du fils d'un de ses amis, avant son élection de 1981. Son intérêt pour l'ésotérisme n'était un secret pour personne. De là à voir un lien de cause à effet, il n'y a qu'un pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que la rumeur suscite toutes les convoitises, un autre trésor peine à mobiliser l'opinion publique : les 12 millions de victimes de la sécheresse et de la famine, menacées de mort dans la corne de l'Afrique. Privés de pluie depuis 3 ans, la Somalie, l’Éthiopie, le Kenya, Djibouti et maintenant l'Ouganda souffrent de la désertification des terres et de la migration massive des populations vers des villes en manque de moyens et en proie à la violence. Sur place, une poignée d'organisations humanitaires s'efforcent de sensibiliser les pays occidentaux au don et à l'action, en cette période de vacances où le temps est plutôt à l'insouciance, voire à l'indifférence. Les vacanciers préfèrent se passionner pour une histoire de requin à Saint-Tropez que pour une crise alimentaire sans précédent.&lt;br /&gt;Dans son &lt;a href="http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/afrique-qui-a-plaint-la-somalie_1014911.html"&gt;édito&lt;/a&gt; du 25 juillet, Christophe Barbier de l'&lt;i&gt;Express&lt;/i&gt;, rappelle que l'Occident est menacé de "somalisation". "&lt;i&gt;La corne de l'Afrique&lt;/i&gt;, écrit-il, &lt;i&gt;nous semble bien inoffensive, que l'on peut ignorer sans risquer quelque vengeance ni payer autre chose que le prix du remords. Mais elle pourrait bien n'être qu'une anticipation de notre avenir collectif. (...) Absence de tout gouvernement, diktat des marchés légaux et crapuleux, chaos militaire, désastre économique... Ce qui aujourd'hui nous laisse froid pourrait, demain, nous consumer.&lt;/i&gt;" Il parait qu'une partie du budget mondial consacré à la défense pourrait éradiquer la faim dans le monde. Cela laisse songeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où est mon trésor ? Les choix que nous prenons, dans l'emploi de notre temps, de nos énergies et de nos moyens, révèlent quel trésor nous cherchons : celui de la richesse et du plaisir égoïste, ou bien celui du cœur ? Aux requins de nous le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;a href="http://www.unicef.fr/pages/urgence/unicef.htm"&gt;Le site de l'UNICEF&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;a href="http://www.secours-catholique.org/"&gt;Le site du Secours Catholique&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-5162829581028111053?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/5162829581028111053'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/5162829581028111053'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/08/ou-est-mon-tresor.html' title='Où est mon trésor ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-VgkZNHvddfk/Tjlkt3949zI/AAAAAAAABb0/lqGX0D7rhVg/s72-c/carte.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4095721901368122574</id><published>2011-07-28T13:29:00.000-07:00</published><updated>2011-07-28T13:39:09.755-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>A la recherche du temps perdu</title><content type='html'>&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-jcy0u75KWcA/TjHE_Bt7NvI/AAAAAAAABbw/pmIFQqu43d4/s1600/memoire.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" height="282" src="http://3.bp.blogspot.com/-jcy0u75KWcA/TjHE_Bt7NvI/AAAAAAAABbw/pmIFQqu43d4/s400/memoire.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr align="left"&gt;&lt;td class="tr-caption"&gt;Campagne de communication Association France Alzheimer (Saatchi &amp;amp; Saatchi)&lt;b&gt;&lt;/b&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au lycée, mon professeur d'économie, à l'humour provocateur, avait coutume de dire : "Les antisèches, vous pouvez en faire mais pas les utiliser". Réaction immédiate du comique de service : "Bah M'sieur, à quoi ça sert alors ?" Des années plus tard, j'ai compris que faire des antisèches, c'est déjà apprendre son cours par l’exercice pointu de la synthèse. Car, pour condenser un cours d'économie ou de mathématiques sur l'emballage d'une gomme ou le fond d’une trousse, il faut être un champion du résumé. Plus besoin de tricher après avoir fait ses antisèches. Le cours est non seulement appris mais aussi compris. Car le propre de l'antisèche, c'est d'éviter le par-cœur pour privilégier la compréhension, la recherche de sens. Sinon, comment concentrer l'essentiel d'une idée en quelques mots ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand la mémoire nous joue des tours, il existe les moyens mnémotechniques où, par association d'idées, on peut retenir les fondamentaux. Pour se souvenir, dans l'ordre, des différents stades de la prophase, première étape de la division cellulaire chez les êtres vivants eucaryotes, les biologistes étourdis doivent savoir que "&lt;b&gt;Le Zi&lt;/b&gt;zi du &lt;b&gt;Pachy&lt;/b&gt;derme a des &lt;b&gt;Di&lt;/b&gt;mensions &lt;b&gt;Dia&lt;/b&gt;boliques". Plus facile que Leptotène, Zygotène, Pachytène, Diplotène, et Diacinèse ! Ou encore : si on vous demande quelles sont les sept merveilles du monde, répondez par un simple "Mostapha ! J'attends la copie !". En décortiquant, vous retrouvez le &lt;b&gt;Mau&lt;/b&gt;solée d’Halicarnasse, la &lt;b&gt;Sta&lt;/b&gt;tue de Zeus à Olympie, le &lt;b&gt;Pha&lt;/b&gt;re d’Alexandrie, les &lt;b&gt;Ja&lt;/b&gt;rdins suspendus de Babylone, le &lt;b&gt;Tem&lt;/b&gt;ple d'Artémis à Éphèse, le &lt;b&gt;Co&lt;/b&gt;losse de Rhodes et les &lt;b&gt;Py&lt;/b&gt;ramides d’Égypte. Enfantin. Enfin, presque.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un "handicap invisible" &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, certains trous de mémoire, sans gravité chez l’élève tête-en-l'air, peuvent virer au cauchemar. Celui de la maladie d’Alzheimer contre laquelle les chercheurs ont déclaré la guerre. Une guerre à armes inégales, tellement l’ennemi semble intouchable. A l’occasion d’un récent colloque parisien qui a réuni 6 000 experts, le &lt;i&gt;Journal du Dimanche&lt;/i&gt; a consacré un article poignant dans son édition du 17/07 sur une jeune femme de 42 ans, éleveuse de chiens de race, atteinte par cette maladie. "Un handicap invisible", selon ses mots, qui un jour ou l’autre prendra le dessus pour "l’envahir complètement". Car il s’agit bien d’une maladie insidieuse dont on peut ralentir la progression sans toutefois stopper le processus dégénératif. L’entourage familial multiplie alors les petits "trucs" pour pallier les troubles : des Post-it partout dans la maison, un carnet de notes, un portable avec l’agenda du jour,… Un drame quotidien vécu par des millions de gens dans le monde et dont le nombre pourrait doubler d’ici vingt ans. La peur de la maladie d’Alzheimer aurait même détrôné celle du cancer. Comment en effet rester insensible à l’idée que, à tout âge et pas seulement chez les plus de 75 ans, une vie entière peut s’effacer ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;La perte irréversible de mémoire, cette angoisse universelle, trouve alors sa catharsis à travers l’art, en particulier dans la littérature et au cinéma. Je me souviens de ce roman, &lt;i&gt;Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet&lt;/i&gt;, où le narrateur, un détective féru d’Agatha Christie et frappé par une maladie qui lui fait tout oublier d’un jour sur l’autre, enquête sur la disparition d’une femme, Emilie Brunet. Soupçonnant le mari, il tient un journal dans lequel il consigne chaque soir ses découvertes du jour. La conclusion est renversante. Ou encore ce film, &lt;i&gt;Memento&lt;/i&gt;, où un homme ayant des troubles de mémoire suite à un traumatisme crânien part à la recherche du meurtrier sa femme. La particularité de ce thriller américain, réalisé par Christophe Nolan (&lt;i&gt;Inception&lt;/i&gt;), est que les scènes sont montées dans un ordre antichronologique puisque le héros ne se souvient que des événements récents, le contraignant ainsi dans son enquête à remonter le temps. Le thème de la mémoire, un classique du suspense !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Une arme politique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;C’est aussi une arme redoutable. En politique, par exemple. Dans leurs mémoires, les hommes et les femmes de pouvoir distribuent les récompenses ou assassinent les traîtres. Ils séparent le bon grain de l’ivraie, en consignant les faits et les gestes de la grande et de la petite histoire. De préférence, sans s’égratigner. Ainsi, dans son tome 2, Jaques Chirac offre une relecture de son &lt;i&gt;temps présidentiel&lt;/i&gt; sous la plume de son confesseur, Jean-Luc Barré. En homme d’état, il s’efforce de prendre une hauteur de vue. Pour mieux fondre sur l’adversaire, tel le faucon. Décryptant les phénomènes qui ont marqué la vie politique française et internationale, il revient sur la dissolution de l’assemblée, un épisode de son premier septennat qui n’a pas manqué de faire couler beaucoup d’encre, en particulier sur le rôle joué par Dominique de Villepin dans cette fâcheuse aventure pour le parti en exercice. La manœuvre avait conduit à la victoire de la gauche aux législatives et à l’entrée de Lionel Jospin à Matignon. Dans son livre, l’ex-président relativise l’influence de son secrétaire général de l'Élysée dans la décision de dissoudre l’assemblée alors que les militants RPR de l’époque lui avaient vivement reproché d’en être le principal instigateur. La mémoire de Chirac offre-t-elle un retour en grâce à un candidat possible pour la présidentielle de 2012 ? Serait-ce une manœuvre de complicité de la part de l’ancien chef de l’état pour mieux contrer Nicolas Sarkozy qu’il fustige dans ces mêmes &lt;i&gt;Mémoires &lt;/i&gt;? Comme le sonotone de papy, la mémoire est parfois sélective. On retient de l’histoire ce qui nous arrange.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mémoire d’éléphants&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, François Hollande, candidat à la primaire socialiste, a-t-il la mémoire courte lorsque son avenir électoral est en jeu ? Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon qui accuse DSK d'avoir agressé sexuellement sa fille en 2003, affirme qu’il lui aurait affiché son soutien. Lui soutient le contraire. Qui dit vrai ? Certains perdent la mémoire, d’autres la retrouvent. Pourquoi diable Luc Ferry a-t-il relancé publiquement une vieille rumeur sur un ministre interpellé à Marrakech pour des faits de mœurs et dont les détails, relayés à mots couverts dans les médias, ont rapidement conduit Jack Lang à penser que c’est de lui qu’il s’agissait ? L’amnésie se nourrit à la même source funeste et malintentionnée que la calomnie. Ainsi, vaut-il mieux ne rien dire ou ne rien savoir ? Et Coluche de conclure dans l’un de ses sketches : "C’est pas compliqué, en politique, il suffit d’avoir une bonne conscience et, pour ça, il faut avoir une mauvaise mémoire !"&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;En juin dernier, des scientifiques français sont parvenus à améliorer la mémoire de souris amnésiques en leur greffant des cellules souches nasales humaines de l’odorat. Motivées par l’odeur associée à une récompense, elles auraient ainsi amélioré leur capacité à retrouver le chemin d’un objet. Cette découverte aurait des répercussions dans le traitement clinique de patients souffrant d’amnésie post-traumatique voire dans la recherche sur la maladie d’Alzheimer.&lt;br /&gt;Elle est peut-être là, la solution à nos problèmes de mémoire. Dans la madeleine de Proust.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4095721901368122574?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4095721901368122574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4095721901368122574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/07/la-recherche-du-temps-perdu.html' title='A la recherche du temps perdu'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-jcy0u75KWcA/TjHE_Bt7NvI/AAAAAAAABbw/pmIFQqu43d4/s72-c/memoire.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-2611652779510724300</id><published>2011-05-16T09:26:00.000-07:00</published><updated>2011-09-28T13:09:54.972-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>L'affaire de trop ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-x0_AmGi35oQ/TdFNYrIg_9I/AAAAAAAABa0/qzHeVT1NB20/s1600/dsk.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="281" src="http://1.bp.blogspot.com/-x0_AmGi35oQ/TdFNYrIg_9I/AAAAAAAABa0/qzHeVT1NB20/s400/dsk.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;François Mitterrand disait qu'il n'y a rien de plus vieux que le journal de la veille. Depuis ce week-end, même le journal du jour peut prendre un sacré coup de vieux.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;En effet, lorsque la nouvelle de l'arrestation de DSK est tombée, le JDD avait bouclé et lancé à l'impression son dossier politique, sur la base d'un sondage qui donnait le président du FMI grand favori pour la présidentielle 2012*. La polémique de la Porsche avait glissé sur lui, sans atteindre sa crédibilité. Mais il aura suffi d'une nuit, heure française, pour bousculer la donne. Un commentaire évoquait "l'attentat politique", autrement dit la thèse du complot. Quelle que soit la vérité qui, à défaut de preuve à ce jour, n'appartient qu'à DSK et son accusatrice, c'est un coup de tonnerre politique qui ébranle l'échiquier international aussi bien que les enjeux électoraux de la France. Les thèses les plus folles peuvent donc circuler. A l'étranger, l'un des hommes les plus puissants de la scène économique est contraint de passer la main en pleine gestion de crise. Serait-ce un coup de semonce contre sa politique monétaire ? La femme de chambre par qui le scandale est arrivé aurait-elle pu être téléguidée pour nuire à la réputation de DSK ? Pourquoi pas. Tirer sur un président quand ses prises de position gênent, ça s'est déjà fait. Mais alors, la forte médiatisation de l'affaire devrait avoir raison du secret. La question est : dans combien de temps ? En France, il était donné gagnant dans les sondages à la présidentielle de 2012, quelle que soit l'issue des primaires socialistes. Des candidats pernicieux, au PS comme ailleurs, seraient-ils suffisamment influents pour le torpiller en plein état de grâce ? C'est peu probable tellement le coup fumeux sent le scénario d'espionnage américain bien huilé. Un nouveau "Monicagate". Pas du genre "affaire Renault" maladroite. Autre hypothèse : le quiproquo. La femme de chambre toque à la porte. Pas de réponse. DSK est dans sa douche. Elle entre, il sort. La rencontre tourne au psychodrame. Mais certains éléments à charge, comme des signes d'altercation que des examens médicaux ont pour but de vérifier, pourraient contredire la thèse de la méprise. Dernier cas de figure, le plus redoutable : DSK est un chaud lapin. Au point de se croire autorisé à abuser d'une femme de chambre, la soubrette faisant partie des fantasmes masculins. Mais pourquoi cet homme de pouvoir, ultra exposé, risquerait-il de compromettre sa famille et sa carrière par une histoire de mœurs dans le pays le plus puritain du monde, même dans un coup de sang ? Dans ce cas, on ne parle plus d'attentat mais de suicide politique. Alors, à qui profite le crime ? Au débat, tout simplement. Car depuis vingt-quatre heures, les cartes du jeu ont été redistribuées. Une vitalité démocratique cher payée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(*) C'est en tous cas le journal que j'ai eu entre les mains dès 9h. Une &lt;a href="http://www.20minutes.fr/article/724141/affaire-dsk-folle-nuit-jdd"&gt;autre édition&lt;/a&gt;, avec une Une modifiée à la dernière minute pour coller à l'actualité, a été distribuée en Ile-de-France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-2611652779510724300?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2611652779510724300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2611652779510724300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/05/laffaire-de-trop.html' title='L&apos;affaire de trop ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-x0_AmGi35oQ/TdFNYrIg_9I/AAAAAAAABa0/qzHeVT1NB20/s72-c/dsk.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6475910880729961841</id><published>2011-05-02T10:02:00.000-07:00</published><updated>2011-07-28T13:30:15.026-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux enchantés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les coulisses de...'/><title type='text'>Crimes à grande vitesse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-fvwecTBKyZ0/Tb7itj8zzBI/AAAAAAAABaw/owE4vxbkcFs/s1600/orexp.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://4.bp.blogspot.com/-fvwecTBKyZ0/Tb7itj8zzBI/AAAAAAAABaw/owE4vxbkcFs/s400/orexp.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Premier prix de lecteurs en France depuis sa création en 2000, le &lt;a href="http://polar.sncf.com/"&gt;Prix SNCF du polar&lt;/a&gt; a été décerné le 26 avril dernier à bord de l’Orient-Express, ce train mythique immortalisé par Agatha Christie, que les visiteurs de la gare de l’Est ont pu découvrir sur la voie 28. En marge du prix littéraire, des animations étaient organisées en gare et à bord des trains. L’occasion de s’interroger sur la magie du rail comme théâtre des meilleures intrigues policières et d’espionnage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;C’est Agatha Christie qui, en 1934, a popularisé ce décor pour un meurtre parfait. Enfin, presque parfait puisque l’énigme n’a pas résisté aux petites cellules grises d’Hercule Poirot. L’idée du &lt;i&gt;Crime de l’Orient-Express&lt;/i&gt; aurait été inspirée à la romancière anglaise par un incident mémorable. En 1929, le célèbre train, réputé pour sa ponctualité, est resté bloqué pendant plusieurs jours dans les neiges de la Thrace en Grèce, avec une température extérieure avoisinant les moins vingt cinq degrés. Un laps de temps suffisant pour qu’un meurtre soit fantasmé parmi des passagers coupés du monde…&lt;br /&gt;L’Orient-Express est donc, dans l’imaginaire collectif, le lieu du crime par excellence. Un huis-clos aussi raffiné que machiavélique d’où l’assassin ne peut s’échapper. D’Hitchcock à James Bond, combien ce train a-t-il fait de légendes ? Combien de meurtriers ont profité des bruits du rail pour étouffer leurs crimes ? Mais avant d’être ensanglanté par l’imagination des romanciers et des cinéastes, l’Orient-Express fut un haut lieu de grandes et de petites histoires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Paris-Istanbul à plus de 8 000 euros&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Familles royales, hommes d’affaires, diplomates, écrivains, célébrités du septième art et même espions comme Mata Hari : nombreux sont les voyageurs fortunés à être montés à bord de l’Orient-Express depuis sa première mise en circulation le 5 juin 1883. Ce jour-là, la locomotive à vapeur crache sa fumée de Paris à Constantinople. 3 200 kilomètres en quatre jours à 90 km/h de moyenne pour profiter du comble du luxe. En 1918, l’armistice du 11 novembre est même signé dans la voiture 2419. Au cours du XXe siècle, l’Orient-Express connait un parcours chaotique et manque de disparaître, victime de la concurrence de l’avion mais aussi de la guerre froide qui limite ses trajets à l’Europe de l’Ouest. Restauré par un magnat américain à la fin des années 80, il retrouve son itinéraire historique après la chute du mur de Berlin. Les onze voitures-lits, avec ses cabines privées, ses longs couloirs en bois précieux, ses trois wagons-restaurants et sa voiture-bar de style art nouveau n’ont jamais changé. Un steward de cabine et 40 agents de service, tous gantés, veillent fidèlement au confort des 188 passagers, priés de s’habiller avec élégance. Il faut dire que pour s’offrir le voyage original "Paris-Istanbul", proposé une fois par an, les nostalgiques des grands trains de luxe, à la recherche de sensations fortes, doivent débourser plus de 8 000 euros. A ce tarif, mieux vaut éviter jean et tee-shirt.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le parfum du mystère&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Orient-Express est la figure de proue des chemins de fer, inaccessible pour la plupart d’entre nous. Cependant, dans chaque train de la SNCF, à un prix plus abordable, on peut retrouver quelque chose de son imaginaire, le faste en moins. TGV ou Corail, le train cultive une part de mystère et d’exotisme. Nourri de ce sentiment d’évasion, le passager part un peu à l’aventure. Privé ou professionnel, le voyage en train n’est jamais une formalité. Il doit rester synonyme de dépaysement. D’abord en gare, le voyageur, solitaire ou en famille, poursuit le même rituel : tirant sa valise ou ses enfants - les deux parfois ! -, son regard scrute le gigantesque panneau d’affichage des trains au départ. Depuis qu’ils ont été informatisés, je reste nostalgique du cliquetis des volets qui annonçaient la voie. Puis, la foule se presse sur les quais pour rejoindre sa voiture à temps, au milieu des amoureux qui se bécotent une dernière fois. La sonnerie retentit. Les portes se ferment. Les retardataires montent en catastrophe. Généralement, ils occupent la place à côté de la vôtre, celle que vous avez cru libre jusqu’au départ en prévision d’un petit roupillon.&lt;br /&gt;Puis, passés les toits des immeubles de banlieue, la fenêtre devient un écran de cinéma sur lequel défilent les paysages du terroir : forêts, lacs et rivières, clochers et châteaux perchés. On aperçoit ici ou là, furtivement, une curiosité qu’on ne saurait voir depuis la route. Dans le film de Pascal Thomas, &lt;i&gt;Mon petit doigt m’a dit&lt;/i&gt;, inspiré d’un roman d’Agatha Christie, Prudence Beresford (Catherine Frot) aperçoit une mystérieuse demeure, au bout d’une allée de platanes, depuis la fenêtre de son compartiment. Or, elle reconnaît la maison d’un tableau, découvert dans des circonstances étranges. Flairant l’énigme, elle s’efforce de localiser l’endroit. Sa curiosité la conduit alors au cœur d’une intrigue criminelle. Lieu de dramaturgie où il est possible de construire une histoire, le train change notre regard sur le patrimoine. C’est l’occasion de dénicher l’anecdote et de s’inventer des secrets. Chaque voyage se nourrit d’expériences, de souvenirs et de lectures. A ce propos, d’où vient cette tradition de lire un polar dans le train ? Statistiquement, ce sont les livres les plus vendus en gare et les plus lus pendant le trajet. Sans doute parce qu’un roman d’Agatha Christie se dévore en trois heures, d’une traite, et que la règle du cloisonnement, comme une garde à vue, impose de ne pas descendre avant d’avoir découvert toute la vérité.&lt;br /&gt;Le train est aussi le lieu de toutes les rencontres. On peut choisir de s’isoler, des écouteurs sur les oreilles, ou rivé sur son ordinateur. Parfois, des dialogues se créent, surtout quand le train s’immobilise, sans explication ; des jeux peuvent s’improviser. On échange des cartes de visite ou des banalités. Il m’est arrivé de loucher sur la stratégie commerciale de mon voisin, peu vigilant. D’ailleurs, certains cabinets ont interdit à leurs consultants de travailler dans le train, pour des raisons de confidentialité. Alors, il ne reste plus qu’à somnoler, bercé par cette ambiance sonore si caractéristique. Avant le contrôle des billets, s’il vous plait.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bons baisers d’Auvergne&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Sur les lignes modernes où filent les TGV dont c’est le 30e anniversaire cette année, un certain art de vivre a disparu. Fondée en 1872, la Compagnie des Wagons-Lits a perdu progressivement l’exploitation des liaisons intérieures. Et surtout celle du Pullman Orient-Express, géré désormais par la SNCF. Il ne reste plus que la très belle chanson d'Alain Souchon, &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=sqR22I95kW4"&gt;&lt;i&gt;La Compagnie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, pour rendre hommage au lustre d’antan : « &lt;i&gt;Sept heures, pain beurre, jolie porcelaine. Longeant les splendeurs de la côte italienne. Air embaumé, Méditerranée. Transports amoureux surannés&lt;/i&gt; ».&lt;br /&gt;Sur les Corail Téoz, la voiture-bar a été remplacée par un chariot de vente ambulante depuis 2003. Une découverte pour moi, l’année dernière, lors d’un Paris-Caen ! « &lt;i&gt;Ça fait longtemps que vous n’avez pas pris le train, vous !&lt;/i&gt; » me lance un contrôleur sarcastique. Le TGV, non. Mais le vieux tortillard, oui. Et, en mars dernier, j’inaugure mon premier Paris-Clermont Ferrand. L’idée de ce papier m’est venue pendant que j’admirais le paysage, jusqu’à ce que le train s’arrête en rase campagne, quelques kilomètres après Montargis. Sur mon carnet de notes, j’écris : « On aime le train, même quand il s’arrête en pleine campagne, sans information. C’est l’occasion de s’interroger sur le rapport au temps. La modernisation des chemins de fer a raccourci les distances. Mais pas les retards. » Je ne croyais pas si bien dire. Le chef de train annonce un problème de caténaire sur la motrice. Une locomotive de dépannage nous ramène à Montargis. Puis, nous changeons de train. Panier gourmand offert à bord. Au final, une entrée en gare de Clermont Ferrand avec plus de deux heures de retard. Du temps perdu que l’agent 007, à bord de l’Orient-Express dans &lt;i&gt;Bons baisers de Russie&lt;/i&gt;, aurait certainement mis à contribution… en galante compagnie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6475910880729961841?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6475910880729961841'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6475910880729961841'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/05/crimes-grande-vitesse.html' title='Crimes à grande vitesse'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-fvwecTBKyZ0/Tb7itj8zzBI/AAAAAAAABaw/owE4vxbkcFs/s72-c/orexp.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8395235474456258445</id><published>2011-05-01T08:52:00.000-07:00</published><updated>2011-05-03T00:05:04.992-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Béatifications</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-B8dgFVw4wDw/Tb2BHJATVUI/AAAAAAAABas/oqE6SYwWiIY/s1600/pm.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://3.bp.blogspot.com/-B8dgFVw4wDw/Tb2BHJATVUI/AAAAAAAABas/oqE6SYwWiIY/s400/pm.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dimanche 1er mai. Jour férié, Fête du travail. La précision a son importance. Tandis que Rome fait un bienheureux, Paris fait un malheureux. 11h12, c'est l'heure exacte à laquelle a été placé sur mon pare-brise, non pas un brin de muguet pour me porter chance, mais ce petit papier carboné qui porte le doux nom de contravention, niveau 2 (amende forfaitaire de 35 euros) pour stationnement "gênant sur voie désignée par arrêté et dûment signalée". Derrière la formulation de technocrate, on ne peut comprendre que j'étais garé avec d'autres voitures le long d'un square, place Dupleix, dans le 15e arrondissement de Paris, sur un emplacement non dédié au stationnement mais "réquisitionné" en bonne intelligence, pour une heure, comme un soir de match.&amp;nbsp; J'ai donc enfreint la dure loi de la circulation. Forcément, dans ces cas-là, les noms d'oiseaux fusent. Je me dis que les fonctionnaires de police n'ont aucune limite. Ils ne respectent même pas les jours fériés. Et ils travaillent un dimanche ! Quel zèle ! Où sont-ils ces syndicalistes qui exigent la justice sociale quand les grands magasins ouvrent leurs portes, un jour de repos, et font travailler les volontaires pendant les fêtes de fin d'année, moyennant des amendes symboliques largement couvertes par les bénéfices ? Pendant ce temps, Marie Pervenche turbine. Il fut un temps où Jacques Chirac s'indignait contre l'acharnement des forces de l'ordre à verbaliser l'automobiliste pendant que les délinquants couraient les rues. Puis, il avait pris le pas inverse en radicalisant son discours contre les chauffards. Entre les deux, existe-t-il une marge ? Livraisons, handicapés : il y a des emplacements urbains sur lesquels on ne déroge pas. Pour le reste, &lt;b&gt;a-t-on tellement perverti le système en trichant qu'on ne peut plus laisser libre cours à l'interprétation, à la bonne foi, à la bienveillance citoyenne ?&lt;/b&gt; Ma voiture a bel et bien été diabolisée à Paris, avec le concours du  Maire et de ses adjoints. Après Vélib', viendra le temps d'Autolib',  puis de la fermeture définitive des quais de Seine. Autant de places de  parking que de voies de circulations condamnées. Et pourtant, le trafic  automobile n'a pas l'intention de céder aux intimidations de quelques  élus soi-disant éco-responsables. Bertrand Delanöe s'est rendu à Europe 1  récemment pour une interview. Y est-il allé en bicyclette, comme Noël  Mamère... ? Pour le principe, je vais donc contester cette contravention en écrivant à Monsieur l'Officier du Ministère Public, de la Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité, et tenter de lui tirer des larmes devant tant de haine administrative. On ne fait pas bosser une contractuelle un dimanche férié, jour de la fête du travail. Mais on lui offre du muguet. M'enfin...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8395235474456258445?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8395235474456258445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8395235474456258445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/05/beatifications.html' title='Béatifications'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-B8dgFVw4wDw/Tb2BHJATVUI/AAAAAAAABas/oqE6SYwWiIY/s72-c/pm.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6403721297028820994</id><published>2011-04-29T04:47:00.000-07:00</published><updated>2011-05-01T14:54:28.711-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Les leçons de l'expérience</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-UHFfuYQa-fk/Tbqjda-217I/AAAAAAAABaY/rkyJZe42hm0/s1600/japon.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://1.bp.blogspot.com/-UHFfuYQa-fk/Tbqjda-217I/AAAAAAAABaY/rkyJZe42hm0/s400/japon.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Biodégradables&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Doit-on avoir peur du nucléaire ? Depuis le tremblement de terre au Japon et ses conséquences catastrophiques pour la population et l’environnement, les pires scénarios ne sont plus des fictions mais une réalité pour les partisans de l’énergie atomique et plus seulement pour ses détracteurs. Se croyant à l’abri de la célèbre loi de Murphy dite de l’emmerdement maximum, la conjonction de plusieurs facteurs de risque n’avait jamais été envisagée par les centrales nucléaires françaises. C’est maintenant le cas. Nos sites sont parés pour faire face à un, deux voire trois accidents simultanés. Pas plus. Depuis Fukushima, le pire est désormais possible. Et au diable les probabilités ! Devant ce drame technologique aux implications humaines inimaginables, la première réaction ne doit pas être de diaboliser le nucléaire en exigeant sa disparition. Mais d’analyser la situation à froid. Alors que l’Europe vient de commémorer le douloureux souvenir de Tchernobyl, nous aurions beaucoup à apprendre du tempérament des Japonais, en première ligne de la catastrophe, ne l’oublions pas. Comment sont-ils parvenus à rester dignes devant l’ampleur du désastre ? Ils ont offert au monde des images d’une grande respectabilité qui forcent l’admiration des populations à sang chaud. D’où leur vient cette attitude ? Yuko, une amie japonaise qui vit en France m’a confié quelques clefs de compréhension. D’abord, cela ne sert à rien de jeter de l’huile sur le feu en ajoutant l’hystérie à l’angoisse. Ceux qui gardent du recul doivent informer et tranquilliser les victimes afin de ne pas "&lt;i&gt;déstabiliser davantage leurs conditions mentales&lt;/i&gt;". Le catastrophisme des médias étrangers, amplifié par l’éloignement et doublé d’informations souvent contradictoires, n’a pas facilité le retour au calme et à la paix de l’esprit au Japon. D’autant plus que les populations d’expatriés qui ont préféré quitter le pays en toute hâte ont contribué, malgré eux, à multiplier à la télévision les images d’aéroports bondés de familles en fuite. Tandis que les Japonais ont dû faire face à un non-choix : l’obligation de rester, de ne pas baisser les bras et de reprendre le cours d’une vie plus ou moins normale. Les Japonais seraient-ils donc fatalistes ? Ils ont surtout "&lt;i&gt;l’esprit collectif&lt;/i&gt;", m’explique Yuko, "&lt;i&gt;pour faire barrage à toute propagation de la panique&lt;/i&gt;". "&lt;i&gt;Toute notre culture est fondée sur le langage du cœur avant celui de la raison. Ainsi, plutôt que de chercher l’explication d’un événement, nous préférons en comprendre le sens, la justification, pour en tirer une expérience à la fois physique et psychologique.&lt;/i&gt;" Enfin, nos amis Japonais n’ont pas le même rapport à la nature, ni la même conception de la mort, que nous. Yuko insiste beaucoup sur &lt;b&gt;l’idée de la biodégradabilité de l’existence humaine&lt;/b&gt; : "&lt;i&gt;La mort est une transformation, un transfert d’énergie. Or, pour faire circuler cette énergie, nous devons nous harmoniser en communauté&lt;/i&gt;." Certains événements divisent les gens, d’autres les rassemblent malgré les meurtrissures. Faudra-t-il un autre Fukushima, ou un nouveau Tchernobyl, pour s’en rendre compte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Coucher sous X&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-s704WC8hRW0/Tbqjpzz15aI/AAAAAAAABac/dPust55Mmm0/s1600/foetus.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://4.bp.blogspot.com/-s704WC8hRW0/Tbqjpzz15aI/AAAAAAAABac/dPust55Mmm0/s400/foetus.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;200 000 avortements par an en France ! Le chiffre fait trembler. Pour le réduire, la région Ile-de-France, qui comptabilise un quart de ce total, a lancé le "Pass santé contraception" auprès des lycéens, sur le modèle du dispositif lancé en Poitou-Charentes. Le principe est aussi simple qu’un carnet de tombola. Un chéquier coloré, gratuit et anonyme est délivré par les infirmières scolaires. Un premier coupon permet de consulter un généraliste ou un gynécologue, un second donne accès à une prise de sang, un troisième à un contraceptif, un quatrième à une autre visite médicale pour le suivi et un dernier pour le renouvellement de la prescription. Ce système permet aux mineurs de se protéger lors de leurs premiers rapports sans passer par la sécu des parents pour se faire rembourser. Lorsque cette initiative avait été lancée par Ségolène Royal dans sa région, le ministère de l’Education avait mis son veto. Cette fois-ci, Luc Chatel approuve cette « réponse éducative ». Educative ou technique ? Court-circuiter l’éducation familiale en matière de sexualité, est-ce la meilleure solution ? La contraception des jeunes a toujours fait couler beaucoup d’encre : préventif ou incitatif ? La question se pose de la même façon pour les drogues douces : légaliser pour contrôler ou interdire au risque de provoquer l’effet inverse de celui escompté ? Dans les deux cas, la réponse du politique s’attaque toujours aux conséquences techniques. Jamais aux causes morales. Comment agir à la racine ? D’abord en favorisant le dialogue. Sans doute le Pass va-t-il conduire les jeunes à parler plus librement à une infirmière qui, par nature, ne porte pas de jugement sur la personne. Mais ce qui m’inquiète dans cette initiative, c’est le rôle ingrat qu’on fait porter aux parents. Comme s’ils ne comprenaient jamais rien à leurs enfants et que la collectivité devait palier ces carences pédagogiques et affectives. Le dialogue doit naître au sein des familles. Non à l’école. Ensuite, l’anonymat n’est jamais un facteur de responsabilisation. &lt;b&gt;La banalisation de l’identité, noyée dans la masse, n’incite pas à vivre en vérité&lt;/b&gt;. Permettre aux jeunes de coucher sans danger, en toute "impunité", ne contribue pas à l’épanouissement de leur libre-arbitre. Le sexe possible ne doit pas devenir le sexe facile. Or, à l’heure où l’internet a désincarné l’individu, et en particulier les plus jeunes, il devient plus que nécessaire d’apporter des solutions humanistes à nos problèmes de société. Parce qu’avant l’outil et le mode d’emploi, il y a la question de la nécessité et de l’envie. C’est toute la dignité de l’homme qui est en jeu. L’avortement ne doit plus être une option parmi d’autres. Mais la limite à ne pas dépasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: large;"&gt;&lt;b&gt;Iznogoud&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-xdABtb5Fn1c/TbqkEVTtnrI/AAAAAAAABag/qiBKoC2SOZY/s1600/courrierint.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://1.bp.blogspot.com/-xdABtb5Fn1c/TbqkEVTtnrI/AAAAAAAABag/qiBKoC2SOZY/s320/courrierint.jpg" width="243" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la une du dernier numéro de Courrier International, un dessin humoristique montre Nicolas Sarkozy, debout sur un trône, affublé d’un grand manteau de monarque et portant un sceptre qui en dit long sur ce qu’il pense, sous le titre "La France que laissera Sarkozy". Dans ce dossier, la presse étrangère fait le bilan d’un mandat plutôt en demi-teinte du chef de l’Etat, caricaturé en despote je-m’en-foutiste. En effet, tant sur le plan national que sur la scène internationale, on a beaucoup reproché à l’hyper-président des "faits du Prince" auprès des quelques privilégiés. Or, malgré toute l’énergie qu’il déploie pour nous sortir de la sinistrose, &lt;b&gt;la France reste un pays en manque de rêves&lt;/b&gt;. Son potentiel est mal employé et les acteurs clefs du succès peu valorisés. Au lieu de cela, on donne la parole aux blasés ou aux orgueilleux. En outre, la pseudo-générosité de l’Etat-Providence n’émeut plus personne. Pendant ce temps, de l’autre côté de la Manche, la "perfide Albion" fête le mariage du siècle. William et Kate, c’est la formule magique qui va redorer le blason d’une famille royale en panne d’affection et ressouder toute une nation autour de son identité et de son histoire, le temps d’oublier la crise. Soyons clairs : je n’appelle pas à un rétablissement de la monarchie dans notre pays. Mais je pense qu’il manque à nos concitoyens un événement fédérateur de cet acabit pour réveiller la souveraineté de la France et sa fierté. Nous avons eu la Coupe du Monde de football en 1998. Depuis, plus rien. Nos valeurs sportives ont été phagocytées par la communication politique. Mais l’élection présidentielle n’a malheureusement rien d’une opération de team-building. Le gagnant a beau se prétendre "président de tous les Français", la France reste partagée entre ceux qui se lèvent tôt, ceux qui se couchent tard, ceux qui en profitent et ceux qui s’en foutent. La gouvernance de Nicolas Sarkozy, mal médiatisée par ses conseillers en communication, a viré au style impérial, façon "bas de soie". Pourtant, au terme de son mandat, on pourra dire que les ambitions aux accents napoléoniens du chef de l’Etat auront eu un mérite : la révélation des failles de la 5e République. N’est pas calife qui veut...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6403721297028820994?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6403721297028820994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6403721297028820994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/04/les-lecons-de-lexperience.html' title='Les leçons de l&apos;expérience'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-UHFfuYQa-fk/Tbqjda-217I/AAAAAAAABaY/rkyJZe42hm0/s72-c/japon.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8187433250755473991</id><published>2011-03-29T01:29:00.000-07:00</published><updated>2011-04-29T04:49:14.009-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Média'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gourmandises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Le couteau dans le dos ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-N3Cu-cDGpd8/TZGVuqShUJI/AAAAAAAABZw/gqggXx_u-K0/s1600/top.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="201" src="http://3.bp.blogspot.com/-N3Cu-cDGpd8/TZGVuqShUJI/AAAAAAAABZw/gqggXx_u-K0/s400/top.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir, après avoir assisté pour mon boulot à un "débat d'idées" à la Tour Montparnasse sur la privation des libertés publiques, en présence d'un préfet, d'un journaliste, d'un humoriste et d'un anthropologue des religions, j'avais les neurones en ébullition. De retour à la maison, je comptais bien m'affaler dans le canapé pour un plateau télé salutaire et facile, genre McDo. En zappant, je tombe sur "Top Chef", l'émission-phare de M6 qui oppose des professionnels de la cuisine dans un combat de sens et de sensations fortes, façon &lt;i&gt;reality show&lt;/i&gt;. Je sourcille et formule mes premiers a priori. Comment peut-on médiatiser un exercice aussi périlleux que celui de la grande cuisine sans tomber dans la caricature et le grotesque ? &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Et puis là, au bout d'une vingtaine de minutes, la surprise : je me suis laissé prendre malgré moi au jeu des candidats, des seconds de restaurants étoilés, voire de jeunes chefs déjà confirmés, qui s'affrontent comme des étudiants farouches à un concours de grande école. C'est la demi-finale. La musique aidant, le suspense fonctionne : la crainte d'un plat raté, d'une cuillère de trop, d'un ingrédient oublié, d'un verdict cinglant.&amp;nbsp; La mise en scène est certes réglée au millimètre pour instrumentaliser les émotions mais elle ne dévalorise pas les participants. Au contraire, comme dans une brigade de grand restaurant où la tension du "coup de feu" électrise les relations et interdit les frustrations, ils sont les acteurs d'une leçon d'humilité et de générosité qui touche le spectateur au cœur, qu'il soit lui-même un virtuose des casseroles ou simplement un amateur de bonne chère. Car, à l'opposé du lâche qui vote, anonyme derrière son SMS surtaxé, pour ou contre les gamineries d'un apprenti-chanteur ou d'une starlette de pacotille dans des émissions de télé-réalité débiles et vulgaires (la liste est longue !), il est renvoyé à ses propres capacités. Que celui qui n'a jamais fait tourner une mayonnaise leur jette la première cuillère en bois ! D'ailleurs, les chefs étoilés qui composent le jury ne s'y trompent pas. Leur jugement est parfois douloureux, voire ingrat, mais jamais injuste. La caméra permet souvent de capter l'admiration derrière leur façade de "mouton noir". Car la cuisine n'est pas un métier facile. Pour avoir &lt;a href="http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/lunesco-passe-table.html"&gt;côtoyé&lt;/a&gt; les coulisses de restaurants à Lyon, j'en suis un témoin privilégié. C'est avant tout une histoire d'amour. Dans un &lt;a href="http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Umberto-Eco-et-Pierre-Gagnaire-parlent-gastronomie-pour-le-JDD-interview-289603/"&gt;entretien&lt;/a&gt; accordé au JDD, Pierre Gagnaire échange avec Umberto Eco son point de vue sur la gastronomie. Il témoigne de son cheminement : "&lt;i&gt;Longtemps, je n'ai pas aimé ce métier de cuisinier. Je suis né dans un milieu de restaurateurs traditionnels : j'étais entouré de bruit, de brutalité, d'une nourriture très moyenne. (...) Depuis, j'ai essayé d'y mettre mon cœur et mon âme. J'ai finalement compris que la nourriture était un moyen d'émouvoir les gens, de les aimer, de leur dire &lt;/i&gt;&lt;i&gt;aimez-moi !&lt;/i&gt;". Une autre façon de parodier Molière : il faut aimer pour cuisiner et non pas cuisiner pour aimer. Ce que Top Chef arrive, selon moi, à révéler, c'est ce don et ce besoin d'amour des jeunes cuisiniers à l'égard de son public, des gourmands que nous sommes, même si la dramaturgie frise un peu le "voyeurisme culinaire" comme &lt;a href="http://www.marianne2.fr/pericolegasse/Top-chef-ou-le-voyeurisme-culinaire_a22.html"&gt;s'en indigne&lt;/a&gt; un journaliste de Marianne 2. Il est vrai que ma première impression était d'assister à une nouvelle forme de jeux du cirque (les couteaux de couleur comme des pouces levés ou baissés...). Et j'espère sincèrement que les candidats sortants sont confortés dans leur talent, hors champ des caméras, par les mêmes qui les ont sévèrement jugés, pour ne pas perdre le goût des fourneaux de la vraie vie. Hier soir, je ne sais pas si la société contemporaine était privée de libertés publiques mais, en tous cas, pas de papilles. La preuve que la télévision est aussi capable de moderniser ses divertissements tout en apportant un peu de réflexion. Les épreuves auxquelles les candidats ont été confrontés (reproduire le plat d'un grand chef, cuisiner de la &lt;i&gt;street food&lt;/i&gt; dans une "baraque à frites"&amp;nbsp; ou composer un plat de son imagination dans une ultime course contre la montre, entre autres) ont suscité un autre "débat d'idées" à la maison. Car voir l'imagination à l'œuvre, même prise dans les mailles du spectaculaire, ça donne des envies de recettes. Et le sens du respect, tout simplement. Pas vous ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8187433250755473991?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8187433250755473991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8187433250755473991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/03/le-couteau-dans-le-dos.html' title='Le couteau dans le dos ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-N3Cu-cDGpd8/TZGVuqShUJI/AAAAAAAABZw/gqggXx_u-K0/s72-c/top.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3492939871721934918</id><published>2011-02-28T03:31:00.000-08:00</published><updated>2011-02-28T13:33:07.346-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Le baiser de Judas</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a href="https://lh6.googleusercontent.com/-A9bwhq9uwE0/TWuGOcr5f1I/AAAAAAAABZo/LaVLfKkG8fc/s1600/mam.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="https://lh6.googleusercontent.com/-A9bwhq9uwE0/TWuGOcr5f1I/AAAAAAAABZo/LaVLfKkG8fc/s400/mam.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Invité au 20h de France 2 pour commenter l'allocution présidentielle, Laurent Fabius parle de la Libye. Et moi d'entendre "l'alibi", croyant qu'il parlait du prétexte de la crise du monde arabe pris par Nicolas Sarkozy pour justifier son remaniement ministériel. Mais finalement, c'est bien de cela qu'il s'agissait. Outre un nouveau souffle recherché par le chef de l'Etat pour 2012, le remplacement de Michèle Alliot-Marie par Alain Juppé aux Affaires Etrangères, "le premier ministre &lt;i&gt;bis&lt;/i&gt;" comme le titrait le JDD d'hier, et le départ de Brice Hortefeux marquent l'aveu d'un bilan sécuritaire et diplomatique désastreux. Faute de s'appuyer sur son puissant réseau d'ambassades (le second dans le monde), la France ne parvient plus à se faire entendre à l'étranger, ni à remonter au Palais les prémices des grands bouleversements géopolitiques. Sa stature internationale, héritage du gaullisme, s'est effritée, en pleine présidence du G20. Or, la victime expiatoire de ce recadrage tient en trois lettres : MAM. Et là, je me dis : mince ! L'inoxydable Michelle Alliot-Marie. La "dame de fer" à la française déboulonnée et mise à terre. Après douze ans et cent six jours de bons et loyaux services. L'un des plus beaux palmarès politiques de la Vème République : Secrétaire d'Etat à l'Enseignement, puis à la Jeunesse et aux Sports, sous le premier ministre Chirac ; Présidente du RPR ; Ministre d'Etat (Défense, Intérieur, Justice, Affaires Étrangères). Et là, la bourde. Elle pense - et elle le dit ! - qu'elle n'est pas ministre quand elle est en vacances. Erreur ! Sous l'œil scrutateur des journalistes, des détracteurs et maintenant de monsieur tout-le-monde avec son smartphone, un élu n'est jamais lui-même, tant qu'il exerce des responsabilités pour la France. C'est horrible mais c'est comme ça. S'en convaincre aurait sans doute évité un "casse-toi, pauv' con" de trop. Alors MAM "pas ministre" fricote avec les futurs ex-despotes et monte dans l'avion qu'elle n'aurait pas dû prendre. Croisant un "Canard" sur sa route, c'est la chute. Quel gâchis ! Elle qui a voulu tenir droit dans ses bottes, à l'instar de sa caricature campée par Nicolas Canteloup, même quand elle se retrouvait face à ses contradictions, jusque dans sa lettre de démission (forcée), n'a pas résisté aux événements internationaux. Et quitte la scène sur un fiasco. Tout ça pour ça. Des années pour la grandeur et quelques heures pour la décadence. Et on ne retiendra que la fin. Telle est la dure loi en politique. Dans quel état d'esprit est-elle aujourd'hui alors que la presse se déchaîne ? Je pense à Napoléon, en captivité sur Sainte-Hélène, qui se demandait, dans le film d'Antoine de Caunes, &lt;i&gt;Monsieur N.&lt;/i&gt;, comment "un homme qui a eu le monde entre ses mains peut-il accepter de n'être plus rien ?". Il souffle comme un vent d'amertume sur celle qui a failli être premier ministre. Et qui sort par la porte de derrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3492939871721934918?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3492939871721934918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3492939871721934918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/02/le-baiser-de-judas.html' title='Le baiser de Judas'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='https://lh6.googleusercontent.com/-A9bwhq9uwE0/TWuGOcr5f1I/AAAAAAAABZo/LaVLfKkG8fc/s72-c/mam.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8916403233859397845</id><published>2011-02-19T08:38:00.000-08:00</published><updated>2011-02-19T08:47:34.941-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Et si Frankenstein était espagnol ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-khWuo4YuOgc/TV_w0-E-XzI/AAAAAAAABZg/ioP0MnFpE2g/s1600/marina.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="253" src="http://4.bp.blogspot.com/-khWuo4YuOgc/TV_w0-E-XzI/AAAAAAAABZg/ioP0MnFpE2g/s400/marina.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Décidément, les espagnols sont doués pour nous faire peur. Aussi bien au cinéma qu'en littérature. Dans la lignée de Montague Rhodes James, les auteurs britanniques sont devenus les champions du monde de la &lt;i&gt;ghost story&lt;/i&gt;. En France, Maupassant s'est imposé comme le spécialiste de la nouvelle fantastique. Côté ibérique, une nouvelle génération d'écrivains sont passés maîtres dans l'art du conte macabre. En 2009, j'avais découvert avec délice le polar historique de Jeronimo Tristante, &lt;a href="http://maisonhanteecom.blogspot.com/2009/05/le-mystere-de-la-maison-aranda.html"&gt;&lt;i&gt;Le mystère de la Maison Aranda&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, une intrigue criminelle dans le Madrid du XIXème, flirtant avec le paranormal. L'auteur puisait son inspiration dans les codes de la littérature gothique (sorcellerie, passages secrets, bruits inexplicables), multipliant les clins d'œil à Sherlock Holmes, Arsène Lupin ou encore Jack l'éventreur. Aujourd'hui, c'est au tour d'un autre écrivain d'origine espagnole, Carlos Ruiz Zafon, de nous enchanter avec &lt;i&gt;Marina&lt;/i&gt;, un roman fantastique écrit il y a dix ans et reparu récemment après le succès mondial de &lt;i&gt;L'ombre du vent&lt;/i&gt;. Or, les livres qui me touchent sont plutôt rares. &lt;i&gt;Marina &lt;/i&gt;en fait partie.&lt;br /&gt;Dans la Barcelone des années 1980, un adolescent de quinze ans, Oscar, s'échappe régulièrement de son pensionnat pour rejoindre les habitants d'une mystérieuse demeure, un père et sa fille prénommée Marina dont le jeune garçon tombe amoureux. Ensemble, ils vont suivre la piste d'une étrange femme en noir qui se recueille régulièrement devant une sépulture sans nom, dans un cimetière oublié depuis des décennies. Que signifie le papillon noir qui orne la pierre tombale ? D'indice en indice, les jeunes compagnons vont ressusciter les souvenirs macabres d'une vieille et monstrueuse tragédie. Virtuosité dans l'écriture, personnages bien trempés, scènes dépeintes avec intensité, décors patinés et surnaturels, dénouement poignant : l'énigme de &lt;i&gt;Marina &lt;/i&gt;rend hommage au &lt;i&gt;Frankenstein &lt;/i&gt;de Mary Shelley. Mais, surtout, il ressuscite les fantômes de l'enfance. Quand, animé par l'esprit du &lt;i&gt;Club des Cinq&lt;/i&gt;, on se lançait aveuglément dans des jeux de pistes, bravant les interdits pour pénétrer dans des propriétés privées que l'imagination rendait abandonnées et hantées. Oscar, c'est un peu chacun de nous, intrépide à quinze ans, héritier du grand Meaulnes, préférant les escapades en forêt aux salles de classe. Quant à Marina, c'est le premier amour de jeunesse. Les premiers émois. Un appât à mystère qui joue l'incertitude des sentiments. Et nous fait grandir.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Marina &lt;/i&gt;est le roman qui permet d'aller au bout d'une quête, d'enfreindre les lois et d'ouvrir la boîte de Pandore. Car, dans la vie, percer certains mystères peut être fatal. Pas dans ce livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Photographie : Cimetière du Père-Lachaise&lt;/span&gt; / Julien Valentin&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8916403233859397845?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8916403233859397845'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8916403233859397845'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/02/et-si-frankenstein-etait-espagnol.html' title='Et si Frankenstein était espagnol ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-khWuo4YuOgc/TV_w0-E-XzI/AAAAAAAABZg/ioP0MnFpE2g/s72-c/marina.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-7189493545880733188</id><published>2011-02-14T01:22:00.000-08:00</published><updated>2011-02-19T08:39:20.540-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Nous n'aimerons plus Luis Mariano</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-XRw6juL-0AM/TVjx2w8fGEI/AAAAAAAABZc/QlDNZl8liIQ/s1600/fc2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="231" src="http://2.bp.blogspot.com/-XRw6juL-0AM/TVjx2w8fGEI/AAAAAAAABZc/QlDNZl8liIQ/s400/fc2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'une banale et triste chronique judiciaire, le procès Florence Cassez est à nouveau devenu, depuis jeudi dernier, une affaire d'Etat, impliquant l'image de la France au Mexique. Et vice et versa. Or, ce mauvais remake de &lt;i&gt;Midnight Express&lt;/i&gt; (inspiré d'une histoire vraie, ce film d'Alan Parker raconte l'horreur d'un jeune touriste américain condamné pour l'exemple à trente ans d'emprisonnement dans une prison turque pour possession de 2 kg de haschich à l'aéroport) m'inquiète à plus d'un titre.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'abord parce qu'une jeune fille, en séjour à l'étranger, n'est pas à l'abri d'une mauvaise rencontre. Quelle soit coupable ou non des faits de complicité pour enlèvement qui lui sont reprochés, on ne peut s'empêcher de penser qu'elle a malheureusement mal choisi ses amis. Qu'elle est tombée amoureuse de la mauvaise personne. Et elle paie aujourd'hui le prix de son aveuglement. Ne sommes-nous pas tous vulnérables hors de nos frontières, loin de nos repères, dans le choix de nos relations ?&amp;nbsp; Pour avoir séjourné pendant deux mois en Argentine, à Buenos Aires, je comprends ce sentiment d'éloignement et d'insécurité qui peuvent agiter le touriste loin de chez lui, en quête d'âmes charitables et d'appuis sur qui compter. A l'instar des héros d'Hitchcock, Florence Cassez s'est retrouvée entraînée dans les rouages d'une politique qui la dépasse. Y a-t-elle contribué ? Pour la justice mexicaine, oui. Pour sa famille et son avocat, non. Qui croire, avec ce manque de sérénité ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Car, la justice est-elle fiable, là-bas ? Rend-t-elle des jugements impartiaux ? N'est-elle pas asservie au pouvoir ? Florence Cassez ne serait-elle pas l'enjeu d'une crise civile dans un pays en proie à une forte criminalité que les autorités peinent à enrayer. A l'approche d'élections internes au Mexique, la petite française joue le rôle de bouc émissaire pour servir les intérêts des puissants. Que faire contre pareil système ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors la France monte au créneau, à commencer par ses partis politiques qui réclament un boycott des festivités de l'année du Mexique organisées un peu partout dans l'hexagone. Le ton s'envenime. Les ambassadeurs sont convoqués dans leurs pays respectifs. Le Président de la République reçoit les parents de la jeune femme pour décider ou non d'une annulation pure et simple de l'événement culturel. Le Mexique se vexe. Aux informations, on entend les témoignages de mexicains qui disent que Nicolas Sarkozy parle trop et trop vite. Il avait promis la libération de Florence Cassez. A ce jour, aucun résultat. Avec quels moyens de pression prétendait-il agir ? Son comportement d'ingérence n'a-t-il pas influencé les juges ? La diplomatie tente des conciliations, sans succès. Je m'inquiète alors du sort d'un compatriote emprisonné à l'étranger et qui devient intouchable, malgré les recours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui émeut le plus l'opinion publique et les médias français, c'est la disproportion avec laquelle l'affaire Florence Cassez est traitée. D'ici, les motifs d'accusation ne tiennent pas. On les dit même inventés de toutes pièces par la police mexicaine avec la complicité de la télévision locale. Et pourtant, un jugement sévère la condamne à 60 ans de prison ! Comment la vérité peut-elle triompher dans ce climat de tension diplomatique ? Si une issue n'est pas vite trouvée, les Français pourraient bien ne plus chanter Luis Mariano et son "paradis des cœurs et de l'amour". Même le jour de la Saint-Valentin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-7189493545880733188?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7189493545880733188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7189493545880733188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2011/02/nous-naimerons-plus-luis-mariano.html' title='Nous n&apos;aimerons plus Luis Mariano'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-XRw6juL-0AM/TVjx2w8fGEI/AAAAAAAABZc/QlDNZl8liIQ/s72-c/fc2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4917912791267861422</id><published>2010-12-21T00:18:00.000-08:00</published><updated>2011-01-18T01:01:29.410-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Peinture'/><title type='text'>59 Rivoli, des électrons libres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TRBh7KuA3pI/AAAAAAAABYY/HkOQRO9lQdQ/s1600/59rivoli.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="225" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TRBh7KuA3pI/AAAAAAAABYY/HkOQRO9lQdQ/s400/59rivoli.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Au cœur du 1er arrondissement de Paris, dans l'une des rues les plus commerçantes, un lieu échappe aux conventions. Hors du temps et de l'espace, le 59 Rivoli est une cité dans la cité. Dehors, défiant les passants empressés et les gaz d'échappement, la façade d'un immeuble haussmannien interpelle, étonne, dérange. Point de boules, ni de guirlandes en cette période de Noël.  Mais une gigantesque toile d'araignée sur laquelle sont suspendues des  culottes géantes. Un pied de nez aux boutiques de fringues ?&amp;nbsp; Les avis sont partagés. Dedans, c'est une ruche, à tous les étages. Une trentaine d'artistes facétieux, de toutes nationalités, bourdonnent, sous les yeux de visiteurs en quête d'un peu de bohème. Il faut oser entrer pour bouleverser les idées reçues.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Soutenu par une poignée d'élus et des milliers de visiteurs, chaque année plus nombreux, l'ancien squat de la rue de Rivoli est devenu un lieu alternatif dédié à l'art contemporain. Squat. Le mot est lâché. Le vilain mot, connoté, qui fait bondir, reculer, mépriser. Car, au début, était la provocation. L'occupation illégale d'un bâtiment public, laissé à l'abandon et au crime. D'irréductibles créatifs, avec à leur tête le KGB - du nom des trois fondateurs, Kalex, Gaspard et Bruno -, poussent un cri d'indignation pour dénoncer l'indifférence du Crédit Lyonnais, propriétaire d'alors, à l'égard d'un patrimoine architectural en pleine souffrance. Alors que des gens vivent dehors. Et que des artistes cherchent des ateliers, pour travailler. Bravant l'interdit, David s'est mesuré à Goliath. Après onze années de procédures judiciaires et de travaux de rénovation, les pionniers ont troqué les armes contre des pinceaux et changé de révolution. Après la bataille des mots, c'est la résistance par les couleurs, les formes, les matières. Une vraie renaissance, promise par le candidat Bertrand Delanoë. Propriété de la Mairie de Paris, 59 Rivoli est devenu un atelier vivant et accessible où les œuvres naissent, en direct, sous le regard des curieux. Le spectateur participe, par sa présence, sa contemplation ou son témoignage, à l'acte de création en lui-même. L'histoire du 59 est donc un héritage qu'il faut porter.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En marge des musées ou des galeries, souvent hermétiques aux nouvelles générations, dont parmi elles peut-être les Chagall de demain, l'art contemporain est, par essence, une affaire de goût, de subjectivité. Comment peut-on dépasser les clivages culturels et artistiques pour s'entendre sur des ressentis, des coups de cœur ? Il faut commencer par éviter tout jugement hâtif, influencé par des raisonnements partisans ou élitistes, et pousser la porte colorée d'un site décalé. Aller à la rencontre des artistes liés par une formidable aventure humaine et à la découverte d'une diversité d'œuvres, sans préjugés. Jouer le jeu, selon sa sensibilité et son humeur. Tel est l'exercice auquel nous invite le 59 Rivoli. Cette adresse mythique et symbolique est parvenue à s'imposer dans le paysage culturel urbain, au-delà des tutelles et de sa réputation de "poil à gratter", tout en préservant l'inventivité et la dérision, au sens où l'entendait Alain Bashung. Pour amener une réflexion, déranger, formuler les bonnes questions et trouver des solutions. Peu avant sa mort, l'un des chanteurs les moins complaisants du show-business, déplorait dans un entretien accordé à l'Express (20 mars 2008) : "&lt;i&gt;Aujourd'hui, le sens s'est déplacé. La provocation se résume à un bon coup de pub&lt;/i&gt;". L'art contemporain permet-il encore ce questionnement ? La réponse se trouve au 59, sans aucun doute. Mais pour combien de temps encore ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.59rivoli.org/"&gt;http://www.59rivoli.org&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4917912791267861422?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4917912791267861422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4917912791267861422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/12/59-rivoli-des-electrons-libres.html' title='59 Rivoli, des électrons libres'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TRBh7KuA3pI/AAAAAAAABYY/HkOQRO9lQdQ/s72-c/59rivoli.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-2964460315786100538</id><published>2010-12-10T03:10:00.000-08:00</published><updated>2010-12-13T05:22:03.160-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Théâtre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Police scientifique'/><title type='text'>Le crime parfait ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TQIJy7m-IjI/AAAAAAAABYA/1mRHi0NPsRU/s1600/cl.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="261" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TQIJy7m-IjI/AAAAAAAABYA/1mRHi0NPsRU/s400/cl.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;"Dix Petits Nègres" serait-il la clef de voûte du roman policier ? Le traité fondateur du huis-clos à l'anglaise ? Qui n'a pas lu, ou relu, ce chef d'œuvre d'Agatha Christie ? Écrivains, dramaturges, cinéastes, joueurs en tous genres : tous accordent une tendresse particulière, une nostalgie d'enfance, à cette implacable intrigue qu'il est quasiment impossible de déjouer soi-même. Et combien de générations encore se plongeront dans l'énigme la plus redoutable du genre, cherchant à en tirer les ficelles, à la faveur d'une tasse de thé, au coin du feu, dans un vieux château isolé ? Mais sans succès. Car vous, lecteurs, avez-vous déjà entraperçu un soupçon de solution avant la fin ? Le scénario de la reine du crime serait peut-être celui du meurtre parfait. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Au cinéma, la meilleure adaptation est, selon moi, la version en noir et blanc de René Clair, sortie en 1945 sous le titre &lt;i&gt;Dix petits indiens&lt;/i&gt;. Sur les planches, les spectateurs seront surpris de découvrir une happy end. Mais c'est surtout le monde de jeu qui s'est emparé de la célèbre formule du whodunit (contraction de "Who done it" ? c'est-à-dire "Qui l'a fait ?"). Un détective enquête sur un meurtre en huis-clos, remontant la piste des indices jusqu'au dénouement. Le lecteur peut participer à l'enquête sur la base des mêmes indices. La solution est révélée par le détective lui-même auprès des suspects réunis pour l'occasion, l'assassin étant parmi eux. Le Cluedo, célèbre jeu de société créé en Angleterre dans les années 40, est inspiré de ce principe. Les plus férus du genre, dont je fais partie, peuvent monter des jeux d'enquête policière en grandeur nature, pour 20 personnes, sur tout un week-end. Une sorte de théâtre interactif baptisé &lt;i&gt;murder-party&lt;/i&gt;. J'en avais même fait une profession, avec une société événementielle. Or, c'est &lt;i&gt;Dix petits nègres&lt;/i&gt; qui m'a inoculé le virus.&lt;br /&gt;La mécanique de la romancière est-elle infaillible ? Oui, pour l'écrivain François Vallejo qui confie au magazine Lire, dans son hors-série n°11 consacré à Agatha Christie : "&lt;i&gt;J'ai lu Agatha Christie lorsque j'étais adolescent. Mais quand je suis arrivé au lycée, ça ne faisait pas très sérieux : on lisait plutôt Nathalie Sarraute ou Michel Butor... J'ai relu Dix petits nègres. Un chef d'œuvre fascinant car il est le contraire d'une enquête : les explications sont pour ainsi dire données avant les crimes. Une forme ronde et sans bavure. Quand j'ai lu la première fois, j'ai ressenti le plaisir spontané de la surprise mais, en le reprenant, j'ai pu apprécier sa construction millimétrée. Et, pour un écrivain, c'est un plaisir d'observer ce qui se passe derrière, de comprendre le mystère, la trouvaille scénaristique.&lt;/i&gt;"&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dix petits nègres&lt;/i&gt; serait ainsi un cas d'école pour les amateurs de romans policiers. Comme une leçon d'écriture. Le véritable tour de force de l'auteur est d'avoir su concevoir une intrigue machiavélique mais simple. Dans son autobiographie, Agatha Christie évoque peu la genèse de son roman mais parle de l'effort de simplification qu'il a représenté pour elle : "&lt;i&gt;Dix Petits Nègres, je l'avais écrit comme une gageure, et ce pour l'excellente raison que l'effarante difficulté de sa conception me fascinait. Dix personnages devaient mourir l'un après l'autre sans que cela paraisse le moins du monde ridicule ni que l'identité du meurtrier soit trop évidente. Je passais à la rédaction après un énorme travail préparatoire et je fus satisfaite du résultat. Déconcertante, l'histoire l'était, mais sans cesser pour autant d'être limpide et sans détours. Quant au dénouement, il était parfaitement raisonnable. Cependant, il y fallait l'adjonction d'un épilogue afin d'expliquer ce qui s'était passé.&lt;/i&gt;" Imaginons un instant que la romancière, par esprit de défi ou de provocation, ait omis de conclure par cet épilogue. Les derniers mots auraient été : "&lt;i&gt;D'un coup de pied, elle fit culbuter la chaise&lt;/i&gt;", condamnant le dernier personnage au suicide forcé. La police aurait retrouvé "&lt;i&gt;dix cadavres et un problème insoluble&lt;/i&gt;". La puissance du récit aurait été à la hauteur de la frustration des lecteurs. Quitte à publier la solution, des années plus tard, comme une bouteille à la mer récupérée par des pêcheurs. Mais ce ne fut pas l'option retenue par l'écrivain.&lt;br /&gt;D'où lui est venue l'idée ? D'après les spécialistes, elle s'est inspirée d'une comptine populaire pour enfants, une "nursery rhyme", en faisant correspondre chacune des morts à un vers de la chanson. En outre, ce fut l'occasion pour elle de s'affirmer en tant qu'auteur dramatique, capable de porter une intrigue à la scène. Ce qu'elle fit elle-même, déçue par les adaptations qui avaient été faites de ses précédents romans. Or, pour tirer une pièce de l'intrigue, il fallait modifier la fin puisque personne n'aurait été sur scène pour révéler la solution. Adaptée par Sébastien Azzopardi sous le titre "Devinez qui ?" et mise en scène en 2003 par Bernard Murat au Théâtre du Palais-Royal, la pièce remporte toujours un franc succès lors de ses différentes représentations. Récemment, elle a été montée par Ivana Coppola au Carré Belle Feuille de Boulogne-Billancourt, avec une pléiade d'acteurs talentueux parmi lesquels certaines voix célèbres du cinéma. On ne boude pas son plaisir. Surtout si, connaissant déjà le coupable, on s'attache aux petits détails de la mise en scène qui pourraient le confondre. Un conseil, ne le perdez pas de vue...&lt;br /&gt;Aujourd'hui, le touriste littéraire qui veut marcher sur les traces de la romancière anglaise peut contempler le décor qui a servi à la trame de &lt;i&gt;Dix Petits Nègres&lt;/i&gt; : il s'agit d'une petite île britannique, face au village de Bigbury, dans le sud du Devon, Burgh Island. Mais la visite se limite à la rive opposée. Car l'accès est aussi difficile que dans le livre (sur l'invitation d'un certain Mr O'Nyme) puisque c'est un lieu privé réservé aux clients d'un hôtel de luxe, très prisé de l'aristocratie britannique. Un caprice de milliardaire.&lt;br /&gt;En Angleterre, on raconte que les chauffeurs de taxis révélaient à leurs  clients la clef d'une autre énigme policière d'Agatha Christie, &lt;i&gt;La souricière&lt;/i&gt;,  jouée au théâtre depuis 1952, lorsqu'ils jugeaient leur pourboire trop  maigre. Vous souhaitez vous venger d'un ami ? Dites-lui aussi le twist  final de &lt;i&gt;Dix petits nègres&lt;/i&gt;. Le seul à avoir deviné le coupable fut le second mari d'Agatha Christie, Max Malloman, lors d'une lecture dans leur maison du Devon. Mais c'était sur un raisonnement erroné. Un coup de chance, quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-2964460315786100538?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2964460315786100538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2964460315786100538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/12/le-crime-parfait.html' title='Le crime parfait ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TQIJy7m-IjI/AAAAAAAABYA/1mRHi0NPsRU/s72-c/cl.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-275644046609105355</id><published>2010-11-22T09:06:00.000-08:00</published><updated>2011-01-03T11:42:27.792-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux enchantés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les coulisses de...'/><title type='text'>Rencontre avec un chasseur de fantômes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TOqYg8-DU9I/AAAAAAAABX8/dEhnGv3GEv0/s1600/conf_erick3.jpg" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="293" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TOqYg8-DU9I/AAAAAAAABX8/dEhnGv3GEv0/s400/conf_erick3.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Paris, sous le crachin de la nuit tombée. Au pied du mur d'enceinte du cimetière du Père-Lachaise, dans le cabinet d'un radiesthésiste où se sont rassemblés une trentaine de curieux, intrigués par le thème de la &lt;a href="http://www.besoindesavoir.com/article/article/id/648703"&gt;conférence&lt;/a&gt;, un homme raconte, non sans humour, d'étranges histoires de fantômes et de maisons&amp;nbsp; hantées. Mentaliste de profession, &lt;a href="http://www.maison-hantee.com/"&gt;Erick Fearson&lt;/a&gt; est l'un des rares chasseurs de fantômes français qui, chaque année, sillonne l'hexagone, poussant parfois ses enquêtes au-delà des frontières, à la découverte des mystères de notre patrimoine. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Lorsqu'il évoque sa visite dans la maison d'un couple qui se plaignait d'une respiration inexplicable ou de bruits de pas dans la nuit, les participants frémissent. Leurs yeux trahissent une inquiétude. On dirait des adolescents, réunis sous la tente, qui cherchent à se faire peur avec des histoires terrifiantes, à la lueur hésitante d'une lampe de poche. Pourtant, les récits sont sérieux. Les méthodes éprouvées. Les explications honnêtes. "&lt;i&gt;Cela peut être une chouette effraie, nichée dans les combles, dont la respiration fait penser à celle d'un être humain. Ou bien le vent qui fait cogner une branche d'arbre contre une fenêtre&lt;/i&gt;" conclut Erick. Mais, comme disait Sherlock Holmes, dans le &lt;i&gt;Signe des Quatre&lt;/i&gt;, "une fois éliminées toutes les impossibilités, l'hypothèse restante, aussi improbable qu'elle soit, doit être la bonne". Erick Fearson invite donc à porter un autre regard sur les phénomènes surnaturels. Qu'est-ce qu'un fantôme ? L'esprit d'un défunt ? Une forme d'énergie résiduelle ? Une porte sur une autre dimension de notre espace-temps ? Tant de témoignages font état d'apparitions, à travers l'histoire des civilisations. Serait-ce uniquement le fruit de l'imagination collective ? Pour le chasseur de fantômes, derrière chaque récit de témoin, qu'il y ait ou non une anormalité scientifiquement mesurable, il y a d'abord une quête de sens. Un message à décoder. C'est le propre de son travail. A la fois empirique, basé sur les faits, et intuitif, puisant dans les rouages de la psychologie humaine. Tel est le but : chercher une signification, à l'écart de toute tentation sensationnaliste.&lt;br /&gt;En bon orateur, Erick parvient à capter son public par le sens de la formule ("les fantômes n'apparaissent qu'à ceux qui doivent les voir"), par des anecdotes de terrain et des démonstrations. C'est ainsi qu'il présente deux outils de mesure : le détecteur de champs électromagnétiques et le thermomètre à visée laser. Le premier s'affole. Détecte-t-il du parasitage électrique ? Une source inconnue de magnétisme dans la petite pièce surchauffée ? Gérard, le propriétaire des lieux, apporte l'explication : dans une vitrine de la boutique, il y a des pierres provenant du site mégalithique de Stonehenge, en Grande-Bretagne. Elles seraient donc fortement chargées. Quant au second appareil, il indique 666°C dès sa mise en route. La température du diable ? Hilarité générale. C'est donc en toute légèreté qu'Erick Fearson aborde des sujets controversés. Pendant la pause, une participante qui accompagne une amie me confie : "&lt;i&gt;Je ne voulais pas venir. Ces sujets-là me font peur. Mais, j'apprécie l'humour du conférencier. Il ne se prend pas au sérieux.&lt;/i&gt;" Projetant une série de chroniques radio pour les fêtes, un journaliste de France Info est venu "en repérage". Pour entendre Erick, mesurer son discours. Le voilà rassuré. Ce n'est pas un charlatan, ni un illuminé gothique. Erick Fearson bouleverse les idées reçues, incitant chacun à éviter les jugements extrémistes pour privilégier la "voie du milieu". Soudain, il sort une photo et la fait passer dans l'assistance. Une forme spectrale se devine. "&lt;i&gt;Ce cliché a été pris par une journaliste à l'abbaye de &lt;a href="http://www.maison-hantee.com/files/mortemer/mortemer"&gt;Mortemer&lt;/a&gt;, en Normandie. La pellicule a été expertisée. Il n'y a aucun trucage. A ce jour, aucune explication rationnelle ne peut justifier cette silhouette.&lt;/i&gt;" Serait-ce le fantôme de Mathilde l'Emperesse qui hante cette vieille abbaye cistercienne de l'Eure ? Il faut dire que le lieu est chargé de légendes. Erick y a vécu de nombreuses expériences. En particulier, des caméras ou appareils numériques qui tombent subitement en panne pendant des tournages télévisuels. Ou encore, cette respiration qui a encerclé pendant cinq longues minutes une petite équipe de reporters. "&lt;i&gt;Certainement pas une chouette. Je peux le garantir. Son rythme s'accélérait. En outre, j'ai fait l'expérience d'une présence, tout près de moi, sans voir quiconque, à l'exception des membres de l'équipe. Paranormal ou pas, ce souvenir étrange me hante encore&lt;/i&gt;" confie Erick, l'air grave.&lt;br /&gt;Pourquoi les manifestations surnaturelles ont-elles souvent lieu la nuit ? Pour l'ambiance ? Pas seulement. "&lt;i&gt;La nuit, tous nos sens sont en alerte. On ne voit pas les choses de la même manière qu'en plein jour. Prenez l'exemple d'une ballade en forêt. Elle prend une autre dimension, la nuit. Notre perception est amplifiée.&lt;/i&gt;" Serions-nous ainsi plus ouverts à "l'inquiétante étrangeté" dont parlait Freud ? Parce que certains d'entre nous sont plus sensibles que d'autres, des "&lt;i&gt;médiums qui s'ignorent&lt;/i&gt;". Qu'avons-nous fait de notre sixième sens, celui de l'intuition, vestige d'une faculté primitive aujourd'hui atrophiée ? Pour clore sa conférence, le mentaliste nous propose de tester nos capacités psi, à l'aide de quelques accessoires comme des baguettes de radiesthésiste ou les fameuses cartes Zener. Télépathie, clairvoyance : à travers ces expériences, Erick recommande de se fier à sa première impression. Car, après quelques secondes, c'est l'intellect qui prend le dessus, nous fermant les portes d'un autre monde.&lt;br /&gt;Il est temps pour Erick Fearson de regagner sa Normandie natale. De s'effacer, comme un fantôme, avec le temps. Laissant à quelques privilégiés le sentiment d'avoir vécu une soirée hors du commun. Mais, Erick Fearson était-il bien là ce soir ? Ou était-ce le fruit de notre imagination ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-275644046609105355?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/275644046609105355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/275644046609105355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/rencontre-avec-un-chasseur-de-fantomes.html' title='Rencontre avec un chasseur de fantômes'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TOqYg8-DU9I/AAAAAAAABX8/dEhnGv3GEv0/s72-c/conf_erick3.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-2106112359430419003</id><published>2010-11-19T03:38:00.000-08:00</published><updated>2010-11-22T08:31:50.976-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gourmandises'/><title type='text'>L'Unesco passe à table</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TOZZ-bSi9lI/AAAAAAAABXw/nCCPuUep4dk/s1600/unesco.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="225" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TOZZ-bSi9lI/AAAAAAAABXw/nCCPuUep4dk/s400/unesco.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mercredi, c'est dans une belle cacophonie que le nouveau "ministre" des PME*, Frédéric Lefèbvre, chahuté à l'Assemblée Nationale, a salué l'inscription du repas gastronomique français au patrimoine immatériel de l'Unesco. Une bonne nouvelle pour les 92% de Français qui estiment que "manger est un plaisir", selon un sondage Harris Interactive pour la Fondation Nestlé France. Synonyme de bon moment passé en famille ou entre amis, fruit d'un savoir-faire culinaire, le repas reste sacré, malgré les dérives des déjeuners pris sur le pouce et qui vous restent sur l'estomac. D'après une étude, le plat préféré de nos compatriotes est le poulet rôti. Rien que de l'écrire, je sens son parfum me chatouiller les narines. Le découper dans les règles de l'art est une autre histoire. Nos chefs sont devenus de vraies stars dans le monde. La télévision multiplie les émissions de concours de cuisine. La littérature abonde. Chacun y va de sa recette, de son tour de main, de ses petits trucs. Au bout du compte : des rires, des larmes. Des réussites, couvertes de lauriers. Mais aussi des "fours" : le plat raté, le temps perdu. La cuisine, temple nostalgique des arômes où les poêlées frémissent, serait-elle la pièce la plus conviviale de nos habitations ? Pour saluer cette distinction internationale, voici un billet de gourmand, entre souvenirs et bons plans.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Tombé dans la marmite&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On ne naît pas fine bouche, on le devient. Forcément, enfant, on n'aime ni la soupe, ni les légumes. Mais les frites et les pâtes. Ma mère a toujours été bonne cuisinière, capable de passer l'après-midi aux fourneaux pour préparer son plat du soir, pour nous ou ses invités. Et je traînais toujours à ses pieds, pendu au tablier. Une cuisine goûtue, à base de beurre et de crème. Au diable le cholestérol ! Et puis une table toujours bien décorée. Forcément, ça marque. J'arrête ici la séquence freudienne pour faire un bon en avant de dix ans. Etudiant à Lyon, je rejoins l'équipe d'un guide gratuit, distribué une fois par an aux gones : le &lt;a href="http://www.petitpaume.com/"&gt;&lt;i&gt;Petit Paumé&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. La place rêvée pour tout amateur de bonne chère. Pendant plusieurs mois, je mange midi et soir au restaurant, au cœur de la capitale gastronomique, berceau des bouchons et des tonitruantes mères lyonnaises. Me voici dans la peau de Jean-Luc Petitrenaud, à renifler les marmites, trinquer, taper un brin de causette avec les chefs d'orchestre de nos papilles. Plus au nord, dans une maison du Morvan, mon père m'ouvre sa cave. Des crus de Bourgogne dont les noms font damner les saints. Normal pour un vignoble qui a longtemps appartenu à des moines ! Au campus, je refuse de céder à la facilité des raviolis froids, mangés à même la boite de conserve (authentique !), mais cultive l'envie de mijoter de bons petits plats, pour moi mais surtout pour les autres. Par contre, je déteste suivre une recette, un œil sur la casserole, l'autre dans un bouquin maculé de traces de gras. Je prends les grandes lignes et j'accommode. De ces années &lt;i&gt;Petit Paumé&lt;/i&gt;, je garde surtout un profond respect pour les professionnels de la table (un métier généreux mais exigeant) et la faculté de décrypter la carte, en un coup d'œil, pour y repérer la perle rare, le plat original qu'il ne faut surtout pas manquer. Au restaurant, je n'hésite jamais. J'ose. Je me laisse séduire. C'est toujours l'histoire d'une rencontre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Le Grand Restaurant&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au cinéma, deux films me donnent l'eau à la bouche : &lt;i&gt;L'aile ou la cuisse&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le Grand Restaurant&lt;/i&gt;. Deux comédies franchouillardes avec Louis de Funès en critique gastronomique ou en directeur de restaurant. Les répliques sont même devenues cultes en famille. Deux scènes mythiques, où De Funès cultive l'art du déguisement, restent la promesse d'une franche rigolade : le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=IsFfiD7TxVw"&gt;déjeuner&lt;/a&gt; de Charles Duchemin, grimé en texan, dans un boui-boui de province ; la &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=BRaow3DnMuI"&gt;visite-mystère&lt;/a&gt; de Monsieur Septime, tout en manières, pour tester ses employés pendant son absence. En outre, ce sont justement les grandes tables qui sont honorées par l'Unesco, celles qui tremblent à chaque sortie de guide, tellement les réputations se font ou se défont par les étoiles ou les macarons. Représentant de tous les gastronomes, le critique qui juge un restaurant mesure-t-il toute l'ampleur de sa responsabilité ? J'ai rencontré une fois un inspecteur du Michelin. Un britannique qui travaillait en loup solitaire. Un métier peu convivial, subjectif. Au &lt;i&gt;Petit Paumé&lt;/i&gt;, nous avons éprouvé les mêmes cas de conscience : coup de cœur ou coup de griffe ? Remercier ou fustiger ? Et sur quels critères ? Suis-je représentatif de mes contemporains ? Tout jugement est une question de goût. Et de bon sens. Et puis, le jour où vous poussez la porte d'un étoilé, comme Georges Blanc, à Vonnas, pour un menu gastronomique Terre &amp;amp; Mer, ou Chez Lasserre (merci Zident !), tout s'éclaire. Vous connaissiez le pire ? Vous connaissez maintenant le meilleur. Entre les deux, tout est désormais possible, relatif. Dans chaque restaurant, il faut s'adapter à la promesse. Ne pas exiger plus. Sinon, ne pas entrer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Cantines&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nos bonnes adresses deviennent nos "cantines". Un qualificatif affectueux, second degré, pour marquer la référence, là où sont nos habitudes, nos amis. A Paris, il y a eu la Taverne Basque, rue du Cherche-midi, l'autre maison de Pierre et Evelyne, des cœurs gros comme ça. Amoureux du Sud-Ouest, ils sont partis là-bas. Pour souffler un peu après de longues années passées en salle ou en cuisine, dédiés au plaisir des habitués et des curieux. Leur livre d'or parle à leur place. De l'anonyme à la célébrité, chacun a trempé sa plume dans leurs spécialités basques. La tradition, c'était d'arriver en avance pour partager une coupe, au comptoir. Nous n'étions plus au restaurant. Mais chez eux, en famille. Nombreux sont ceux qui n'oublieront jamais leur facilité à nous accueillir, à nous régaler. Un restaurant comme ça, il n'y en a pas deux dans une vie de bon vivant. Sur leurs traces, d'autres portes à pousser, ancrées dans ma mémoire : la Ferme Saint-Simon, dans le 7ème arrondissement de Paris, pour des anniversaires raffinés ; le Jardin des Remparts, à Beaune, pendant nos tournées de caves (mythique tartare de bœuf aux huîtres Gillardeau !) ; la Table des Echevins, aujourd'hui disparue, restaurant médiéval d'Olivier S., premier coup de cœur lyonnais. Aujourd'hui, d'autres bonnes tables ont fait leur entrée dans la liste de mes "cantines". Faut-il les garder jalousement ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Baby phone&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Près de chez moi, un restaurant a changé plusieurs fois de propriétaire. Il faut dire que la rue Beaugrenelle, dans le 15ème arrondissement de Paris, n'est pas très passante. On n'y vient surtout par envie. Non par hasard. Chef propriétaire passé maître dans l'art du riz au lait (l'une de ses spécialités, incontournable !), Denis Dujour s'est installé il y a deux ans, au numéro 12. Sa carte, tracée à la craie, est toujours en mouvement, inspirée des produits de saison, au goût du jour en quelque sorte. D'où le nom de son enseigne, malin jeu de mots avec son patronyme, &lt;a href="http://www.au-gout-dujour.com/"&gt;Au Goût Dujour&lt;/a&gt;. Régulièrement, pour les connaisseurs (s'inscrire à la mailing-list), il organise des dîners gastronomiques, dégustation de cinq plats, à 38 euros tout compris. Sa dernière création, pour donner une idée : velouté de châtaignes, pignon de pain et émulsion au lard ; lotte à la citronnelle et gingembre, courgettes et haricots verts ; carré d'agneau aux aromates, purée de topinambour aux tomates confites ; tome et huile d'herbe ; Dacquoise aux poires et vin rouge épicé. Tout un programme ! Allez-y de ma part. Vous dites que c'est le couple qui vient parfois, le soir, avec un baby phone. Car, par chance, le signal porte. Alors, on garde une oreille sur le sommeil des enfants, seuls à la maison. Je vous rassure : on garde aussi un œil sur l'immeuble. A deux pas de là, une autre adresse, excellent rapport qualité-prix pour un déjeuner d'affaires, en toute décontraction : le Blavet, rue de Lourmel. Une étape obligée si vous êtes dans le quartier, notamment pour admirer les belles moustaches du chef, façon Hercule Poirot.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(*) Pour faire court. Sa nomination exacte est Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, chargé du Commerce, de l'Artisanat, des PME, du Tourisme, des Professions libérales et de la Consommation. Cela vaut bien un &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=kJfh8JKEQD8"&gt;bizutage&lt;/a&gt;, non ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-2106112359430419003?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2106112359430419003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2106112359430419003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/lunesco-passe-table.html' title='L&apos;Unesco passe à table'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TOZZ-bSi9lI/AAAAAAAABXw/nCCPuUep4dk/s72-c/unesco.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-9170804578077911294</id><published>2010-11-09T02:42:00.000-08:00</published><updated>2010-11-19T03:38:45.473-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Fantômes littéraires</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNkgQzjlwrI/AAAAAAAABXs/UbH9VXD4KXQ/s1600/gw.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="243" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNkgQzjlwrI/AAAAAAAABXs/UbH9VXD4KXQ/s400/gw.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Dans ses mémoires, à paraître prochainement, George W. Bush, révèle qu'il a autorisé la torture contre le cerveau des attentats du 11 septembre, au nom de la sûreté de l'Etat. A l'époque, il pensait que le terroriste détenait des informations capitales sur des complots en préparation aux Etats-Unis. Interrogé par le &lt;i&gt;Washington Post&lt;/i&gt;, le professeur Boussiani, qui a co-présidé le comité des experts de l'ONU et rédigé la Convention contre la torture, estime que l'ancien président est passible de poursuites. Un scénario qui colle à l'intrigue du dernier film de Roman Polanski, &lt;i&gt;The Ghost Writer&lt;/i&gt;, adapté du roman éponyme de Robert Harris. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Véritable thriller hitchcockien, &lt;i&gt;The Ghost Writer&lt;/i&gt; est l'histoire d'un écrivain privé (Ewan McGregor), engagé par une maison d'édition pour terminer les mémoires d'un ex-premier ministre britannique (Pierce Brosnan) poursuivi pour crimes de guerre. La cour de justice internationale le soupçonne d'avoir livré des terroristes à la CIA pour les soumettre à la torture. Or, c'est son "nègre" littéraire qui va découvrir la vérité. Une histoire passionnante qui pose la question du rôle de ces écrivains de l'ombre ; des confidences dont ils sont la cible ; des cas de conscience qui les animent. Et de la légitimité d'écrire, soi-même ou avec l'aide d'une autre plume, ses mémoires. Pour laisser une trace dans l'histoire. Un métier méconnu qui, aujourd'hui, sort du brouillard. Ces "métis", comme on les appelle maintenant "plus élégamment", assistent les célébrités dans la rédaction de leurs mémoires et ont désormais le droit de figurer sur la couverture. Cette année, en France, c'est incontestablement &lt;a href="http://altitalenti.blogspot.com/2009/12/abracadabrantesque.html"&gt;Jacques Chirac&lt;/a&gt; qui a mis l'actualité littéraire en ébullition. Or, contrairement à Winston Churchill, nobelisé en son nom propre pour des écrits qu'il n'aurait pas rédigés seul, l'ancien président n'a pas caché sa collaboration avec Jean-Luc Barré. Coauteur de &lt;i&gt;Chaque pas doit être un but&lt;/i&gt;, ce dernier a confié à l'Express (18/02/10) : "Nous nous rencontrons en tête à tête deux matinées par semaine, dans ses bureaux de la rue de Lille. Dès le départ, il m'a dit : "Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez". Je l'enregistre, mets en forme, en prenant bien soin de garder ses formules et le style qui est le sien. Puis je lui communique les chapitres. Il ajoute des précisions si besoin. Au fil des mois, une relation complice et amicale s'est instaurée. C'est un véritable travail à quatre mains." Ce qui suppose une parfaite connivence. Et quand tout va mal ? Dans le film de Polanski, le "ghost writer" reprend le manuscrit d'un autre "nègre", disparu dans des conditions mystérieuses. Au fil de sa lecture et de ses échanges avec l'ancien homme politique, Adam Lang, il met à jour des secrets. Son travail de rédacteur se confond alors avec celui d'enquêteur. A aucun moment, son nom n'est cité. En outre, la caméra de Polanski ne le perd jamais des yeux. Le spectateur parvient alors très facilement à s'identifier à ce personnage anonyme et omniprésent, et vivre ses péripéties avec intensité. A l'instar des films du maître du suspense, Alfred Hitchcock,&amp;nbsp; un héros ordinaire est pris au piège, malgré lui, d'une machination infernale, bouleversant ses repères physiques et psychologiques, jusqu'à le perdre. Adam Lang manipule-t-il son "nègre" ? Lui cache-t-il des aspects de sa vie ? Tous ont un jardin secret qu'ils ne veulent pas dévoiler dans leur livre. Autre question : à qui peut-on attribuer la paternité de l'ouvrage ? Celui qui fait le plat ou bien celui qui l'assaisonne ? Le plus célèbre des "nègres" littéraires fut Auguste Maquet, l'autre Alexandre Dumas. Quand éclata une querelle entre les deux hommes, qui était le père de Monte-Cristo et de d'Artagnan ? Cruel dilemme. Dans son livre remarquable sur les grandes énigmes de l'histoire, Alain Decaux évoque le cas Shakespeare. Était-il bien l'auteur de ses œuvres ? Quelques années avant la première guerre mondiale, une cryptographe américaine fit une découverte dans le mur de la tour de Canonbury, à Londres. Elle mit à jour un panneau secret. Preuve qu'elle était parvenue à décrypter un message codé dans un texte de Francis Bacon, ce grand philosophe de la Renaissance, qui indiquait l'emplacement de cette cachette. Or, si le déchiffrage avait réussi, cela signifiait que les secrets des autres écrits de Bacon avaient été percés. Et l'un d'eux évoquait clairement qu'il était l'auteur des œuvres de Shakespeare. Une thèse qui a fait couler beaucoup d'encre. Nombreux seraient donc les "Cyrano de Bergerac" qui écrivent pour les autres, sans goûter aux baisers de Roxane. Profitent-ils de leur talent pour "chiffrer" un document, c'est-à-dire dissimuler un message codé dans un texte clair, comme une signature ? Dans "The Ghost Writer", c'est le manuscrit qui contient la clef de l'intrigue. Encore un tour de force qui a ravi le réalisateur de "La neuvième porte" où il était déjà question de livre codé. Décidément, être dans l'ombre encourage aux cachoteries ! Pourquoi, dans ce cas, ne pas reprendre la lecture du tome 1 des &lt;i&gt;Mémoires &lt;/i&gt;de Jacques Chirac pour y chercher une révélation, entre les lignes. Une histoire d'emplois fictifs, par exemple. Ah, encore des fantômes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-9170804578077911294?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/9170804578077911294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/9170804578077911294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/fantomes-litteraires.html' title='Fantômes littéraires'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNkgQzjlwrI/AAAAAAAABXs/UbH9VXD4KXQ/s72-c/gw.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3068430980441572664</id><published>2010-11-08T00:57:00.000-08:00</published><updated>2010-11-19T03:39:55.424-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>France "made in China"</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNe5Xw0rpTI/AAAAAAAABXo/JqWgHE_XrGo/s1600/contrats.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNe5Xw0rpTI/AAAAAAAABXo/JqWgHE_XrGo/s400/contrats.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Accueil à l'aéroport, garde républicaine, quartiers bouclés, dépose de gerbe à la tombe du soldat inconnu, protocole tiré au cordeau, dîner aux grands crus de Bordeaux, promenade des anglais : rien n'a été trop beau pour la visite à Paris du président chinois. Oui mais... &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;La rencontre de la réconciliation. Le matin même, à Troyes, Nicolas Sarkozy affirmait, malgré une grimace qui en disait long, que la "&lt;i&gt;Chine ne doit pas être vécue comme un risque mais comme une opportunité&lt;/i&gt;". En revoyant la scène, on se dit qu'il cherchait ses mots. Inhabituel. Puis, au cœur du voyage présidentiel, se tenait la cérémonie des contrats. Une image m'a fait sourire : à la table des négociations, les deux chefs d'état étaient sur&amp;nbsp; le point de signer eux-mêmes les engagements commerciaux, à la place des chefs d'entreprise. Un lapsus qui montre bien à quel point cet événement fut à visée politique et non économique. D'ailleurs, depuis cette mise en scène, la presse parle davantage de promesses que de commandes fermes. Exhumant au passage les autres voyages diplomatiques de la France ou les réceptions en grande pompe de chefs d'état controversés, dispositifs fort coûteux où des accords ont été signés. Or, très peu ont été honorés à ce jour. En outre, non seulement la Chine achète des avions ou des centrales à la France mais elle exige aussi un transfert de technologie auprès de leurs propres techniciens. Un vrai risque industriel&amp;nbsp; pour les entreprises françaises qui pourraient subir, à terme, le même sort que Danone avec Wahaha. Souvenez-vous. C'était en 1996. Les deux sociétés signaient un accord de coentreprise sur le marché de l'eau.&amp;nbsp; Danone détenait 51% du capital contre 49% pour la marque chinoise. Après quelques années de coopération, Danone découvrait que le dirigeant de Wahaha, Zong Qinghou, développait un réseau de vente parallèle à la joint-venture, sous la même marque. Le mariage s'est soldé par un divorce devant les tribunaux. Un litige réglé treize ans plus tard. Depuis, la Chine reste un potentiel paradoxal : croissance insolente, perspectives de marchés phénoménales, consommation débridée mais pression politique forte et atteintes graves aux droits de l'homme. Dans ces conditions, comment faire pleinement confiance à des dirigeants qui fustigent leur Nobel de la Paix ? Pourtant, la semaine dernière, l'heure était à l'entente cordiale. Aux oubliettes la rencontre critiquée entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï-lama. Le stylo de la balance commerciale avait remplacé la flamme olympique. Était-ce le prix à payer pour faire des affaires avec l'empire du milieu ? Je me pose la question. Car quand la Chine s'éveillera, elle pourrait bien nous endormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3068430980441572664?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3068430980441572664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3068430980441572664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/france-made-in-china.html' title='France &quot;made in China&quot;'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNe5Xw0rpTI/AAAAAAAABXo/JqWgHE_XrGo/s72-c/contrats.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-2017720602094921157</id><published>2010-11-04T11:42:00.000-07:00</published><updated>2010-11-13T14:24:31.955-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Alerte rouge</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNLywfVY9bI/AAAAAAAABXg/QHXPeMzad28/s1600/voldenuit.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNLywfVY9bI/AAAAAAAABXg/QHXPeMzad28/s400/voldenuit.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Ce matin, une fausse alerte a fait le tour des agences de presse du monde entier. En provenance des médias indonésiens, une rumeur évoquait le crash d'un airbus A380 de Qantas effectuant la liaison Londres-Sydney, après une escale à Singapour. Des témoins ont entendu une explosion suivie de la chute de débris rouges et blancs, aux couleurs de la compagnie australienne, près de l'île de Batam. Quelques heures plus tard, l'information est démentie. C'est l'explosion d'un réacteur (ou plutôt le "décapotage" d'un moteur), survenue sitôt après le redécollage de l'appareil transportant 459 personnes, qui a contraint l'avion à faire demi-tour. Aucun blessé à déplorer. Mais on imagine facilement la belle frayeur des passagers. Surtout ceux qui étaient assis près de l'aile. A chaque crise de ce genre, rapportée dans l'actualité, j'éprouve une angoisse et un soulagement. L'angoisse de l'avion. Et le soulagement de ne pas avoir été à bord. Car, vous&amp;nbsp; l'aurez compris, j'ai peur en avion. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Petit, j'étais impressionné par la majesté de ces beaux oiseaux de métal. En entrant par la porte avant, je jetais un œil au cockpit, admirant les pilotes dans leurs beaux uniformes et la multitude de boutons, écrans et diodes lumineuses qui couvrent le tableau de bord. Aujourd'hui, je regarde toujours, mais dans l'espoir d'y voir un commandant d'âge mûr, expérimenté, et pas un petit jeunot à l'allure de Tom Cruise dans &lt;i&gt;Top Gun&lt;/i&gt;. Autrefois, l'hôtesse m'accueillait de son sourire jovial qui semblait dire "bonjour, jeune homme. Ça te dirait d'aller dans le cockpit pendant le vol ? Je vais arranger ça, promis". Désormais, dans le même sourire, je veux y lire "ne vous inquiétez pas monsieur, ça va bien se passer. Personne n'a envie de mourir aujourd'hui". Avant, je me demandais s'il y avait des parachutes. Cela faisait rire tout le monde. Maintenant, la démonstration des consignes de sécurité me donne la chair de poule. Et la vue d'un gilet de sauvetage ou d'un masque à oxygène me fait presque tourner de l'œil. D'ailleurs, quel est l'intérêt d'un gilet de sauvetage sur un Paris-Nice ? En avion, la peur est irrationnelle. On a peur par ignorance. C'est pourquoi je ne perds jamais de vue le personnel navigant, véritable baromètre de la qualité d'un voyage. Si, alors qu'elle sert paisiblement les rafraichissements dans l'allée centrale, l'hôtesse se précipite à l'avant de l'appareil et ferme le rideau d'un coup sec, ce n'est pas bon signe. Si elle s'assoit sur son fauteuil et attache sa ceinture, un sourire forcé, il y a risque de turbulences. Si elle dialogue, l'air grave, avec le steward, lui aussi ceinturé, il est temps de prier. Et puis, enfant, mes parents m'ont emmené voir le film "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?" (le 1 ou le 2, je ne sais plus), ce nanar américain sorti au cinéma dans les années 80 avec Leslie Nielsen dans le rôle du médecin. Oui mais voilà : insensible à l'humour potache, j'ai pris au premier degré cette histoire d'intoxication alimentaire dans un avion sans pilote. Aussi, quand je dois prendre l'avion, je perds l'usage de la parole, 48 heures avant. Et dès que j'entends le bruit de fond de l'appareil, mon imagination s'enflamme. J'ai pourtant tout essayé pour me détendre : boire de l'alcool, prendre des cachets ou écouter du Nicolas Canteloup (merci Eric !). Rien n'y fait. Comme psychanalyse, j'ai même eu droit à un vol de nuit sur un avion postal, comme Saint-Exupéry. Grâce à un ami pilote, je n'oublierai jamais cette expérience aussi intimidante que magique. Lorsque, après avoir fait le tour de l'appareil (un Boeing 737), nous embarquons par l'escalier et prenons place à bord du cockpit, la curiosité l'emporte sur la phobie. A l'époque copilote, mon camarade s'installe à droite et enregistre les paramètres de vol, à l'aide de son ordinateur portable. Tout est informatisé, calculé, calibré. Pour être performant, notamment dans la consommation de carburant. Dans la cabine, à l'arrière, des containers de courrier et de colis. La tour de contrôle donne le go. C'est l'heure où le trafic "passagers" est terminé. Le ciel est à nous. Direction Toulouse. Les pilotes me donnent quelques consignes : "Si le voyant rouge s'allume, il y a le feu en cabine. On n'ouvre pas la porte et on se pose en urgence. En cas de dépressurisation de l'appareil, tu prends le masque, ici, et tu le places comme ça sur ta tête. Avec tout ce qu'on aura à gérer, nous n'aurons pas le temps de s'occuper de toi. Et tu as quelques minutes avant de perdre connaissance..." A cet instant précis, je vis ce qu'on appelle un "moment de solitude", me demandant ce que je fais là, assis sur mon strapontin, entre deux jeunes pilotes qui s'apprêtent à faire décoller un 737. Seulement, ce n'est pas un jeu vidéo. C'est pour de vrai ! Pendant le vol, ils m'expliquent les procédures et me confient des anecdotes du métier, plus légères que le coup du voyant rouge et du masque à oxygène. L'approche sur la ville rose est le clou du spectacle. Des lumières apparaissent au loin, dans le noir, et deviennent de plus en plus denses, comme les étoiles de la voie lactée. Au moment de toucher le sol, un animal traverse furtivement la piste. Un renard ? Un gros lapin ? Nous l'évitons de justesse. "C'est préférable à l'atterrissage" me dit-on, dans un euphémisme. Le temps de livrer la marchandise et nous repartons, sans descendre de l'avion. Au retour, comme nous sommes plus légers, il faut recalculer les paramètres de vol, pour économiser du kérosène. Certes. Pendant le vol retour, je pose une question innocente : avec tout ce trafic (80 000 vols civils par jour dans le monde), comment deux avions s'évitent-ils en plein ciel ? "Une application permet aux avions qui se croisent de communiquer entre eux. Si l'un d'eux monte, l'autre reçoit automatiquement l'ordre de descendre. Et les pilotes ne doivent pas forcer la procédure." Me voilà rassuré. A Roissy-CDG, le ciel est chargé. Le plafond est bas. Nous faisons une approche dans les nuages. C'est impressionnant de ne voir la piste éclairée qu'au tout dernier moment. Sitôt après ce vol, j'ai repris l'avion. Pour le travail. Une grande sérénité m'avait gagné. Tel Jamy dans &lt;i&gt;C'est pas sorcier&lt;/i&gt;, j'étais intarissable : un avion,&amp;nbsp; comment ça marche ? J'ai parlé du fameux voyant rouge à ma voisine. Elle a grimacé. Et puis, il y a eu Rio-Paris. Le 1er juin 2009. Finie ma belle assurance ! Car même un avion sérieux, sur une compagnie sérieuse, n'est pas à l'abri d'un drame. Sans explication. Alors, j'ai à nouveau sombré dans la psychose. L'avion est le moyen de transport le plus sûr au monde, clament ses défenseurs. Et alors ? Je n'ai pas envie de jouer à la roulette russe. Moi, j'ai peur. Et toutes les statistiques du monde n'y changeront rien. Il n'y a que Gad Elmaleh pour en rire. Et me faire rire. Comme lui, "j'arrêterais d'avoir peur en avion le jour où on arrêta d'applaudir les pilotes parce qu'ils ont réussi l'atterrissage" !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-2017720602094921157?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2017720602094921157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2017720602094921157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/alerte-rouge.html' title='Alerte rouge'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNLywfVY9bI/AAAAAAAABXg/QHXPeMzad28/s72-c/voldenuit.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8467018774917912200</id><published>2010-11-02T08:51:00.000-07:00</published><updated>2010-11-08T00:58:45.961-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lieux enchantés'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Le château de tous les mystères</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNAxDLSYoFI/AAAAAAAABXY/3PZH_raITI8/s1600/chateaumottenuit.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNAxDLSYoFI/AAAAAAAABXY/3PZH_raITI8/s400/chateaumottenuit.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;Il était une fois un conte de fées. Un château du XVème siècle qui apparait, au détour d'une route, perché en haut de son promontoire. Sa silhouette médiévale réveille en nous les histoires de chevaliers et de dragons. Sous l'oriflamme rouge et or qui flotte au vent, la &lt;i&gt;Belle aux bois dormant &lt;/i&gt;attend le baiser du valeureux prince. Je cherchais une adresse sur la route des vacances, une halte étonnante à mi-parcours pour éviter de traverser d'une traite le grand ouest et ne garder que l'image du bitume, entre le Bassin d'Arcachon et Paris. Or, à hauteur de petite fille, seuls les châteaux font rêver. Les "châteaux de princesses". Alors, je réserve une chambre d'hôtes au &lt;a href="http://www.chateau-de-la-motte.net/"&gt;Château de la Motte&lt;/a&gt;, à Usseau, dans la Vienne. Pour la nuit d'Halloween. Curieux hasard. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;L'automobiliste pressé qui préfère avaler du kilomètre l'entraperçoit quelques instants depuis l'A10, dominant le paysage, au nord de Châtellerault. Les écoliers comme moi empruntent une autre route. Depuis 10 ans, Marie-Andrée et Jean-Marie Bardin, d'anciens ch'tis à la pointe de l'hospitalité, font revivre le site historique en proposant des chambres d'époque, une table garnie de légumes d'antan et des visites guidées à la belle saison. Une fois à l'intérieur, c'est &lt;i&gt;Fantômas contre Scotland Yard&lt;/i&gt;. Comme le commissaire Juve (Louis de Funès), le châtelain vous conduit à votre chambre [&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=tUAZ3XNnRgU&amp;amp;feature=related"&gt;extrait&lt;/a&gt;], au rythme des grandes et des petites histoires. Notamment celle de Baudart, l'amant assassiné d'Isabelle de Poissy, dont le fantôme s'échappe parfois du vieux puits où son corps fut jeté il y a plus de 500 ans. Se moquerait-on de moi ? Attention à la marche dans le couloir ! Au dîner, ambiance &lt;i&gt;Cluedo&lt;/i&gt;. Une quinzaine de couverts sont dressés autour de la table. Les invités ne se connaissent pas. Rassemblés pour l'apéritif, nous discutons, en toute légèreté, avec nos voisins de chambre. D'où venez vous ? Pourquoi êtes-vous là ? Le célèbre roman d'Agatha Christie, &lt;i&gt;Dix petits nègres&lt;/i&gt;, est revisité, à la lueur du feu de bois et des bougies. Un Docteur Lenoir parmi nous ? Le chandelier ou la corde ? La soirée promet d'être longue. A table, on s'attend à voir entrer la gouvernante, porteuse d'une enveloppe contenant des pépins d'orange, d'une quantité correspondant au nombre de convives. Un sinistre présage, à l'heure du souper, qui annonce la mort imminente de celui qui les reçoit. C'est le procédé diabolique imaginé par Conan Doyle, dans une nouvelle de Sherlock Holmes, et au cœur du scénario de la &lt;i&gt;Maison de la peur&lt;/i&gt; (1945), avec Basil Rathbone dans le rôle du détective [&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=DRCxVQNSaLs"&gt;extrait&lt;/a&gt;]. Après chaque disparition tragique, un nouveau courrier est déposé. Un pépin en moins dans l'enveloppe mais un en plus pour la police. Dieu merci, ce soir, pas de pépin d'orange. Plutôt de citrouille. Au coucher, le fantôme de Baudart ne fait plus sourire du tout. On l'espère vivement au fond de son puits. A moins que ce soit l'occasion d'une expérience surnaturelle ? Être le témoin d'une apparition. Tel est le vieux rêve de tout chasseur de spectres. Quant à moi, l'idée d'un château hanté n'a pas raison de mon sommeil. L'esprit serein, je m'apprête à rejoindre le monde des fées et des princesses qui peuplent déjà les rêves de mes filles. Pourtant, alors que j'éteins la dernière lumière, je me demande où est mon appareil photo. On ne sait jamais.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8467018774917912200?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8467018774917912200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8467018774917912200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/11/le-chateau-de-tous-les-mysteres.html' title='Le château de tous les mystères'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TNAxDLSYoFI/AAAAAAAABXY/3PZH_raITI8/s72-c/chateaumottenuit.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3746690212044337271</id><published>2010-10-22T03:35:00.000-07:00</published><updated>2010-11-02T08:51:56.603-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Aux pompes, citoyens !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;img border="0" height="320" src="http://www.philippetastet.com/contenu/abonnes/Magic/ACTU-ECONOMIE/images/hausse-prix-essence.jpg" width="292" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peinant de plus en plus à se justifier, la grogne sociale emprunte aujourd'hui à l'Histoire ce qu'elle n'est plus capable d'expliquer par elle-même. Souvenez-vous de la commissaire européenne, Viviane Redding, qui avait fait un parallèle entre l'expulsion de Roms et les déportations de la Seconde Guerre Mondiale. Entendu ce matin sur Europe 1, le leader des militants CGT du groupe Total, Charles Foulard, a qualifié  l'intervention des gendarmes à la raffinerie de Grandpuits "&lt;i&gt;d'entrave au droit de grève&lt;/i&gt;", n'hésitant  pas à évoquer les rafles de Pétain. Rien que ça ! &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Nous laisserons aux victimes de cette douloureuse période de notre histoire, à leurs familles et aux Justes qui ont sauvé des milliers de vies, le soin d'apprécier l'allusion. Témoins sarcastiques des mouvements sociaux en France, les journaux étrangers parlent d'un nouveau mai 68. Désormais, on devrait plutôt parler d'un nouveau juillet 1789. En effet, après la prise de la Bastille, symbole du soulèvement révolutionnaire contre le pouvoir de la noblesse, c'est la prise de Grandpuits. Et les piquets de grève ont remplacé les fourches. Dans un point presse organisé au milieu de la nuit dernière, Charles Foulard a déclaré : "&lt;i&gt;Du temps de Pétain, nous connaissions les rafles ; sous l'ère de Nicolas  Sarkozy, nous connaissons la rafle de nos acquis sociaux, la rafle du  droit syndical puisque, par cette réquisition, il entrave les salariés  dans leur exercice du droit de grève&lt;/i&gt;". Quid de l'entrave à la liberté de circulation ? Et au droit des Français à travailler avec sérénité ? Car les petits matins ne sentent plus les croissants et le café chaud. Ils ont comme un goût amer. La France qui se lève tôt ne sait pas si elle retrouvera sa voiture en bon état, si elle pourra faire le plein d'essence et franchir les barrages&amp;nbsp; routiers, pour rejoindre leur bureau, à l'heure. Dans le dictionnaire, grève signifie "cessation collective et concertée du travail, décidée par les salariés dans le but d'appuyer une revendication professionnelle". Nulle part, il est écrit : "Loi de Murphy, appelée aussi loi de l'emmerdement maximum ; donne le droit aux salariés en grève de bloquer la libre circulation des marchandises et des personnes dans un pays en vue de paralyser l'économie." Grandpuits est donc en passe de devenir un nouveau symbole d'opposition aux "&lt;i&gt;riches et aux puissants&lt;/i&gt;" que "&lt;i&gt;Nicolas Sarkozy s'attache surtout à protéger depuis les élections présidentielles&lt;/i&gt;". Nous y sommes : la mobilisation ne concerne plus seulement la reforme des retraites. Elle s'est élevée (façon de parler) à un débat plus large, et surtout plus politisé, visant à stigmatiser la lutte des classes. Et Charles Foulard de rappeler que le mouvement social ("mouvement", drôle d'appellation pour une immobilisation devant les grilles d'un site industriel !) ne s'est pas formé "&lt;i&gt;contre l'économie du pays&lt;/i&gt;". "&lt;i&gt;On ne fait pas un mouvement social pour paralyser un pays. Ça n'a jamais été l'objectif&lt;/i&gt;". Objectif, non. Mais conséquence, oui. Alors, il temps que tout le monde prenne ses responsabilités. Avant que les patiences ne soient usées, comme dirait Audiard. Et surtout, avant que des têtes ne tombent. Aux pompes, citoyens ! Formez vos bataillons. Roulons, roulons. Qu'un pétrole raffiné abreuve nos réservoirs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Illustration : &lt;a href="http://www.philippetastet.com/"&gt;Philippe Tastet&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3746690212044337271?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3746690212044337271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3746690212044337271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/aux-pompes-citoyens.html' title='Aux pompes, citoyens !'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4390446685028527411</id><published>2010-10-20T02:54:00.000-07:00</published><updated>2010-10-22T03:35:31.694-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Quelque chose de pourri</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TL66UJ2d7ZI/AAAAAAAABWw/eR0IxpYPhIc/s1600/poubelles.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TL66UJ2d7ZI/AAAAAAAABWw/eR0IxpYPhIc/s400/poubelles.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la scène 4 de l'acte premier, un spectre se manifeste à Hamlet et lui fait signe de le suivre. Son ami Horacio l'en dissuade : &lt;i&gt;"Eh quoi&amp;nbsp;! monseigneur, s'il allait vous attirer vers les flots ou sur la  cime effrayante de ce rocher qui s'avance au-dessus de sa base, dans la  mer&amp;nbsp;; et là, prendre quelque autre forme horrible pour détruire en vous  la souveraineté de la raison et, vous jeter en démence&amp;nbsp;?"&lt;/i&gt; Ignorant la mise en garde de ses amis, il part avec le fantôme. Horatio déclare : &lt;i&gt;"L'imagination le rend furieux"&lt;/i&gt;. C'est alors que Marcellus, un officier,&amp;nbsp; prononce la célèbre tirade &lt;i&gt;"il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark"&lt;/i&gt;. Quatre siècles après cette tragédie de William Shakespeare, la même scène se déroule aujourd'hui, en France. Des grévistes, aveuglés par le spectre des syndicats, poursuivent une illusion, au risque d'y perdre la raison et le bon sens, sans tenir compte des mises en garde. Conséquence : "Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France". &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;La protestation qui s'éternise contre la réforme des retraites, c'est la porte ouverte aux dérapages, à l'enlisement. Alors, oui, aujourd'hui, ça pue. Les cheminots durcissent le mouvement alors qu'ils sont les mieux lotis du système, faisant partie des régimes spéciaux (retraite à 50 ans). Un début de preuve ? Une gaffe de Didier le Reste, responsable CGT à la SNCF en mai dernier sur RTL, un discours passé inaperçu jusqu'à maintenant, parfois détourné à des fins politiques (soyons honnêtes), mais qui fait à nouveau le buzz. Et pour cause. Lorsque le journaliste lui a demandé s'il n'a pas peur que les cheminots soient taxés de privilégiés, le syndicaliste a rétorqué "&lt;span style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Celui qui me dit ça, je lui dis :  sortez votre fiche de paie. Moi, j’ai 34 ans d’ancienneté. Vous savez  combien je touche moi de retraite net, et je suis contrôleur de la SNCF.  Je touche 2 300 euros. Il est où, là, le privilège ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;" De nombreuses voix se sont élevées. Car la retraite moyenne des Français se monte à 1 625 euros pour les hommes et 979 euros pour les femmes. Dans un démenti, Didier le Reste explique avoir été victime d'un lapsus  puisqu'il était toujours en activité à cette époque. Il aurait donc  parlé de son salaire et non de sa retraite dont il ignorait encore le  montant. Lapsus ou pas, c'est du plus mauvais effet de parler d'argent, sur un ton misérabiliste, à l'heure où la majorité des Français peinent à boucler les fins de mois. Autre pavé jeté dans la mare nauséabonde : le blocage des raffineries par des militants CGT et FO et le spectre (encore lui !) d'une pénurie d'essence, à quelques jours des vacances de la Toussaint. Près d'un tiers des stations-service de France seraient à sec. Du coup, les empoignades musclées se multiplient à la pompe. Or, est-ce normal qu'un petit nombre de manifestants bloque un pays en panne de croissance, sous prétexte que le gouvernement ne veut pas céder sur une réforme, actuellement entre les mains du Sénat ? Je ne crois pas. C'est un manque total de responsabilité qui risque de se payer dans les chiffres du chômage et de la consommation des ménages bien avant les urnes. Pourquoi résister à ce point au changement ? Est-ce montrer l'exemple aux jeunes, que l'on détourne au passage de leurs études, ciment de leur avenir ? C'est bien de réfléchir sur sa vie à 60 ans. Mais pourquoi pas dans une copie de philo ? Car, chers étudiants et lycéens, sachez que les mots sont toujours plus efficaces que les jets de pierre. Tiens, les dégradations, parlons-en ! Une mobilisation lycéenne, qui prend plus souvent la tournure d'un flash mob qu'un défilé organisé, est systématiquement infiltrée par des casseurs qui en profitent pour voler, brûler, blesser. Où est-elle, la maîtrise du mouvement ? Chers responsables des principales organisations lycéennes, dites-vous que le pourrissement attire toujours les mouches. Et les rats. Sans oublier les barrages routiers, les perturbations dans les transports en commun, les poubelles à Marseille, le blocage des avions, etc. A l'étranger, les journaux raillent. Vu de là-bas, la France vivrait un nouveau mai 68. La faute à qui ? Suivez mon regard : en tête des cortèges, ils se cachent derrière des banderoles. Tels des professeurs Frankenstein inconscients, les leaders syndicaux ont lâché leur créature. Elle est désormais hors de contrôle. Son objectif n'est plus seulement d'avaler la réforme des retraites. Mais de faire feu de tout bois (si j'ose dire), à commencer par la politique économique de Nicolas Sarkozy. La campagne aurait-elle déjà commencé ? Une chose est sûre : la radicalisation du conflit va finir par faire perdre aux manifestants leur principal carburant, le soutien de l'opinion publique, quoi qu'en disent les sondages (suspects, par nature). Espérons que le futur remaniement ministériel de novembre saura apaiser le climat social. Ah qu'il est loin, ce fameux 12 juillet 1998 où la France était descendue dans la rue. Pour chanter. Pas pour gueuler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4390446685028527411?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4390446685028527411'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4390446685028527411'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/quelque-chose-de-pourri.html' title='Quelque chose de pourri'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TL66UJ2d7ZI/AAAAAAAABWw/eR0IxpYPhIc/s72-c/poubelles.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-385831354365911459</id><published>2010-10-15T02:47:00.000-07:00</published><updated>2010-10-20T02:55:52.799-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Plus vite que son ombre</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLgeEpeLTwI/AAAAAAAABWs/yuzT4JfhbDE/s1600/lucky_luke_ombre.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="327" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLgeEpeLTwI/AAAAAAAABWs/yuzT4JfhbDE/s400/lucky_luke_ombre.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin, après avoir déposé (que dis-je, expédié !) les filles à l'école, je marchais à vive allure vers mon rendez-vous. Et je n'étais pas le plus rapide dans la rue. Piétons, voitures, camionnettes, scooters, mamies et petits chiens : tout le monde se précipitait vers son but, comme des abeilles virevoltant dans la ruche, affairées à livrer leur pollen pour sortir le miel du jour. Témoin de ce rodéo matinal, les paroles d'une &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=AnKXGmdK0eI"&gt;chanson&lt;/a&gt; me sont venues sur les lèvres : "Et c'est le temps qui court, court, qui nous rend sérieux. La vie nous a rendu plus orgueilleux". Plus orgueilleux et surtout, plus cons. Car, passées les bonnes résolutions de la rentrée où il était convenu de se coucher tôt, pour se lever bon pied bon œil et prendre le temps d'un petit déjeuner, avant de conduire les enfants à l'école, en toute sérénité, le froid de l'automne et surtout la litanie des mauvaises nouvelles, égrenées à la radio comme la voix de la malédiction, ont rendu le temps plus rapide que nous. Nous mettant en laisse, derrière lui. La chèvre de monsieur Seguin a laissé place au mouton de Panurge. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Mais pourquoi le temps prend-il un malin plaisir à nous rendre dépendant de notre montre ? Surtout en ville. Serait-ce plus sage à la campagne ? C'est en tous cas l'impression que j'ai lorsque des amis, expatriés en province, témoignent d'une autre qualité de vie, une autre appréciation du temps. La ville est donc un concentré de précipitations en tous genres. On ne peut rien faire en marchant, même si on n'a rien à faire. Pourquoi courrons-nous ? Pour rattraper le temps perdu ? Ou pour fuir la morosité de l'actualité : les lycéens qui pensent à leur retraite avant leur bac (curieuse notion du temps), les pompes à essence qui s'assèchent à une semaine des vacances de la Toussaint (encore temps de faire le plein !), les poubelles malodorantes qui s'entassent à Marseille (l'air du temps ?), les mineurs chiliens qui, après le souci de la fraternité, vendent leurs aventures aux plus offrants (un temps pour tout...), etc. Heureusement que Lucky Luke est de retour. Car le temps semble n'avoir aucune emprise sur le "lonesome cow-boy". Pas besoin de courir, il tire plus vite que son ombre. Le nouvel album de ses aventures, &lt;i&gt;Lucky Luke contre Pinkerton&lt;/i&gt;, sort en librairie, aujourd'hui, vendredi 15 octobre. Ai-je bien lu mon agenda ? Nous sommes déjà mi-octobre ? Mince, je n'ai pas vu le temps passer depuis la rentrée. Et le business qui tarde à repartir. Pourtant, les gens sont débordés. Cela devrait être bon signe, non ? Que nenni ! Entre les acheteurs et les vendeurs, il y a le temps qui fait barrage. Pour preuve, rien de telle qu'une petite séance de prospection par téléphone pour vous foutre le moral dans les chaussettes. "Est-ce que je vous dérange ?" est la question à ne plus poser. Puisque c'est toujours "oui", par défaut. Vous me direz, c'est rarement : "Non, non, pas du tout. Vous ne me dérangez pas. Je suis affalé dans mon fauteuil de bureau en train de me tourner les pouces et j'attendais justement votre appel"... Je rebondis, poliment : "Quand puis-je vous parler ?". La réponse tombe comme un couperet absurde : "Pas avant la fin de l'année. En janvier, ça sera plus tranquille". Mais, en janvier, il y aura la reprise de la nouvelle année, la galette des rois, le froid de l'hiver, les gaz à effet de serre, la grippe, le sapin à descendre sur le trottoir,... Comme j'aimerais être Lamartine pour dire "ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices ! Suspendez votre cours : laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours !" Oui, mais voilà : je ne suis ni chanteur, ni poète. Et comme dirait Benjamin Franklin, "le temps, c'est de l'argent."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-385831354365911459?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/385831354365911459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/385831354365911459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/plus-vite-que-son-ombre.html' title='Plus vite que son ombre'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLgeEpeLTwI/AAAAAAAABWs/yuzT4JfhbDE/s72-c/lucky_luke_ombre.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8148623629297744285</id><published>2010-10-12T02:43:00.000-07:00</published><updated>2010-10-15T05:24:11.230-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Salut l'artiste</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLQrYTTI3jI/AAAAAAAABWo/hGwFVQoHLoQ/s1600/11516759.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLQrYTTI3jI/AAAAAAAABWo/hGwFVQoHLoQ/s400/11516759.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel est le point commun entre Molière, Ayrton Senna, Eric Tabarly et Eric Establie ? Tous de grands professionnels dans leur domaine, ils sont morts dans des conditions tragiques, pratiquement "sur scène", dans l'élément qu'ils connaissaient le mieux. Suscitant l'émotion de leurs contemporains.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dramaturge et acteur de théâtre, Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, est pris de convulsions au cours d'une représentation du &lt;i&gt;Malade imaginaire, &lt;/i&gt;au Palais-Royal. Avec ce titre, on pourrait croire à un exercice de style mais il n'en est rien. Sa douleur n'est pas feinte. Il expire quelques heures plus tard d'une congestion pulmonaire, le 17 février 1673. Pourtant, contrairement à la tradition, il décède chez lui. Mais l'acte premier de ce drame a bien eu lieu sur scène. Son biographe, Grimarest, qui avait 15 ans à l'époque des faits, écrira : "&lt;i&gt;Les Comédiens tinrent les lustres allumez&lt;sup class="reference" id="cite_ref-10"&gt;&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moli%C3%A8re#cite_note-10"&gt;&lt;span class="cite_crochet"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="cite_crochet"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;,  et la toile levée, précisément à quatre heures. Molière représenta avec  beaucoup de difficulté&amp;nbsp;; et la moitié des spectateurs s'aperçurent  qu'en prononçant Juro, dans la cérémonie du Malade Imaginaire,  il lui prit une convulsion. Aïant remarqué lui-même que l'on s'en étoit  aperçu, il se fit un effort, et cacha par un ris forcé ce qui venoit de  lui arriver. Quand la pièce fut finie il prit sa robe de chambre, et  fut dans la loge de Baron, et lui demanda ce que l'on disoit de sa  pièce. Baron lui répondit que ses ouvrages avoient  toujours une heureuse réussite à les examiner de près, et que plus on  les représentoit, plus on les goûtoit. “Mais”, ajouta-t-il, “vous me  paroissez plus mal que tantôt”. “Cela est vrai”, lui répondit Molière,  “j'ai un froid qui me tue”&lt;/i&gt;" En outre, d'après l'écrivain russe Boulgakov, Molière, épuisé, avait refusé d'annuler la représentation, contre l'avis de ses médecins. Professionnel, jusqu'au bout.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Véritable idole au Brésil, le pilote de Formule 1, Ayrton Senna, est mort le 1er mai 1994, dans un accident lors du Grand Prix de Saint-Martin, en Italie. Trois fois champion du monde en 1988, 1990 et 1991, vainqueur de 41 Grands Prix et auteur de 65 pole positions, il est le dernier pilote de F1 à ce jour à avoir trouvé la mort en compétition. Un week-end noir, sur le tracé d'Imola. Vendredi, Barichello fait une violente cabriole. Il s'en tire blessé. Le lendemain, aux essais qualificatifs, le pilote autrichien Roland Ratzenberg se tue au volant de sa Simtek-Ford après avoir perdu un aileron, dans le virage de Tosca. Profondément affecté par le décès de son collègue, Senna dispute malgré tout le Grand Prix, le dimanche. Mais il confie à son amie un mauvais pressentiment. Elle le dissuade de prendre la piste. Senna lui rétorque : "&lt;span class="citation"&gt;&lt;i&gt;Sid, there are certain things over which we have no control. I cannot quit, I have to go on." &lt;/i&gt;Le 1er mai, au départ, premier accident au feu vert : une Lotus percute une Bennetton, sur la grille. Des débris touchent la foule. Quelques minutes plus tard, à 14h18, Ayrton Senna perd le contrôle de sa monoplace dans une courbe et rentre de plein fouet dans un mur en béton à 210 km/h. Il meurt, à l'hôpital, des suites d'un choc violent à la tête. Dans le cockpit de sa voiture, un officiel de la course retrouve un drapeau autrichien. Celui qu'il avait prévu de brandir en cas de victoire, à la mémoire de Ratzenberg. Maudit week-end !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="citation"&gt;Quatre ans plus tard, un grand navigateur français meurt en mer d'Irlande, au large du pays de Galles, dans la nuit du 12 au 13 juin 1998. Alors qu'il convoie en équipage Pen Duick pour un rassemblement en Ecosse, Eric Tabarly est projeté à l'eau par le pic d'une voile au cours d'une manœuvre où il n'est pas attaché. Selon les témoins, la mer est agitée. Des creux d'au moins trois mètres. Or, il ne portait pas de gilet de sauvetage. Comme rarement. Vêtu d'un simple ciré et de bottes, à l'ancienne, il ne parvient pas à rejoindre le bateau. Malgré les tentatives désespérées de ses compagnons pour le récupérer et les recherches de la RAF, Eric Tabarly est arraché aux hommes par cette mer qu'il aimait tant. Des pêcheurs retrouvent son corps, le 20 juillet, aux environs de Waterford. Une faute d'inattention pour un marin expérimenté. La tragédie n'épargne vraiment personne.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="citation"&gt;Hier, le spéléologue disparu dans les gorges de l'Ardèche depuis huit jours a été retrouvé, noyé, par deux plongeurs britanniques&amp;nbsp; partis à sa recherche. Samedi dernier, des secouristes croyaient l'avoir entendu, sous la roche. L'espoir était grand. Tous ses collègues et amis s'accordent à dire qu'Eric Establie, 45 ans, était l'un des plus grands spéléologues au monde, doté d'un sang-froid hors du commun et d'un mental d'acier. Scaphandrier de profession, il dirigeait une société de travaux maritimes et sous-marins à Cannes. En mars 2009, il avait participé à la remontée du corps sans vie d'un plongeur chevronné dans une rivière souterraine du Lot. Cette fois-ci, c'est lui qui a perdu la vie, coincé par un éboulis qui ne lui a laissé aucune chance, sur un tracé qu'il connaissait bien. Quelle ingratitude !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="citation"&gt;Que peuvent nous enseigner toutes ces disparitions injustes ? Pourquoi, même les meilleurs, animés d'un moral à toute épreuve et aguerris aux risques de leur métier, périssent malgré tout, dans un "vulgaire" accident, défiant toutes les précautions d'usage ? Ont-ils péché par excès de confiance en eux ? Ont-ils surestimé leurs capacités ? Par aveuglement ? Par orgueil ? Comme ces skieurs du dimanche qui bravent les interdits du hors-piste, à "leurs risques et périls". Et finissent le nez dans la poudreuse. Ou, plus dramatiquement, sous la neige d'une avalanche ? Molière, Senna, Tabarly, Escalie et tant d'autres, célébrités ou anonymes de tous les siècles : ils n'ont rien de ces frimeurs inconscients. Comme ces héros de Jules Verne, ce sont avant tout des aventuriers, sincères et authentiques, qui ont répondu à l'appel d'une vocation, cette force qui les dépasse et les pousse à se dépasser. &lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;Sur scène, en piste, dans la mer et sous la terre : &lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;ils finissent là où ils ont commencé, là où ils se sont révélés à eux-mêmes. &lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;Quand toute une vie est vouée à l'exercice d'une passion, le danger existe mais il ne compte plus vraiment. Il fait partie du jeu.&lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;Alors, je repose la question : que peuvent nous enseigner toutes ces disparitions injustes ? A rester humble. A garder les yeux ouverts sur l'essentiel. Sur ces hommes inspirés, fauchés en pleine gloire par une fatalité dont le sens nous échappe. Mais qui demeurent dans nos mémoires, à travers leurs œuvres, leurs expériences, leur vision, &lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;leur héritage&lt;/span&gt;&lt;span class="citation"&gt;. Des mythes, en quelque sorte.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8148623629297744285?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8148623629297744285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8148623629297744285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/salut-lartiste.html' title='Salut l&apos;artiste'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLQrYTTI3jI/AAAAAAAABWo/hGwFVQoHLoQ/s72-c/11516759.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-7921285748675240552</id><published>2010-10-11T01:49:00.000-07:00</published><updated>2010-10-12T02:44:19.348-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Qui veut gagner des millions ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLLMLT-J70I/AAAAAAAABWU/gLXuzTo6Y6o/s1600/db5.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="266" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLLMLT-J70I/AAAAAAAABWU/gLXuzTo6Y6o/s400/db5.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;"By jove !" Vendredi soir, un cri de joie a ébranlé les murs d'un cottage dans la paisible campagne anglaise. Ou peut-être au cœur de Londres. Qui sait ? En effet, c'est un britannique, anonyme, qui a remporté la cagnotte record de 129 millions d'euros à Euromillions. Un comble dans un pays européen où la majorité des citoyens est hostile à la monnaie unique. Seul gagnant à avoir coché les sept bons numéros, ce sujet de sa gracieuse majesté empoche la coquette somme de 113 millions de livres sterling. Or, à ce jour, il n'a toujours pas réclamé son gain, perdant £6 d'intérêts par minute. Quelques heures plus tôt, je me disais, dans une réflexion en guise d'euphémisme, "si c'était moi, ça faciliterait pas mal de choses".&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt; En effet, avec 129 millions d'euros, on en règle des problèmes. 100% des joueurs ont fait ce rêve, évoquant leurs envies en cas de victoire. Ça alimente les conversations : je m'achète ceci, je m'achète cela ; je ne travaille plus ; j'en donne une partie à des œuvres de charité, à ma famille, à mes enfants ; je fais construire une piscine ; j'achète un château ou une Aston Martin (la DB5 de 007 sera vendue aux enchères le 27 octobre) ; je quitte la rue ; j'ouvre un commerce ; je pars en voyage ; etc. Bref,&amp;nbsp; je mets du beurre dans les épinards. Alors, les jours de grosse cagnotte, je joue. Pour le frisson. Et l'espoir, même infime (1 chance sur 76 millions). Car, contrairement aux Jeux Olympiques, l'important n'est pas de participer mais de gagner. Chacun sa méthode : jouer ses numéros fétiches ou laisser faire le hasard du tirage "flash". Je suis nul en probabilités. Mais je sais qu'il y a autant de chances de gagner dans un cas comme dans l'autre. Pourtant, un ami a sa théorie : "je joue mes chiffres porte-bonheur parce que cela me ferait chier de perdre s'ils sortent et que je ne les ai pas joués." Logique. Quant à moi, je ne suis pas superstitieux. Je valide mon bulletin, par internet. Des numéros différents à chaque fois. Et tant pis pour les dates de naissance de mes filles. Finalement, je joue comme si je passais un coup de fil au hasard, en France, et que je tombais sur la bonne personne, du premier coup. Je ne regarde même pas le tirage à la télévision, refusant de céder à la dramaturgie du jeu. Et je joue seul. A plusieurs, il y a un risque : annoncer à vos potes que le ticket gagnant est resté dans la poche de votre jeans. Et que le jeans est passé à la machine à laver. Gagner à Euromillions, donc, règle des problèmes. Mais qui dit que cela n'en crée pas de nouveaux : des problèmes de millionnaires (ils sont plus de 2 millions en France), cible de tous les escrocs de la finance et du placement toxique ; cible des "amis" qui vous avaient oublié au temps des vaches maigres et qui, tout à coup, "jouent" votre numéro de téléphone sur leur portable ; cible des enlèvements et des demandes de rançon (je plaisante) ; cible des jalousies et des racontars dans les bistrots de campagne (plus fréquent). Le regard des autres change. Surtout celui de votre banquier. Et le regard que vous portez sur vous-même, que devient-il ? Statistiquement, les millionnaires du loto sont rarement des héritiers. Ils ne sont pas préparés à devenir riches. C'est pourquoi ils bénéficient d'un accompagnement de la Française des Jeux qui leur apprend à éviter les tentateurs et les mauvaises tentations. N'y pensons plus : j'ai perdu. Ou plutôt, je n'ai pas encore gagné. Mais c'est bénéfique de s'identifier au gagnant. Pour mettre ses propres dépenses en perspective. Apprendre la modestie. Trouver du sens dans ce qu'on a plutôt que dans ce qu'on pourrait avoir. Euromillions, c'est une séance à 2 euros chez le psy : avant le tirage, on se donne toutes les raisons pour jouer. Et après, toutes les excuses pour ne pas avoir gagné.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-7921285748675240552?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7921285748675240552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7921285748675240552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/qui-veut-gagner-des-millions.html' title='Qui veut gagner des millions ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TLLMLT-J70I/AAAAAAAABWU/gLXuzTo6Y6o/s72-c/db5.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8752505233387770273</id><published>2010-10-07T03:46:00.000-07:00</published><updated>2010-10-11T01:54:28.949-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Jean qui rit, Jean qui pleure</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TK2iaWvv3rI/AAAAAAAABWM/OTeZwO__meA/s1600/sw.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TK2iaWvv3rI/AAAAAAAABWM/OTeZwO__meA/s400/sw.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Triste loi de l'actualité ! Ce matin, dans la presse, éclipsée par les gros titres, une brève attire mon attention. Un "fait divers" (dénomination bien mal choisie, à vrai dire, pour une famille en deuil). Hier, mercredi, à Disneyland Paris, un employé d'une société sous-traitante de nettoyage est victime d'un accident du travail. Tombé dans l'eau sur l'attraction "It's a small world", il se retrouve coincé sous une barque. Héliporté en urgence à l'hôpital Georges Pompidou, le salarié n'a pas survécu. Malheureusement, des drames comme celui-là, il s'en produit chaque jour. Mais ce décès a quelque chose de plus tragique encore. Car il confronte deux mondes que tout oppose : la dure réalité du travail et les dorures du divertissement. Car, chez Mickey, l'envers du décor ne correspond pas toujours à l'image féérique du royaume enchanté de la Belle au Bois Dormant. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Tout est imaginé pour transporter les visiteurs, venus en famille ou entre amis, dans un autre univers, une parenthèse magique, loin des turpitudes de la vie quotidienne. Un rêve éveillé en quelque sorte. Et je suis le premier à m'en réjouir, pour avoir été un fidèle du parc et de ses nombreuses attractions. Sensations fortes, éclats de rire, joie des enfants constituent le tableau coloré de cette bulle émotionnelle. Des étoiles plein les yeux. Et tout le monde est content. Sauf le porte-monnaie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, ce matin, la fête a un goût amer. Quand on descend de son nuage, la logique économique et sociale reprend ses droits. Tous les jours, aux aurores, des employés passent les contrôles de sécurité, en marge de l'entrée des visiteurs, et rejoignent leur bâtiment. Les bureaux portent tous le nom d'un personnage de dessin animé. Youpi ! Ils viennent chercher leur costume ou allumer leur ordinateur. Puis, le bus conduit Donald et Dingo à l'entrée des artistes. Ont-ils le sourire sous leur masque ? En présence du public, c'est obligatoire. On apprend ça en formation. La crédibilité du personnage en dépend. Mais, pour eux, cela reste un job. Seulement voilà, une nuit, à 5h30, une fausse manœuvre relance un mécanisme et tue un homme de 50 ans. Cette dépêche ne prendra pas plus d'ampleur dans les journaux. Demain, on n'en parlera probablement plus. Le droit de s'amuser sèchera les larmes. Les touristes reprendront le chemin de l'attraction. Et, ironie du sort, les poupées du monde entier pourront chanter toutes en chœur, dans toutes les langues de la terre : "Au bout du Pôle Nord ou sur l'Equateur, il y a un Jean qui rit, il y a un Jean qui pleure. Du soleil de midi au soleil de minuit, on a tous la même vie". Vraiment ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8752505233387770273?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8752505233387770273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8752505233387770273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/lenvers-du-decor.html' title='Jean qui rit, Jean qui pleure'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TK2iaWvv3rI/AAAAAAAABWM/OTeZwO__meA/s72-c/sw.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-1024911353098136055</id><published>2010-10-05T03:25:00.000-07:00</published><updated>2010-10-07T03:47:14.211-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Mystère et boule de gomme</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKr6wPkp03I/AAAAAAAABWI/LJVH4N9yStw/s1600/seance.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="298" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKr6wPkp03I/AAAAAAAABWI/LJVH4N9yStw/s400/seance.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un livre, c'est une rencontre. Certaines sont provoquées, par la presse ou le bouche-à-oreille ; d'autres sont le fruit du hasard. Mais est-ce vraiment du hasard ? La semaine dernière, alors que j'arpente les allées d'une grande librairie des Champs-Elysées, je tombe sur un livre déclassé, jeté en évidence sur une pile qui n'était pas la sienne, dans un rayon qui n'était pas le sien. Sans doute abandonné par un lecteur circonspect ou tombé des bras chargés d'un boulimique de littérature. Et la vendeuse est incapable de retrouver la source. Peu importe. La couverture m'interpelle. Sur l'illustration, des silhouettes se détachent, comme sur un napperon en ombre chinoise. J'aperçois de petits personnages en costume victorien, une armure médiévale, des corbeaux, des arbres aux formes torturées, une grille en fer forgé, une calèche et surtout la façade d'un manoir. Le titre ? Tout un programme : &lt;i&gt;La séance&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Serait-il question de spiritisme ? L'auteur, John Harwood, est australien. Il a étudié la philosophie à Cambridge. C'est son premier roman publié en France. La critique du &lt;i&gt;Times&lt;/i&gt;, citée au dos, flatte ma curiosité : "&lt;i&gt;Bienvenue dans les brumes victoriennes... Un livre à énigmes ensorcelant que vous lirez à coup sûr d'une seule traite&lt;/i&gt;". C'est étrange : moi qui suis fan de romans fantastiques et, plus particulièrement, d'histoires de fantômes, je n'avais jamais entendu parler de ce &lt;a href="http://www.cherche-midi.com/theme/detail-La_Seance-9782749114934.html"&gt;livre&lt;/a&gt; publié en mars 2010 aux éditions du Cherche Midi, dans la collection Néo. Et puis, la chance a mis ce livre sur ma route. Une bénédiction ! Jugez plutôt : Angleterre, fin de l'ère victorienne. La jeune Constance Langton apprend qu'elle est l'héritière d'un manoir de famille dans le Suffolk, Wraxford Hall. Mais l'avocat qui lui annonce la nouvelle lui déconseille d'y habiter. En effet, la sinistre demeure jouit d'une sombre réputation : plusieurs personnes y ont disparu dans d'étranges circonstances. La maison hantée aurait été le théâtre d'expériences surnaturelles. Il n'en faut pas plus pour me convaincre de passer en caisse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, dans le train qui me ramène de Caen, j'achève ma lecture. Avec délectation. Car, depuis le &lt;a href="http://maisonhanteecom.blogspot.com/2009/05/le-mystere-de-la-maison-aranda.html"&gt;&lt;i&gt;Mystère de la Maison Aranda&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, de Jeronimo Tristante, je n'avais pas lu de roman, entre &lt;i&gt;murder mystery &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;ghost story&lt;/i&gt;, qui puise autant dans les univers imaginaires que j'affectionne tant. Car un roman, c'est aussi une madeleine de Proust. Celui-là rend hommage au &lt;i&gt;Dracula &lt;/i&gt;de Bram Stoker (pour sa forme épistolaire et son sens de la&amp;nbsp; psychologie victorienne), au &lt;i&gt;Château d'Otrante&lt;/i&gt; d'Horace Walpole (pour ses portes dérobées et ses passages secrets) ou au &lt;i&gt;Tour d'écrou&lt;/i&gt; d'Henry James (pour le doute qu'il nous laisse sur la réalité des phénomènes paranormaux). Il emprunte aussi aux secrets du mesmérisme, une pseudo-science très en vogue à la fin du XIXème siècle selon laquelle il existe un fluide magnétique chez l'homme qui pourrait être manipulé pour guérir certaines maladies psychiques. En outre, l'atmosphère est toujours à la limite du macabre. Le romancier privilégie la légèreté à l'horreur, dans l'esprit du &lt;i&gt;Club des Cinq&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire&lt;/i&gt;. La structure narrative est un emboitement de journaux intimes, à la manière de poupées russes, qui offre plusieurs points de vue à l'intrigue et laisse au lecteur le plaisir de faire les recoupements. Comme un détective. Jusqu'au rebondissement final aux allures de chasse aux revenants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A la lecture de &lt;i&gt;La séance&lt;/i&gt;, j'ai eu l'impression de revivre mes années &lt;i&gt;murder parties&lt;/i&gt;, quand j'organisais des jeux d'enquête policière en grandeur nature, dans les salons d'époque d'un mystérieux château auvergnat ou pour des &lt;a href="http://altitalenti.blogspot.com/2010/03/ces-petits-moments-de-solitude.html"&gt;séminaires d'entreprise&lt;/a&gt;. Tomber sur ce livre fut donc pour moi comme trouver l'un des cailloux blancs du Petit Poucet. Mais où tout cela mène-t-il ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-1024911353098136055?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/1024911353098136055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/1024911353098136055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/10/mystere-et-boule-de-gomme.html' title='Mystère et boule de gomme'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKr6wPkp03I/AAAAAAAABWI/LJVH4N9yStw/s72-c/seance.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6156636689715808903</id><published>2010-09-30T02:58:00.000-07:00</published><updated>2010-10-07T03:48:02.114-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Laver le linge sale en famille</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKRc9J2ofkI/AAAAAAAABU8/KuEWoPqDt4Q/s1600/drapeau-france-eugene-delacroix-liberte-egalite-fraternite.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKRc9J2ofkI/AAAAAAAABU8/KuEWoPqDt4Q/s400/drapeau-france-eugene-delacroix-liberte-egalite-fraternite.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Trop, c'est trop ! Qu'on soit d'accord ou non avec la politique de Nicolas Sarkozy, il y a des limites au lynchage médiatique. A force de taper sur le Président de la République, de manière justifiée ou non, c'est l'image de la France qui souffre dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notre position, à l'échelle européenne, est déjà fragilisée par une politique sécuritaire contestée. Fidel Castro avait traité Nicolas Sarkozy de "fou", redoutant un recours à la force nucléaire dans un acte de démence. La menace terroriste, et son cortège d'appels anonymes, fait - hélas ! - son grand retour dans les magasins et les gares parisiennes. Nos soldats sont désormais des cibles prioritaires sur les fronts islamistes. Et, carrefour de la parole libre, la Toile est devenue le grand défouloir. Du coup, la presse internationale, à commencer par Newsweek, se fait l'écho des médias français les plus vitupérants, en présentant le chef de l'Etat comme le nouvel extrémiste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais quel sera le poids de notre voix et de nos talents, dans les grands chantiers de demain, si nous faisons passer le premier ambassadeur de France pour une marionnette, un bouffon ou un dictateur ? Croyez-vous que cela va améliorer notre influence dans l'économie, les relations internationales, la défense de nos valeurs ? Bien sûr, il faut que la démocratie se fasse. Que l'opposition s'exprime et crée, sur un programme et non une stratégie électorale, un contre-poids à la majorité. Mais sans insolence. Ni violence. Dans son édition d'aujourd'hui, L'Express titre "Pourquoi il suscite la haine", dénonçant les excès de l'antisarkozysme primaire. En effet, le sarko bashing, à tort ou à raison, dévoile le revers de la médaille. A travers la déstabilisation d'un homme, on égratigne au passage la fonction présidentielle. Et les chances de nos entreprises de gagner des marchés à l'étranger, de valoriser nos savoirs et nos savoirs-faire, de redorer notre blason. Bref, de raccrocher la France au train de la relance économique et morale après ces redoutables années de crise, dans un contexte de plus en plus concurrentiel. Ne pourrions-nous pas laver notre linge sale en famille ? Faut-il encore siffler la marseillaise alors que l'arbitre est déjà à terre ? Au risque que notre drapeau finisse dans les flammes de l'acharnement populaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6156636689715808903?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6156636689715808903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6156636689715808903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/laver-le-linge-sale-en-famille.html' title='Laver le linge sale en famille'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKRc9J2ofkI/AAAAAAAABU8/KuEWoPqDt4Q/s72-c/drapeau-france-eugene-delacroix-liberte-egalite-fraternite.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8126241839299240380</id><published>2010-09-27T02:02:00.000-07:00</published><updated>2010-10-07T03:47:45.941-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>De l'art ou du cochon ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKBYyzLqFBI/AAAAAAAABU0/dWCati3IQHE/s1600/970710_7715683-banane1-h101a.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="256" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKBYyzLqFBI/AAAAAAAABU0/dWCati3IQHE/s400/970710_7715683-banane1-h101a.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la liste "noire" des chansons qui vous trottent dans la tête toute la journée, alors qu'un petit malin vous fredonne l'air de bon matin, à la radio, au métro ou au boulot, il y a "le petit bonhomme en mousse" (popularisée - hélas ! - par Patrick Sébastien après avoir été jouée au kazoo pour accompagner un jeu de marionnette). Dans le même registre "soupe au lait", on peut citer "It's a small world", cette mélodie irritante qu'on entend à Disneyland, dans l'attraction de poupées du même nom, chantée dans toutes les langues de la terre. A l'origine, son auteur la présente comme un "hymne de fraternité universelle". Certes. Des guerres ont éclaté pour moins que ça... Aujourd'hui, un trublion de la chanson française a posé sa pierre à l'édifice des tubes décalés et entêtants. Son nom : Philippe Katerine. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Méconnu du grand public avant son désopilant "Louxor j'adore", sans oublier le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=y5Yemyz-zL0"&gt;clip&lt;/a&gt; associé où il sillonne, habillé en rose, avec ses "Katerinettes", une route de campagne sur un camion-scène, Katerine est un ovni médiatique, une énigme musicale. Est-il fou à lier ou, au contraire, parfaitement conscient de sa fantaisie, à la limite de l'irrévérence ? Car il n'y a rien de pire qu'un concept très étudié déguisé en grand n'importe quoi. Ça frise la bobo-attitude ! Son nouvel album, &lt;i&gt;Philippe Katerine&lt;/i&gt;, sort aujourd'hui dans les bacs. Or, la réaction est sans appel : on aime ou on déteste. De l'argent foutu en l'air ? Pas si sûr. Selon moi, le titre-phare "La banane" va vite faire partie de la liste des chansons obsédantes. Le rythme est entraînant, les paroles d'une naïveté insolente et le &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=XuOSwppg8rc"&gt;clip&lt;/a&gt; potache. Tous les ingrédients pour un "hymne de fraternité universelle", une invitation à la liesse populaire. Arrêt sur images : un dimanche de juin, en Bretagne, au milieu de figurants recrutés sur petite annonce, Philippe Katerine joue le cabotin, lâché tout nu sur la plage, criant son désespoir de devoir se lever le matin pour aller travailler. "Plutôt crever !" dit-il. Le film fait bricolé. Un hommage (in)volontaire à Les Nuls ? Car c'est bien à l'humour parodique de ces comiques des années 90 qu'on pense. Souvenez-vous aussi des plateaux de Nulle Part Ailleurs ! Des fous rires communicatifs de Philippe Gildas devant les facéties de De Caunes et Garcia, aujourd'hui cultes ! D'après moi, Philippe Katerine joue sur cette corde nostalgique de l'ère médiatique où les humoristes osaient tout. A la manière de Jango Edwards dont la seule ambition était de finir une interview en&amp;nbsp; &lt;i&gt;food fight&lt;/i&gt;. Collées à nos vies d'étudiants réac', ces images arrivent encore à tirer un sourire et une larme. Toujours aux limites de la vulgarité. Mais qu'est-ce que la vulgarité ? Faire dire à la reine d'Angleterre : "Hello I am the queen of kingdom and&amp;nbsp; I am shiting on your face" que la décence m'empêche de traduire ? Ou bien se moquer de la devise républicaine : "Liberté, mon cul ! Egalité, mon cul ! Fraternité, mon cul !" ? Pour moi, certains intellectuels (et je ne citerai pas de nom !) arrivent à être vulgaires sans prononcer la moindre parole scatologique. Or, le scato, Philippe Katerine est en plein dedans, si j'ose dire. C'est un vrai sujet de psychanalyse, comme tous les artistes. Il puise son inspiration au stade anal, ce concept très sérieux décrivant la seconde phase de l'évolution affective du bébé humain, entre 18 mois et 3 ans. C'est le temps du caca-boudin. Katerine n'aurait donc pas dépassé ce stade ? Qu'en pensent ses parents ? Il suffit de leur demander : ils figurent sur la pochette de l'album ! Et nous ? Les fans ne s'y trompent pas. Leurs commentaires sur les forums hésitent entre talent et escroquerie : "Frais et décalé, [il] se fout des registres conventionnels. ça change de la soupe servie à la radio" ; "encore un grand n'importe quoi cet album, toujours aussi barré ce chanteur, mais j'aime ça" ; "si vous avez l'esprit étroit, une vision étroite de l'art et de la musique, passez votre chemin" ; "certains vont adorer. En ce qui me concerne, je pense qu'il s'agit d'un immense foutage de gueule" etc. L'un des internautes, François S., se demande même s'il s'agit "de l'art ou du cochon", avant de conclure "j'ai l'impression que le second degré a fait partir Katerine vers des horizons où j'ai bien du mal à le suivre." Certains se reconnaissent dans cette tentation d'échapper au sérieux du quotidien. D'autres hurlent à la trahison. Le grotesque ne durera-t-il qu'un temps ? Symptomatique de l'humeur du moment, le box-office tranchera.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8126241839299240380?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8126241839299240380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8126241839299240380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/de-lart-ou-du-cochon.html' title='De l&apos;art ou du cochon ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TKBYyzLqFBI/AAAAAAAABU0/dWCati3IQHE/s72-c/970710_7715683-banane1-h101a.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-5694286889403362742</id><published>2010-09-20T10:35:00.000-07:00</published><updated>2010-09-20T10:42:20.115-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>Il était une foi</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJd--MGE7WI/AAAAAAAABTs/HyOmRK3sqe0/s1600/tibhirine.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJd--MGE7WI/AAAAAAAABTs/HyOmRK3sqe0/s400/tibhirine.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prendre une décision qui nous dépasse, dans la crainte de la mort, quand sa vie est consacrée à Dieu, tel est le vrai sens de la foi. Et, d'après moi, le message central du très beau film de Xavier Beauvois, &lt;i&gt;Des hommes et des dieux&lt;/i&gt;, consacré aux dernières années des moines trappistes du monastère Notre-Dame-de-l'Atlas, à Tibhirine, en Algérie. Dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, sept d'entre eux furent enlevés par le G.I.A. puis assassinés deux mois plus tard. Partir ou rester ? Pourquoi cette décision est-elle si dure à prendre ? Parce que c'est un choix libre et responsable, pesé et assumé, guidé par une conviction forte ? Un choix empreint d'humanité qui dépasse les clivages culturels et engage la personne toute entière ? Ou bien surtout, parce que, pour ces hommes de Dieu, il n'y en a pas d'autre ? &lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis sa consécration au dernier Festival de Cannes (Grand Prix), la critique est élogieuse et le bouche-à-oreille fécond. Sélectionné à Hollywood pour représenter la France à l'Oscar du meilleur film étranger, &lt;i&gt;Des hommes et des dieux&lt;/i&gt; fait parler de lui. Pour trois raisons, bien méritées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Historiquement, le film retrace un épisode douloureux du christianisme en Algérie. Implantés à Tibhirine depuis 1964, les frères étaient très appréciés des villageois. Ils participaient aux fêtes de famille, soignaient les malades, les assistaient dans leurs tâches quotidiennes. Mais, à partir de 1993, la situation s'est dégradée. La guerre civile a éclaté. Pressés par les autorités de quitter le pays, ils ont refusé ce qu'ils considéraient comme une fuite, une preuve de lâcheté. L'armée n'a alors eu de cesse de les surveiller. Non pour leur protection. Mais par suspicion : ils auraient soigné des rebelles. Quelle erreur de jugement ! L'avaient-ils fait sous le coup de la peur et au nom de la charité ? Ou pour des raisons politiques ? La réponse ne fait aucun doute. Ainsi, à leur mort, plusieurs thèses ont circulé quant aux raisons de leur exécution : œuvre du fanatisme, complot des services secrets pour discréditer le G.I.A. aux yeux de l'opinion publique ou bavure de l'armée qui croyait mitrailler des terroristes. Seules les têtes décapitées des moines ont été retrouvées. Pas leur corps. Une enquête est en cours. A ce jour, le mystère demeure. Aussi, le scénario a l'intelligence de couvrir non les dernières minutes avant l'enlèvement - ce qui aurait donné un film de suspense où l'exercice de style l'emporte sur le propos -, mais les dernières années. Pour laisser au spectateur le temps de plonger au cœur de cette vie de contemplation et de se familiariser avec les protagonistes. Afin de mieux comprendre leurs motivations, leur trouble, leur choix.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Humainement, c'est une vraie leçon d'humilité et de fraternité. L'homme ne cesse d'avoir des doutes sur le sens de sa vie. Mais quand il est moine et qu'il a offert la sienne à Dieu, a-t-il le droit de douter ? Ces religieux ont pris un engagement auprès de la population, frappée par la misère, et aussi auprès de leur maître, le Christ, en le représentant au cœur d'une région qui l'ignore. Peuvent-ils se laisser miner par leurs faiblesses ? Leur intérêt personnel ? Pendant les "chapitres", ces réunions où s'échangent les points de vue, chaque frère porte un regard juste et sévère sur sa condition, son raisonnement, s'excusant même pour sa peur et sa tentation de partir. Mais, "partir, c'est mourir" dit Frère Luc, le doyen, interprété par Michael Lonsdale, magistral. Partir, pour aller où ? Et, une fois ailleurs, quoi faire, se demandent-ils, chacun leur tour. Alors, portés les uns par les autres, dans cette conscience communautaire, ils décident de faire face, non sans humour et légèreté, à leur destin. Et de confier leur vie d'homme à Dieu. Par charité pour leurs frères musulmans. A l'image des apôtres, après la mort de Jésus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Spirituellement, le film est le récit d'un témoignage. Celui de la foi chrétienne. Car c'est dans la prière et le chant que les moines trouvent la force de résister. Dans la célébration de l'eucharistie, malgré la menace islamiste et la pression des hélicoptères de l'armée, qu'ils puisent leur espérance. Avec simplicité. Car le martyre auquel ils se préparent n'est pas un acte d'héroïsme. Mais l'acceptation d'un message évangélique fort : "Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il  prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut  sauver sa vie la perdra&amp;nbsp;; mais celui qui perdra sa vie pour moi la  sauvera." (Luc, 9, 23-24). C'est étonnant que le film soit l'œuvre d'un non-croyant. En l'ignorant, les détracteurs auraient pu parler de propagande cléricale. Mais, comme le rappelle Michael Lonsdale, dans un entretien avec un hebdomadaire catholique, "les non-croyants sont capables de faire des choses extrêmement religieuses. Il y a un cœur en eux qui peut s'exprimer : c'est cela le principal." C'est vrai : que l'on soit croyant ou non, il existe aujourd'hui un besoin de spiritualité, une quête de sens et de valeurs, animés par le cœur, qui font contre-poids à la culture consumériste des "Trente Flambeuses", ces années fric et bling-bling qui ont dépouillé l'homme de son âme au profit de ses biens matériels et de sa liberté à outrance. C'est tout le propos du livre de Jean-Pierre Denis, &lt;i&gt;Pourquoi le christianisme fait scandale&lt;/i&gt;, publié au Seuil. Pour ce directeur de la rédaction du magazine &lt;i&gt;La Vie&lt;/i&gt;, le christianisme serait l'ultime rébellion contre le triomphe des utopies d'autrefois qui ont conduit l'individu à se marchandiser. Le laissant seul et vide, sur son tas de fric.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le film de Xavier Beauvois n'a jamais été autant d'actualité. A l'heure où les journaux télévisés parlent de prises d'otage,&amp;nbsp; d'antisémitisme, de menaces terroristes, de polémiques politico-financières ou de scandales pédophiles, &lt;i&gt;Des hommes et des dieux&lt;/i&gt; offre une nouvelle perspective sur le monde. Un regard tragique mais où triomphe l'amour du prochain et le mystère du sacré. Mystère si bien résumé par ce témoignage du dernier survivant au massacre, Frère Jean-Pierre Schumacher, 86 ans : "En ce monde, rien n'est le fait du hasard. Tout est grâce". A méditer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-5694286889403362742?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/5694286889403362742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/5694286889403362742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/il-etait-une-foi.html' title='Il était une foi'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJd--MGE7WI/AAAAAAAABTs/HyOmRK3sqe0/s72-c/tibhirine.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6386685441582368907</id><published>2010-09-15T03:36:00.000-07:00</published><updated>2010-09-15T03:36:49.718-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Musiques de nuit</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pendant ce temps, la France piétine. La France s'inquiète. Cette nuit, à l'Assemblée, les députés nous ont joué un très mauvais concert. Alors que la loi sur la réforme des retraites doit être votée au Parlement en première lecture, l'opposition s'est évertuée à ralentir le débat, voire à l'enliser par des manœuvres constitutionnelles : la multiplication d'explications de vote personnelles de cinq minutes chacune pour retarder l'heure du vote. Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a mis fin au défilé, ce matin vers 9h30, provoquant la colère et l'indignation des députés de gauche qui s'étaient inscrits pour l'exercice de style. Quel triste manège nous offrent, une fois encore, ceux qui nous gouvernent. Alors que de nombreuses voix s'élèvent pour justifier la nécessité de réformer le régime des retraites, les élus ne pensent qu'à leurs querelles politiciennes, au cœur de l'appareil législatif, provoquant la risée de l'opinion publique. Et certainement, de nos confrères européens. Dans ces conditions, comment donner du poids à la France pour sortir de la crise et remettre les jeunes sur la voie du travail, seule vraie réforme des retraites, selon Christophe Barbier, de l'Express ? Au lieu de cela, ils assistent, impuissants, au spectacle d'une France qui refuse la modernité et les alternatives aux anciens systèmes. C'est le règne de la confusion, jusqu'au sommet du pouvoir. Affligeant.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, à 9 000 kilomètres de là, à l'aéroport de Shangaï, un 747 de la compagnie KLM était retardé sur le tarmac. Les musiciens de l'orchestre symphonique d'Amsterdam qui étaient à bord ont décidé d'improviser un concert, la 29ème symphonie de Mozart, devant des passagers sous le charme.&lt;br /&gt;Certains, mieux que d'autres, savent accorder leurs violons, quand le temps est compté...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;object height="324" width="400"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TgGt3tyPnvw?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/TgGt3tyPnvw?fs=1&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0x2b405b&amp;amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="400" height="324"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6386685441582368907?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6386685441582368907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6386685441582368907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/musiques-de-nuit.html' title='Musiques de nuit'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-7273197056292114084</id><published>2010-09-14T07:53:00.000-07:00</published><updated>2010-09-14T07:53:47.927-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Gourmandises'/><title type='text'>Tourbé or not tourbé ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TI-KBDCu0tI/AAAAAAAABTk/ZG2cgeCWUDU/s1600/whisky.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TI-KBDCu0tI/AAAAAAAABTk/ZG2cgeCWUDU/s400/whisky.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Avec ou sans glace ? La question fait sourire les amateurs. Car, pour eux, la différence entre un bon et un mauvais whisky dépend de la façon de le boire. Assemblage de whiskies de malt et de whiskies de grain, on servira un &lt;i&gt;blend &lt;/i&gt;à l'apéritif, sec ou allongé d'eau. Même le puriste ne le refusera pas en long drink, comme le Ballantine's 12 ans d'âge qui s'accommode très bien de sirop de gingembre, Ginger ale, feuilles de basilic et glace pilée. Le "mojito du Whisky" ! En digestif, les &lt;i&gt;malts&lt;/i&gt;, whiskies élaborés uniquement avec de l'orge fermentée, en &lt;i&gt;single &lt;/i&gt;(un seul malt pour une seule distillerie) ou en &lt;i&gt;pure &lt;/i&gt;(plusieurs malts provenant de plusieurs distilleries), conviendront mieux à la discussion ou à la lecture, au coin du feu. Vous l'aurez compris : talonnant le cognac et la vodka dans le cœur des bons vivants, le whisky multiplie les variétés et les stratégies de communication pour échapper à la sphère élitiste des fumeurs de cigare. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Depuis les années 60, l'essor de la grande distribution et la multiplication de marques fortes en France tendent à démocratiser cette eau-de-vie pour cow-boys et séries noires. Mais le risque n'est-il pas de créer un marché à deux vitesses : celui des &lt;i&gt;malts&lt;/i&gt;, plus typés et plus chers, réservés aux connaisseurs et celui des &lt;i&gt;blends&lt;/i&gt;, plus équilibrés et plus accessibles, mais relayés au second plan ? En outre, le whisky reste encore une "boisson d'homme", signe de reconnaissance sociale, en proie à un autre dilemme : écossais ou irlandais ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour Patrick Mahé, auteur de &lt;i&gt;La magie du whisky&lt;/i&gt;, aux éditions du Chêne, le whisky irlandais régale autant que les écossais. C'est l'Irish Coffee, souvent fait de mauvais whisky (de ceux servis en boîte de nuit) et de mauvais café, qui a plombé sa réputation. Depuis, il exige - à juste titre ! - sa réhabilitation. Quant au scotch, il profite d'une image de carte postale : le château lové au cœur d'un glen, noyé dans la brume et hanté par des siècles d'histoire, où les moutons paissent une herbe bien verte et les joueurs de cornemuse portent le kilt.&lt;br /&gt;Ce n'est pas un hasard si j'ai choisi l'Ecosse pour voyage de noces. Je voulais partager avec mon épouse un pan de ma personnalité, celui qui se nourrit de légendes, d'histoires de fantômes, de vieilles pierres, d'embruns et... de whisky. Elle aime la Bretagne. La destination n'était donc pas incompatible avec son humeur. Je me souviens des distilleries, étapes obligées de notre road-tour. En particulier, celle de Talisker, sur l'île de Skye, où la visite commence par la dégustation. Il était 9h du matin ! Un whisky iodé et tourbé, comme tous les "Islay" produits sur un chapelet d'îles, à l'ouest de l'Ecosse. Cet arôme si particulier de tourbe provient de la phase de séchage, après que l'orge humidifié ait fermenté sur de vastes planchers perforés. La chaleur dégagée par la tourbe brûlée dans une chaudière vient sécher le malt par en-dessous et lui confère cette odeur si caractéristique, avant la distillation et la mise en fûts. L'Ecosse compte près d'une centaine de distilleries en activité, réparties sur quatre régions : les Lowlands au sud, les Highlands au nord, les Hébrides à l'ouest (notamment l'île d'Islay), et la région voisine de Campbeltown. Pourtant, acheter un whisky à la boutique d'une distillerie n'est pas toujours bon marché. Mieux vaut écouter les&amp;nbsp; conseils de vos hôtes : on trouve de bonnes affaires... au supermarché du coin !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le whisky ne souffre-t-il pas d'une image vieillissante, à l'instar de ses buveurs ?&amp;nbsp; Afin de conquérir de nouveaux aficionados, ne faudrait-il pas la moderniser, en l'inscrivant dans de nouveaux codes de consommation ? Mieux, de dégustation ? C'est la question que s'est posée la marque Ballantine's qui, avec Chivas ou Aberlour, appartient au groupe Pernod Ricard. Associée au jeune designer britannique Kacper Hamilton, la marque a lancé une série limitée de verres à dégustation, réfrigérés par une base métal,&amp;nbsp; pour offrir une&amp;nbsp; nouvelle expérience gustative. Invité au cocktail de lancement, j'ai pu mesurer tout l'intérêt de ce concept : la forme du verre préserve au nez la subtilité des arômes de bois et de vanille, par-dessus l'agressivité de l'alcool. Le maître-mot confié au jeune créateur en chaussettes rouges : équilibre. D'où son luxueux coffret de 3 verres et d'une carafe qui se superposent, en forme d'alambic, autour de l'axe vertical d'un plateau, symbolisant les quatre sens. Un luxe qui tranche quelque peu avec la volonté de démocratiser le whisky. Mais il faut bien redoubler d'imagination pour ne pas être assimilé au tout-venant. Règle n°1 : ne pas confondre démocratisation et banalisation...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher ou bon marché, irlandais ou écossais, malt ou blend, single ou pure, avec ou sans glace,&amp;nbsp; peu importe le flacon. Pourvu qu'il y ait l'ivresse... de convivialité ! Le whisky doit avant tout être le compagnon fidèle d'instants de bonheur entre amis. Pour ne pas devenir, comme disait Pierre Desproges, le "cognac du con".&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-7273197056292114084?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7273197056292114084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7273197056292114084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/tourbe-or-not-tourbe.html' title='Tourbé or not tourbé ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TI-KBDCu0tI/AAAAAAAABTk/ZG2cgeCWUDU/s72-c/whisky.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6853453601292644673</id><published>2010-09-10T02:08:00.000-07:00</published><updated>2010-09-10T06:38:18.103-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Liberté, égalité, fraternité ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce matin, alors que je consulte les petites annonces, affichées dans l'église de mon quartier, en quête de baby-sitters sérieuses pour mes enfants, une femme m'apostrophe : "Vous cherchez quelque chose ?" Après lui avoir expliqué le but de ma démarche, elle me confie son désarroi. "Je viens de Normandie. Mon fils de 7 ans est inscrit à l'école d'à-côté. Ça lui plait beaucoup. Mais nous vivons chez ma mère. Je cherche un logement et un boulot. C'est urgent. Une vraie galère. Sinon, je risque de repartir en Normandie, au grand désespoir de mon fils. Mais il n'y a rien là-bas." J'imagine facilement sa détresse : les refus systématiques des agences immobilières, faute de garanties sérieuses ; les prix exorbitants ; les interminables listes d'attente pour obtenir un logement social. Femme seule avec enfant cherche appartement. Le mauvais plan, à Paris, en 2010. Dans le silence de cette grande église, je peux ressentir son angoisse, la pression qui monte. Que lui apporter ? Un soutien, des conseils, l'accès à un réseau d'entraide ? Nous échangeons nos coordonnées. On ne sait jamais. Une bonne idée, au hasard des rencontres. De retour chez moi, je parcours la presse, les nouvelles du jour. Dans le gratuit "Métro", une publicité me fait bondir : "Propriétaires... Garantissez le paiement de vos loyers ! Louez votre logement aux agents de la préfecture de police et du ministère de l'Intérieur. Vous bénéficiez de la garantie du paiement du loyer sans frais de dossier en échange d'une réduction de son montant dans le strict respect du bail et de la législation". Forcément, à des propriétaires, frileux de louer à une femme seule avec enfant, en recherche d'emploi, cette offre a toutes les chances de faire mouche. Louer moins cher mais louer sûrement à des fonctionnaires, chantres de la stabilité professionnelle et de la sécurité financière, c'est moins risqué. Mais est-ce plus humain ? L'administration n'a-t-elle pas les moyens de loger son personnel ? Doit-elle stigmatiser davantage les candidats fragiles ? L'expression est bien connue : on ne prête qu'aux riches.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6853453601292644673?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6853453601292644673'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6853453601292644673'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/liberte-egalite-fraternite.html' title='Liberté, égalité, fraternité ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-7443366393408466005</id><published>2010-09-07T07:38:00.000-07:00</published><updated>2010-09-07T07:40:45.191-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Police scientifique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Média'/><title type='text'>Une atmosphère de Cluedo</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TIZGzQR9jRI/AAAAAAAABTU/_eh25RB_7YI/s1600/pmac.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="238" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TIZGzQR9jRI/AAAAAAAABTU/_eh25RB_7YI/s400/pmac.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Parmi les "plaisirs minuscules" de Philippe Delerm, outre la "première gorgée de bière", on trouve un roman d'Agatha Christie. L'écrivain apprécie, au-delà du crime, l'atmosphère de cottage anglais où Hercule Poirot, fort de ses petites cellules grises, s'efforce de démasquer l'assassin. "&lt;i&gt;Dans cet espace familier entre le crime et le coupable&lt;/i&gt;, écrit-il, &lt;i&gt;on se construit un univers douillet&lt;/i&gt;". D'après lui, le lecteur se plait à fantasmer un décor cosy, aux arômes de fleurs et de feu de bois, pour se lover plus confortablement au cœur de l'intrigue. Le meurtre n'en est alors que moins barbare. Ainsi, lire un roman d'Agatha Christie exige des conditions particulières. &lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Pourquoi Agatha Christie est-elle autant lue dans le train ? Non seulement parce qu'un récit se dévore le temps d'un voyage. Et qu'il n'est pas possible d'arriver à destination avant le fin mot de l'histoire. Mais aussi parce le ronron du train berce le lecteur du "Crime de l'Orient-Express". Il le plonge dans l'ambiance. L'empêchant de voyager seul, en compartiment isolé. De même, il faut lire "Dix petits nègres" dans un manoir, auprès d'une bonne flambée. Ou la "Mystérieuse affaire de Styles" en prenant le thé, à l'ombre d'un cerisier. Tout est affaire de décor. Et c'est sans doute cela la marque de fabrique de la romancière.&lt;br /&gt;C'est pourquoi les adaptations télévisuelles ou cinématographiques qui font date sont celles qui soignent l'atmosphère. Agatha Christie est une valeur sûre pour les producteurs. Il y a peu de risque de se tromper sur le scénario. Les intrigues sont parfaites. Les personnages bien trempés. Tout va alors se jouer sur le cadre et la manière dont les acteurs vont s'y glisser. Aussi, après George Pollock, Sidney Lumet, Guy Hamilton et Pascal Thomas pour le grand écran, une société de production, Escazal Films, est l'auteur d'une excellente série TV française avec "Les petits meurtres d'Agatha Christie", une collection d'épisodes indépendants engendrée par le succès de "Petits meurtres en famille" sur France 2, en 2006. Dénominateur commun : deux limiers mènent l'enquête, le commissaire Jean Larosière (Antoine Dulery) flanqué de son fidèle Emile Lampion (Marius Colluci). Un duo comparable à celui que Sherlock Holmes forme avec le Docteur Watson, sous la plume de Sir Arthur Conan Doyle. Et, à chaque diffusion, 4,8 millions de téléspectateurs en moyenne sont au rendez-vous !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir, dans un cinéma des Grands Boulevards, à Paris, j'assistais à l'avant-première de "Je ne suis pas coupable", le 6ème film de la série qui sera diffusé mercredi 15 septembre, à 20h35, sur France 2. Afin d'enquêter sur des menaces de mort qui pèsent contre une riche suffragette, Larosière et Lampion s'infiltrent dans son château en se faisant passer pour mari et femme... Une manœuvre ingénieuse pour des situations rocambolesques. Fous rires garantis. Je me disais : ce qui fait la qualité des "Petits meurtres", c'est le soin apporté à l'atmosphère : les lieux de tournage, la photographie, les costumes, les accessoires. Puis, cette jouissance des comédiens à entrer dans le tableau. Convaincus d'y être, ils deviennent convaincants. La psychologie des personnages - ce qui les fait agir, les pousse au meurtre - émane de ces décors si mystérieux, si patinés. Aussi, l'horreur est moins dans l'acte que dans la motivation du tueur, dans son esprit. Un tueur implacable que l'atmosphère de vieux salon anglais rend indécelable. Dans un roman d'Agatha Christie, les apparences sont trompeuses. Pire, elles sont hypocrites. On croit boire du thé. Et l'on meurt empoisonné. On se réchauffe auprès du feu. Et l'on meurt d'un coup de tisonnier sur la tête. On se promène dans le parc. Et l'on finit au fond de l'étang, une balle dans le dos. Le tout bercé par une musique de salon, un prélude de Chopin.&lt;br /&gt;C'est pourquoi je ne lis Agatha Christie que dans une maison de campagne ou au bord de la mer. Jamais en ville. Surtout pas dans le métro. Le jour, à l'ombre d'un arbre ou au bord de l'eau. Le soir, près de la cheminée, un bon verre de vin à la main. Page après page, j'attends le cri, le coup de feu, l'enquête. Puis, au cœur de la nuit, les indices s'accumulent. La solution est proche. Au petit matin, Hercule Poirot ou Miss Marple réunissent les suspects au salon. Le clou du spectacle. Je découvre l'identité de l'assassin. Jamais celui auquel je pensais. Les romans d'Agatha Christie ne sont pas cousus de fil blanc. Impossible de démêler l'intrigue avant la dernière page, le dernier mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Les petits meurtres d'Agatha Christie&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Prochaines diffusions sur France 2 : voir le &lt;a href="http://programmes.france2.fr/les-petits-meurtres-d-agatha-christie/index.php?page=article&amp;amp;numsite=5798&amp;amp;id_article=18275&amp;amp;id_rubrique=5801"&gt;mini-site de la série&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-7443366393408466005?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7443366393408466005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7443366393408466005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/une-atmosphere-de-cluedo.html' title='Une atmosphère de Cluedo'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TIZGzQR9jRI/AAAAAAAABTU/_eh25RB_7YI/s72-c/pmac.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6557658656933423666</id><published>2010-09-02T04:45:00.000-07:00</published><updated>2011-02-19T08:58:12.796-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Police scientifique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les coulisses de...'/><title type='text'>Au 36 quai des Orfèvres</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TH9WIO_2WwI/AAAAAAAABR8/ZCFoa-GLcP0/s1600/escalier.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="267" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TH9WIO_2WwI/AAAAAAAABR8/ZCFoa-GLcP0/s400/escalier.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le vendredi 9 juillet 2004, une jeune femme d'origine juive, accompagnée de son bébé de 13 mois, est victime d'une agression antisémite dans le RER D. Six hommes, des maghrébins armés de couteaux, lui ont volé son sac contenant ses papiers, sa carte bancaire et 200 euros. Comble de l'horreur : ils lacèrent ses vêtements et dessinent des croix gammées sur son ventre avant de renverser la poussette en prenant la fuite. Le bébé est violemment projeté à terre. Les Français apprennent la nouvelle aux journaux télévisés. C'est la consternation. Le président Chirac prend la parole le samedi soir et dénonce "un acte odieux". "J’apprends avec effroi l’agression à caractère  antisémite dont ont été victimes une jeune femme et son enfant en région  parisienne dans la journée de vendredi", déclare le chef de l’Etat,  dans un communiqué de l’Elysée. "Je lui exprime, ainsi qu’à tous les siens, ma vive  émotion et ma profonde sympathie. Je demande que tout soit mis en oeuvre  pour retrouver les auteurs de cet acte honteux afin qu’ils soient jugés  et condamnés avec toute la sévérité qui s’impose". Au cœur de Paris, à la Brigade Criminelle, un enquêteur de la police judiciaire a un doute. Il pense que le président de la République a parlé trop vite. "Ça ne colle pas. Quand des agresseurs commettent un vol, ils pensent plutôt à s'échapper au plus vite, sans prendre la peine de faire des dessins sur la victime". Quelques jours plus tard, la jeune femme craque : elle avoue avoir inventé toute cette histoire. Avec son compagnon, ils sont poursuivis pour "dénonciation de délit imaginaire". Le policier avait vu juste. Question d'expérience.&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Auteur de romans policiers, ce capitaine de la "Crim" me raconte cette affaire. Il fait très chaud dans son bureau situé dans les combles du 36, quai des Orfèvres. Installé face à lui, je scrute le mur où sont épinglées des photos. Des victimes, des bourreaux, des assassins. Sans doute des trophées, pour impressionner un gardé à vue pendant son interrogatoire ? "Plutôt de la fierté", me dit-il. "Nous sommes dans une grande maison, une adresse mythique, popularisée par Simenon et son Commissaire Maigret. Cela fait quelque chose de bosser ici. Il y a une atmosphère, un esprit de famille. Nous l'entretenons."&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Mon hôte est procédurier au sein d'une équipe de 6 enquêteurs. Rattachée à la Direction Régionale de la Police Judiciaire, la Brigade Criminelle compte 110 personnes réparties en 12 groupes : 9 de droit commun, traitant les crimes et délits, et 3 équipes de la section anti-terroriste. "Lorsqu'il n'y a pas d'actes terroristes, elles traitent les menaces visant le chef de l'Etat et les appels anonymes, très fréquents." De permanence en ce début du mois de juillet, le capitaine me parle de son travail de fourmi. Son rôle consiste à fixer une scène de crime. Il procède aux constatations, prélève les indices, gère les scellés, diligente les expertises auprès de la Police Technique et Scientifique et rédige les rapports. C'est lui qui monte le dossier, la "bible" d'une affaire criminelle, dans laquelle puiseront les magistrats pour instruire l'enquête. "&lt;a href="http://altitalenti.blogspot.com/2010/02/100-ans-de-science-contre-le-crime.html"&gt;La science contre le crime&lt;/a&gt;, c'est magique. Je suis admiratif devant tout ce qu'elle peut nous apporter". Dernière innovation : l'odorologie. On prélève une odeur sur un support suspect (appui-tête de voiture, par exemple) avec un coton ouaté. Et c'est un chien qui fait le test de comparaison pour rapprocher deux indices ou deux affaires. "Ça n'a malheureusement aucune valeur juridique mais cela peut influencer les juges" me confie mon interlocuteur.&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Avec les séries télé, je lui demande si les secrets de la police scientifiques ne sont pas éventés, pour le plus grand bonheur des apprenti-criminels. "La médiatisation des techniques inspire les criminels et les pousse à prendre davantage de précautions. Je me souviens d'un assassin qui, pour brouiller les pistes, s'était rasé la tête et les sourcils avant de tuer sa petite amie. Il avait aussi pris soin de lui couper les ongles au cas où elle l'aurait griffé. Des astuces qu'il a puisé dans la série &lt;i&gt;Les Experts&lt;/i&gt;." Mais la véritable école du crime, c'est le procès. Lors d'une affaire, le capitaine avait témoigné comme expert en expliquant aux jurés les rouages de la téléphonie mobile appliqués au crime. "Dans leur box, les suspects m'écoutaient très attentivement. Certains connaissaient ces trucs. D'autres, non. En tous cas, j'étais sûr d'une chose : ils apprenaient."&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Que pense-t-il alors de la police au cinéma ou à la télévision ? "La meilleure fiction pour moi, c'est &lt;i&gt;Engrenages&lt;/i&gt;. très proche de la réalité. La société de production achète des idées à des flics ou des magistrats. Puis, les scénaristes réalisent un gros travail d'adaptation. La fiction échappe ainsi au secret professionnel car il est très difficile pour un non-initié de faire le rapprochement avec une véritable affaire." Par contre, il rejette l'image de flic marginal véhiculée par le cinéma d'Olivier Marchal, un ancien de la maison. "Aujourd'hui, les enquêteurs travaillent en équipe. Le flic isolé, désabusé et alcoolique, en conflit avec l'administration, et qui frôle l'état dépressif, ne résout pas d'affaire. Il est vite mis à l'écart. Dans &lt;i&gt;Braquo&lt;/i&gt;, les policiers travaillent en groupe. C'est déjà plus réaliste. Mais cela reste une équipe de ripoux dans un univers noir et glauque. C'est souvent exagéré pour les besoins de la mise en scène."&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Parce que l'enquête criminelle, ce n'est pas noir et glauque ? Crime, cadavre, autopsie. Face à cette misère humaine, j'ai l'impression que c'est quand même un métier sinistre. "C'est un métier de contradictions. Les affaires que nous traitons sont à la fois intéressantes et sordides. Mais l'un ne va pas sans l'autre. Avec l'expérience,&amp;nbsp; l'envie de comprendre l'emporte sur l'écœurement. Et même si nous ne sommes pas insensibles à la douleur des familles de victimes, nous avons des moyens de nous préserver. Quant aux morts, en salle d'autopsie, je les prends pour des sujets, une source d'enrichissement médico-légal." Et sa propre famille ? "Je la tiens à l'écart de mon quotidien. A table, quand on est flic, on vous parle toujours de Sarkozy, des radars automatiques et des contraventions. Et si quelqu'un insiste pour avoir des détails croustillants, je lui décris une autopsie. Cela coupe court à la discussion."&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;L'envie de comprendre. C'est ce qui anime l'enquêteur qui se compare davantage à un journaliste qu'à un chasseur. Il faut rencontrer les gens, poser les bonnes questions, comprendre leur environnement et leurs motivations. L'enquête criminelle, c'est plus de la psychologie humaine que du tir au pistolet. "Elkabbach est un bon journaliste, un brin incisif. Il obtient des informations pertinentes de la part de son invité. Au contraire, Denisot est médiocre et complaisant. Il pose des questions fermées." Le bon flic, c'est donc le Elkabbach de la police judiciaire. Voilà qui est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le capitaine se lève. "Je vous fais visiter ?" Les locaux sont déserts. Pause déjeuner. Mon hôte me montre les open space. Sur le mur, une affiche de James Bond. Sur un autre, celle du film &lt;i&gt;Contre-enquête&lt;/i&gt; avec Jean Dujardin. Sans oublier celle du &lt;i&gt;36&lt;/i&gt; d'Olivier Marchal. Chacun a recréé son univers, comme un nid douillet, en fonction de ses origines régionales. Un palliatif à la monstruosité des affaires traitées. Avant d'aller sur le toit, nous passons par la salle de séchage. "C'est ici que les enquêteurs entreposent des pièces à conviction. Notamment des vêtements prélevés sur un cadavre humide. Pour les faire sécher avant la prise d'empreintes." D'ailleurs, du petit linge est pendu sur un fil. Sans doute le pantalon et le tee-shirt d'une victime. "Une fois, j'y avais déposé des sacs avec des morceaux de corps. Les collègues m'ont maudit pour l'odeur..."&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Je franchis un velux. Nous sommes sur le toit du bâtiment, avec une vue imprenable sur Paris, à 360°. En contrebas, la cour du 36. "C'est de cette fenêtre que s'est jeté Richard Durn, le tueur de Nanterre, pendant sa garde à vue." Mauvaise journée. Depuis cet accident, il y a des barres à chaque ouverture. Un corps ne peut plus passer. Mauvais souvenir.&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Nous redescendons au rez-de-chaussée par l'escalier. Le fameux. "L'escalier de tous les désespoirs" comme le surnomme Pierre Jouve, écrivain, photographe et réalisateur de télévision, dans son livre "Brigade criminelle : L'enquête interdite" publié chez Denoël. Le récit d'une immersion au sein de l'institution policière, cette machine à combattre le meurtre. "L'escalier est la Brigade Criminelle", écrit-il. "Tout se comprend là, d'abord, sur ces marches qui entourent un espèce de gouffre, avec garde-fou. Pas d'ascenseur ; rien pour alléger l'essoufflement et l'épuisement des faibles ou des gens âgés qui entreprennent la montée interminable, avec la tristesse du meurtre ou de la mort anormale visible sur leur visage."&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Avec la mutualisation des services, la brigade risque de déménager bientôt dans le quartier des Batignoles.&amp;nbsp; Adieu escalier, adieu Maigret, adieu lieu de mémoire où sont passés les meilleurs flics de Paris. Qu'adviendra-t-il du 36 ? Un musée ? Le président tranchera.&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;Avant de quitter mon hôte, aux portes du Palais de justice qui communique de l'intérieur avec la PJ, je lui demande la signification de l'emblème de la Brigade Criminelle. "Un chardon, me dit-il tout de go. Car qui s'y frotte s'y pique !" A bon entendeur...&lt;/div&gt;&lt;div class="spip" style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;A lire&lt;/u&gt; :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Histoire du 36 quai des Orfèvres&lt;/i&gt;, Claude Cancès, Editions Jacob-Duvernet, avril 2010&lt;br /&gt;&lt;i&gt;100 ans de Police Judiciaire&lt;/i&gt; (Beau Livre), Martine Monteil, Michel Lafon, septembre 2007&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Brigade Criminelle : L'enquête interdite&lt;/i&gt;, Pierre Jouve, Denoël, mars 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6557658656933423666?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6557658656933423666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6557658656933423666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/09/36-quai-des-orfevres.html' title='Au 36 quai des Orfèvres'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TH9WIO_2WwI/AAAAAAAABR8/ZCFoa-GLcP0/s72-c/escalier.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-5520816127002139829</id><published>2010-08-31T03:12:00.000-07:00</published><updated>2010-08-31T05:57:37.111-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Garde à vous</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/THzS28_fZSI/AAAAAAAABRs/VmiKHTqRPsw/s1600/n578061657_445858_2178.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="305" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/THzS28_fZSI/AAAAAAAABRs/VmiKHTqRPsw/s400/n578061657_445858_2178.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A quelques jours de la rentrée des classes, alors que certains manuels scolaires vont manquer à l'appel en seconde et que le spectre d'une grève plane déjà sur l'administration, le ministre de l'Education, Luc Chatel, a relancé le débat sur la nécessité pour les élèves de se lever à l'entrée d'un professeur dans leur salle de classe, au nom du "respect et de l'incarnation de l'autorité". Une belle occasion pour les anciens de témoigner, dans la mesure où l'on ne juge que dans la durée, et non dans l'instantanéité, des bienfaits ou des méfaits d'une telle mesure disciplinaire. Aux micros des médias, la plupart des jeunes interrogés y sont favorables. Quant à moi, je n'ai pas le souvenir d'avoir été traumatisé par cette forme de "garde à vous", pendant mes années de collège et de lycée. Ni de l'avoir jugée avilissante. D'autant plus que j'ai passé ma scolarité dans un établissement privé de tradition chrétienne où la question de l'autorité ne se posait pas. Elle s'imposait. Au contraire, c'est avec un sourire aux lèvres que je revois le Frère Directeur, au physique d'Alfred Hitchcock, entrer dans la classe, à chaque fin de trimestre, pour remettre les notes. Je revois encore toute cette dramaturgie mise au service de son intervention aux allures de délégation présidentielle. Quel as de la communication ! Suivi du directeur de cycle et du surveillant général, il franchissait le pas de la porte, triomphant, interrompant séance tenante le cours. Déjà, la rumeur courait qu'il allait passer. Mais personne ne savait quand. Toute la classe bondissait hors de sa chaise. Même la pendule retenait son tic-tac. Le souffle coupé, les élèves, y compris les fortes têtes, rendaient honneur à leur directeur, comme des soldats sous les drapeaux. Puis, il nous invitait à nous asseoir, la gorge nouée, en attendant le verdict fatidique. Il égrenait alors les résultats, du dernier au premier, avec un mot de félicitation ou de sévérité pour chacun. Sitôt le duo de tête décoré d'un prix d'honneur (2ème) ou d'excellence (1er), il concluait par des encouragements et quittait l'estrade d'un pas décidé. Clap de fin. Autant dire que le cours reprenait difficilement, au milieu d'un ronron de commentaires enflammés ou désabusés. Le meilleur comme le pire étant à venir puisqu'il fallait transmettre la "douloureuse" aux parents le soir même. Que reste-t-il de ces épisodes trimestriels qui sentent encore la craie du tableau noir et le cuir du cartable ? J'en conserve une formule de politesse, que j'applique à chacun de mes rendez-vous : ne jamais s'asseoir tant que l'on y a pas été invité. Faudrait-il donc se lever pour mieux s'asseoir ? &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;PS : En préparant ce billet, j'ai fait quelques recherches sur ce mémorable Frère Directeur, Edmond Nayrolles. Il est décédé cette année, le dimanche 4 avril, dans sa 89ème année. Je lui dédie ces lignes.&lt;br /&gt;PS(2) : Il n'est pas sur la photo de classe ci-dessus. Par contre, en cherchant bien, vous pourriez y reconnaître un visage...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-5520816127002139829?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/5520816127002139829'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/5520816127002139829'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/08/garde-vous.html' title='Garde à vous'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/THzS28_fZSI/AAAAAAAABRs/VmiKHTqRPsw/s72-c/n578061657_445858_2178.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3868449467638882307</id><published>2010-08-23T08:47:00.000-07:00</published><updated>2010-08-23T09:01:26.693-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Les vacances de Monsieur Hulot</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/THKXsgOxeFI/AAAAAAAABRc/58xcqFMFNuQ/s1600/Tati_Les_vacances_de_Monsieur_Hulot_bn_2.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="313" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/THKXsgOxeFI/AAAAAAAABRc/58xcqFMFNuQ/s400/Tati_Les_vacances_de_Monsieur_Hulot_bn_2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;En 1975, alors que la France compte  600 kilomètres de bouchons cumulés, un samedi 2 août, et que la RN10  qui relie Paris à la frontière espagnole est saturée sur un quart de sa  longueur, les médias fustigent les pouvoirs publics. Comment éviter que  la situation ne se reproduise ? Trois mesures sont retenues. Il faut  étaler les déplacements routiers des Français lors des grands départs en  vacances ; renforcer les itinéraires bis ; communiquer. L'année  d'après, des cartes routières sont éditées en grand nombre et une  campagne publicitaire est lancée. Le personnage "Bison Futé" fait son  apparition. Depuis, le petit indien ne cesse de donner une couleur aux prévisions de trafic, à la radio et à la télévision. Pour inciter les automobiles à être sioux et faire leur transhumance à l'abri des bouchons.  Certes, le résultat est incontestable. N'empêche que les files  interminables de voitures aux péages ont toujours des allures de  troupeaux, chaque week-end, en juillet et en août. Peu importe. La  France est en vacances ! En hommage à Jacques Tati et son célèbre film, je vous propose ce  petit florilège d'anecdotes estivales. Prélevées dans ces semaines  d'insouciance. Le meilleur comme le pire. Avec cette délicieuse  constatation : en congés, non plus, on ne se refait pas...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Qui dit mieux ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fin  juin. Grosse chaleur parisienne avant les départs. Le soleil cogne  fort. Sous le pare-brise de ma voiture, un Renault Scenic, le  rétroviseur central se décolle. J'avais repéré le problème quelques  jours plus tôt, lors d'une virée dans le Calvados. Après un rapide  démontage, je constate que la colle a lâché sous la vitre, rudement  chauffée par le cagnard. Surprenant ! C'est donc avec un bout de scotch  que je rafistole le miroir en attendant de passer chez Renault, en  Bourgogne, sur mon lieu de vacances. "Qui mieux que Renault peut  entretenir votre Renault ?" dit la pub. En bon élève du marketing, je  suis le conseil et prends rendez-vous chez un concessionnaire, à Autun,  en Saône-et-Loire. Après une bonne heure pendant laquelle l'objet du  scandale est désossé, le technicien nous informe qu'il ne peut rien  faire. Pire : il ne sait pas quoi faire ! Il doit faxer la panne à Paris  pour obtenir la procédure réglementaire. On lui renvoie une check-list  avec le type de colle à appliquer. Pas en stock. Dommage. Commande  effectuée en urgence. Livraison peut-être lundi (nous sommes un  vendredi). Merci de repasser. Ils aviseront. Sans garantie. Il remet du  scotch et nous remercie. Hallucinant. Finalement, l'intervention a eu  lieu. Avec succès. Renault sait donc réparer ses voitures. Mais pas sans  l'aide de Paris. Alors, que se passera-t-il demain si ma vitre se  coince, en position ouverte ? Je scotche une bâche, en attendant la  fiche méthode de Carlos Ghosn ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Double face&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans  le Figaro Magazine du 17 juillet, une page santé salue la dernière  prouesse médicale du Professeur Laurent Lantieri, du CHU Henri-Mondor  (Créteil), qui a réalisé la première greffe intégrale d'un visage sur un  patient défiguré par une maladie génétique. Un schéma résume la  délicate opération chirurgicale. Pendant 6 heures, la face du donneur  est entièrement prélevée, jusqu'au squelette, incluant les muscles, les  paupières, les oreilles et les lèvres. La transplantation dure ensuite  12 heures. Artères, veines et nerfs sont connectés sous microscope. Le  nouveau visage du receveur s'adapte à l'ossature. Le patient est  aujourd'hui en bonne santé. Il mange, parle, ouvre les yeux et doit même  raser une barbe naissante. Sitôt les nerfs repoussés, il pourra lever  les sourcils et sourire. Devant ce défi technique jamais réalisé  auparavant, je pense au film "Face/Off" (Volte-face, 1997) de John Woo  dans lequel les héros interprétés par John Travolta et Nicolas Cage  échangent leurs visages pour les ressorts d'une intrigue policière.  Treize ans plus tard, la science a rattrapé la fiction. L'homme est  ainsi capable de lancer des défis à l'imagination. Puis, de les  réaliser. Un jour ou l'autre. Où cela va-t-il nous mener ? Je suis  partagé entre admiration et inquiétude. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Domenech chez Madame Tussaud ? &lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le  fiasco de l'équipe de France à la Coupe du Monde de Football est passé.  La pression est retombée. Du moins, dans l'opinion publique. Mais pas  pour la presse &lt;i&gt;people &lt;/i&gt;qui continue de se déchaîner, par petites  phrases et gros procès d'intention, contre le sélectionneur déchu,  Raymond Domenech. Dans un numéro de "Voici", feuilleté sur la plage, la  journaliste Lina Morata se permet un papier scandaleux sur les vacances  bretonnes du couple Domenech / Denis. Que les médias vitupèrent contre  la prestation désastreuse des Bleus et de leur coach en Afrique du Sud,  je peux l'admettre. Mais qu'est-ce qui permet à la journaliste d'écrire :  "&lt;i&gt;Pour Estelle, il a donc de quoi s'inquiéter. Car même si Merlin &lt;/i&gt;[le fils de Domenech] &lt;i&gt;est  plus poli que Nicolas Anelka, elle sait désormais que, pour construire  une équipe qui gagne, faut pas trop compter sur Raymond...&lt;/i&gt;" ?  Domenech serait-il devenu un monstre au point que sa vie de famille  tournerait à la débâcle ?&amp;nbsp; Son clone de cire devrait-il figurer au musée  des horreurs de Madame Tussaud, à Londres ? L'article ne s'appuie que  sur de simples conjectures, tirées des seules photos où les  protagonistes ne sourient pas. Peut-elle en conclure une "drôle  d'ambiance" dans le couple ? Une rupture ? On ne tire pas sur  l'ambulance. Et on ne se venge pas sur la vie privée. Simple question  d'intelligence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La grève du cerveau gauche&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La  philosophie, ce n'est pas une lecture de transat. Délaissant l'activité  émotionnelle de mon hémisphère droit, j'ai essayé de me plonger dans un  livre d'Alain Finkielkraut : "L'imparfait du présent" publié chez  Gallimard. Je m'y suis perdu. Rien compris. Lecture interrompue au bout  de quarante pages. Le cerveau liquéfié. Pris d'un irrésistible complexe  d'infériorité. Diagnostic : luxation des neurones. Existe-t-il une littérature  sophistiquée, accessible uniquement aux initiés ? Il faut croire. Je ne  sais plus pourquoi ni comment j'ai mis la main sur ce bouquin mais c'est  plus indigeste qu'un bon polar. Pourtant, en interview, l'écrivain est  passionnant. Bon. J'ai voulu jouer dans la cour des grands. Je me suis  fait piquer mon cartable et mes cahiers. Dépouillé de toute culture, je  suis retourné à mon roman policier. Décidément, l'été aussi, la raison  fait grève.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;b&gt;Atomes crochus&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans  le jardin, ma fille de 3 ans et demi brandit un flacon pour faire des  bulles de savon. Je me joins à elle, pour un petit coup de main. Car,  tel Fernand Raynaud dans son sketch de la bougie, elle ne souffle pas où  il faut. Dès l'instant où s'envolent toutes les bulles de tailles  différentes, seules ou en formation, un souvenir me saisit : on dirait  un cours de chimie, en grandeur nature. Une molécule à l'œil nu. Le  résultat d'une expérience scientifique. Une matière en pleine mutation.  Comme une madeleine de Proust, tout me revient. Mon professeur de  physique au collège, petit barbichu à lunettes et blouse blanche. Les  histoires de mole et les structures atomiques à construire comme des  Légos. Les mélanges aléatoires. Les&amp;nbsp; éprouvettes fumantes et les odeurs  nauséabondes. Le labo aux paillasses carrelées. Pour moi, la chimie a  toujours été une alchimie. Une magie pour apprenti-sorcier. Ainsi, alors  que ces bulles éclatent, emportées par le vent, et que ma fille rit aux  éclats, je repense à ces petits bonheurs qui continuent de m'enchanter.  Et que je lègue, consciemment ou non, à mes enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Auto-stop&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Refoulé  de la piscine municipale de Saint-Didier-en-Velay, en Haute-Loire, pour  cause de maillot de bain non réglementaire (il doit être serré au  corps, pour une histoire d'hygiène, soi-disant. Ce qui n'empêche pas les  mal-élevés de faire pipi dans le grand bain ! Enfin...), je retourne, à  pied, au village où je séjourne. J'enrage. Dès l'instant où je fais les  frais d'une règle stupide (à mon sens), je prends des décisions à  l'emporte-pièce. Aussi irraisonnées que la règle en question. Je me  lance donc, grognon, sur la route. Distance : 8 km. Durée de parcours  estimée : 1h50. Plutôt ambitieux. D'autant plus que je porte des  chaussures sans chaussettes, et mon maillot de bain (non réglementaire).  Il fait chaud et le soleil tape. Mauvais plan, me dis-je. Je pourrais  couper à travers bois ? Ignorant les chemins, j'abandonne vite l'idée.  Au bout d'un quart d'heure de marche et une ampoule naissante au pied  gauche, une camionnette blanche s'arrête à ma hauteur. "Vous allez où  ?". Ayant pitié de moi, le chauffeur me prend en stop. A la vue de  l'utilitaire, j'imagine déjà le scénario : je vais finir dépecé à  l'arrière, comme dans le "Silence des Agneaux". Et on retrouvera mon  corps dans la Semène, la rivière du coin. Au lieu de cela, je raconte ma  mésaventure à mon sauveur, mon "Simon de Cyrène", qui rit de bon cœur.  Il me dépose à deux pas de chez mes amis, me faisant gagner un temps  fou. C'est la première fois de ma vie que je suis pris en stop, sans  lever le pouce. Expérience aussi étonnante qu'inattendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L'énigme du gâteau au chocolat&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Pour les longues et belles soirées d'été, les jeux de société sont revenus à la mode, en famille ou entre amis. Or, en bon amateur de &lt;i&gt;detective stories &lt;/i&gt;que  je suis, je n'ai pas résisté à l'envie d'offrir le "Cluedo Junior" à  mon filleul. De surcroit, à l'occasion d'un séjour dans le château où  j'ai passé mes années d'étudiant à animer des jeux de rôle policiers,  des &lt;i&gt;murder parties&lt;/i&gt;. Le décor parfait pour jouer les Agatha  Christie en culottes courtes. Avec des règles simplifiées, pour répondre  aux attentes des 5/8 ans, chaque partie reste un pur régal. Certes, il  n'y a pas de cadavre mais un vol de gâteau d'anniversaire. Pas d'arme du  crime mais un verre de lait ou de jus d'orange en guise de complice.  Les indices sont sous les pions de jeu. Et les personnages restent  inchangés. Chère Mademoiselle Rose... En outre, il faut toujours  procéder par élimination pour trouver la solution. Comme dans le cadre  de la survie d'une espèce en voie de disparition, aurais-je offert ce  jeu dans l'espoir de perpétuer la tradition, de transmettre le virus de  l'intrigue et du mystère ? Au même titre que tous les livres de fantômes  pour enfant que j'offre à mes filles dans la perspective de leur léguer un  jour ma collection de romans fantastiques. L'éducation nous amène  parfois à édifier des sociétés secrètes avec nos enfants. Sauront-ils être dépositaires d'un trésor caché ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vrais requins&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Lundi 16 août, une alerte au requin est lancée sur la Côte d'Azur. Des baigneurs auraient aperçu un aileron à proximité de la plage de Cagnes-sur-Mer. Du coup, baignade interdite et des reportages en pagaille dans les journaux télévisés. Le scoop fait son petit effet. Car le spectre du film de Steven Spielberg n'est jamais loin quand on a les pieds dans l'eau. Il faut dire que la mer garde sa part de mystère. Qui sait ce qui grouille sous la coque d'un bateau, lorsqu'on ne touche plus le fond ? Mais là n'est pas la question. Une fois encore, nous avons la preuve que, dans l'actualité estivale, les sujets légers, qui flirtent avec le thriller, ont plus le vent en poupe auprès des vacanciers que les petites polémiques politiciennes ou les catastrophes humanitaires. Finalement, l'anecdote est close : il s'agissait d'un dauphin, en grande détresse après un accouchement difficile. Le scoop se dégonfle. Alors, que reste-t-il pour remplir un journal ? Les petites polémiques politiciennes. Et les journalistes, pour jeter de l'huile sur le feu. Les Verts en désaccord, le gouvernement attaqué pour sa politique sécuritaire, le PS plébiscité par un sondage pour 2012 sans qu'on lui reconnaisse le pouvoir de changer les choses... D'autres histoires de requins, en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3868449467638882307?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3868449467638882307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3868449467638882307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/08/les-vacances-de-monsieur-hulot.html' title='Les vacances de Monsieur Hulot'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/THKXsgOxeFI/AAAAAAAABRc/58xcqFMFNuQ/s72-c/Tati_Les_vacances_de_Monsieur_Hulot_bn_2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4746853876319297077</id><published>2010-07-02T02:32:00.000-07:00</published><updated>2010-07-02T02:41:07.995-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Média'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Petites errances philosophiques</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TC2wP9PQ0PI/AAAAAAAABRM/LY8LNyqxy7U/s1600/tableau-bac-philo.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="263" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TC2wP9PQ0PI/AAAAAAAABRM/LY8LNyqxy7U/s400/tableau-bac-philo.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 17 juin, lorsque les sujets de philo sont tombés au bac, je me suis dit, non sans une pointe d’orgueil : si j’y étais, qu’aurais-je choisi ? Aurais-je été meilleur qu’à l’époque de mon bacho, maintenant que je sais lire et écrire ? Alors, je me suis pris à disserter sans risque sur l’un des sujets de la filière ES dont j’ai fait partie : le rôle de l’historien est-il de juger ? &lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En bon élève, on commence par décortiquer le sens des mots. J’ai toujours détesté le latin et le grec. Mais la recherche de l’étymologie m’a souvent préservé du syndrome de la page blanche. Qu’est-ce qu’un historien ? Quel est son rôle ? Que veut dire juger ? Juger quoi ? En fait, la philosophie reste cette éternelle gymnastique intellectuelle qui consiste à poser plus de questions que d’apporter de réponses. Ça fait gagner du temps. Les premières réflexions en découlent. En vue d'un plan. Le travail de l’historien consiste à préserver l’histoire, à archiver les faits, à rechercher la vérité. Il vit donc au passé composé. Mais il ne peut raconter l’histoire sans être influencé par son identité et sa propre culture. Comme dirait Albert Camus, « le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti ». Car écrire, c’est choisir une orientation, flirter avec l’interprétation. Digérer pour mieux transmettre. Inconsciemment, l’historien ne peut échapper au risque de donner son avis. Mais peut-il juger à posteriori, hors contexte ? Quand j’ai dit ça, j’ai tout dit. Enfin, tout ce que j’avais à dire. Des exemples ? Je pourrais toujours parler de la bible et des quatre évangélistes du Nouveau Testament dont les biographies sur Jésus diffèrent d’un saint à l’autre, selon s’il était témoin ou non. La religion en philo ? A prendre avec des pincettes… Pourquoi ne pas remonter à l’Egypte ancienne avec Manéthon grâce à qui les mystères des pharaons n’ont plus de secrets ? Ou bien à l’Antiquité avec sa flopée d’historiens, aux noms de médicaments : Xenophon, Polybe, Suétone ou Lactance. Au Moyen-âge, des chroniqueurs font les récits des guerres et des croisades. Comme les peintres, ils dressent le portrait des puissants. Vous en connaissez ? Je passe les siècles en revue dans ma tête. Aucun historien célèbre ne me vient à l’esprit. Il me faut puiser dans le XIXème siècle, autrement dit aujourd’hui dans l’échelle du temps, pour me souvenir vaguement de Michelet ou de Renan. Je pense surtout aux contemporains qui ont bercé mes études, comme Bernstein et Milza à qui l’on doit une excellente histoire du XXème siècle en trois tomes. Une source intarissable dans laquelle mon prof d’histoire du lycée n’hésitait pas à puiser, mot à mot, pendant ses cours. A l’insu de ses élèves. Mais pas de mon camarade Bertrand qui avait déniché les précieux ouvrages. Une vocation était née. Il est aujourd’hui professeur d’histoire-géo. Enfin, il y a les stars médiatiques avec Alain Decaux, Max Gallo, Hélène Carrère d’Encausse, Michel de Grèce ou Jean Tulard. Mais les citer dans une copie de philo, c’est comme faire référence à Marc Lévy ou Bernard Werber dans une dissertation de français. C’est un peu trop facile. Finalement, je n’aurais pas tenu la distance bien longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et tout à coup, alors que je mâchouille mon crayon à papier, les yeux levés vers les mouches qui réalisent des ballets aériens au plafond d’une salle d’examen surchauffée, je réalise que le journaliste a supplanté l’historien. Face à l’actualité écrasante des scandales, des lynchages et de la vindicte populaire qui en découle, par la pression médiatique qu’il exerce sur certains, je me demande si le journaliste ne cherche pas à faire l’histoire en faisant mine de la rapporter ? Je change donc d’angle, quitte à faire du hors-sujet. Le rôle du journaliste est-il de juger ? Lorsque les Domenech, Woerth ou Bettencourt, sans compter tous les ministres sur la sellette pour leurs abus (cigares, avion, immobilier et autres péchés mignons), sont livrés en pâture à l’opinion publique comme « des quartiers de viande aux fauves dans les cirques », selon les propos de Guy Carlier dans une récente &lt;a href="http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Douche-froide-Guy-Carlier/Videos/Qu-on-les-brule-tous-224073/"&gt;&lt;i&gt;Douche froide&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; sur Europe 1, où est le travail du journaliste ? Consiste-t-il à fouiller les poubelles pour empêcher la réalisation d’une réforme ? Alors que les Français n’aspirent qu’aux vacances et, si possible, à la reprise économique de la rentrée, des blogs engagés qui marchent sur les traces du Canard Enchaîné ruminent des affaires sales qui collent aux chaussures de victimes expiatoires : Marianne 2, Bakchich Info, Mediapart, Rue 89, Le Post,… Le pire, c’est que leurs auteurs sont plus consultés par la profession que les dépêches de l’AFP. Tous les chroniqueurs les citent en source. Repris en boucle par les autres médias, radio, presse et télé, leurs broncas finissent par user les patiences et fissurer notre capacité personnelle de jugement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais revenons à nos moutons (de Panurge) : le rôle des journalistes est-il de juger ? Pas plus que les historiens dont le rôle serait plutôt d’inscrire des faits marquants (mais qu’est-ce qu’un fait marquant… ?) dans la mémoire collective, sans les provoquer, ni les travestir. Et que chacun reste à sa place. C’est l’histoire qui jugera !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4746853876319297077?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4746853876319297077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4746853876319297077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/07/petites-errances-philosophiques.html' title='Petites errances philosophiques'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TC2wP9PQ0PI/AAAAAAAABRM/LY8LNyqxy7U/s72-c/tableau-bac-philo.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4620286020973784847</id><published>2010-06-21T03:40:00.000-07:00</published><updated>2010-07-02T02:35:12.424-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie de communication'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Média'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Baroud d'honneur ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TB8-nWzXXMI/AAAAAAAABRE/zqlAcXVNps4/s1600/presentation-officielle-maillot-france-2010.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="292" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TB8-nWzXXMI/AAAAAAAABRE/zqlAcXVNps4/s400/presentation-officielle-maillot-france-2010.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;Au temps de l’Egypte Ancienne, lorsqu’un pharaon était déchu, leurs successeurs ordonnaient d’effacer toute trace de leur règne, à commencer par leur nom sur les monuments et les documents historiques. Ainsi, Akhenaton, le neuvième pharaon de la XVIIIe dynastie, accusé d’hérésie contre l’ancienne religion, fut la cible de cette éviction. Alors que le célèbre Toutankhamon montait sur le trône d’Egypte, on ne devait plus prononcer le nom de celui qui avait osé défier les dieux. Ce qui arrive aujourd’hui à l’équipe de France, roman-feuilleton ubuesque en marge de la Coupe du Monde de Football 2010, ressemble à s’y méprendre à une destitution, doublée d’une grave crise de communication.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’expulsion de Nicolas Anelka, pour des raisons encore troubles, a aussitôt conduit des annonceurs (Quick, Puma, Pringles) à reconsidérer les termes de leur contrat publicitaire avec la star du ballon rond. Quelles sont les marques qui ont fait le choix d’associer leur image à celle d’un joueur de l’équipe de France ? Et qui, face au fiasco étalé dans les journaux aux titres ravageurs, vont subir le contrecoup du sponsoring ? Adidas en tête dont les maillots risquent fort d’envahir les stocks d’invendus. Parce que les Bleus ne font plus rêver. Et Nike, le successeur, envisage-t-il l’avenir de son partenariat avec sérénité ? Pas si sûr. Car la crise qui secoue le football français, alors qu’un dernier match doit se disputer demain contre l’Afrique du Sud, est symptomatique d’une stratégie manquée de management et de relations publiques qui a pris ses racines, depuis plusieurs années, dans la loi du fric, de l’égo surdimensionné et de la pipolisation, au détriment des vrais valeurs du sport. Avec, pour conséquence (ou pour cause ?), une volonté farouche de Domenech de mettre ses joueurs à l’écart de la presse et de l’opinion publique. Mauvais choix, déclare tout de go, Bixente Lizarazu sur le plateau de TF1, dimanche dernier, provoquant un conflit d’opinion avec le sélectionneur. Le cœur de l’équipe de France aurait dû battre au rythme de la liesse populaire. Depuis plusieurs jours, l’héritage de 1998 (et d’avant !) semble bafoué. Les anciens Bleus se succèdent aux micros pour dénoncer la trahison et l’irresponsabilité. On ne sait plus qui blâmer : Domenech, la FFF, les joueurs, l’incompétence, les médias, l’argent ? La faute à qui ? En tant que spectateur passif de ce mauvais vaudeville (je n’ai jamais été très fan de football), j’ai toujours reproché à ce sport d’avancer au gré des recettes publicitaires. D’engranger des millions. De miser des fortunes sur des professionnels qui s’avèrent être, au bout du compte et pour quelques uns d'entre eux, de sales gosses, désabusés. Au cœur d’une polémique, Rama Yade leur avait suggéré de briller davantage par leur jeu que par leur chambre d’hôtel. Elle avait raison. Comble de l’ironie, la plupart des joueurs qui composent l’équipe de France, portant les symboles de notre pays dans le monde, ne jouent pas habituellement dans ses clubs nationaux : Henry (FC Barcelone), Evra (Manchester United), Sagna, Gallas, Clichy et Diaby (Arsenal), Diarra (Real Madrid), Malouda et Anelka (Chelsea) ou encore Ribéry (Bayern Munich) pour ne citer qu’eux. Pourquoi ? Pour la douceur du climat outre-hexagone ? Ou attirés par l’appât du gain ? Quel est l’enjeu pour eux de participer à cette compétition, sous les couleurs du drapeau français ? Comme dirait le vieux dicton, on ne saurait faire boire un âne qui n’a pas soif. Et pourtant, nombreux sont les supporteurs qui ont soif. Soif de beaux matchs, de victoires et d’esprit sportif. Au lieu de cela, on assiste au spectacle d’un divorce. Or, le plus triste avec ces histoires d’adultes : ce sont toujours les enfants qui trinquent ! Des cours d’école aux cours d’immeuble, les jeunes glorifient leurs champions, affichent leurs photos sur les murs, portent leur nom dans leur dos. Aujourd’hui, comme Akhenaton l’hérétique, les noms ne font plus vibrer. Ils ont trahi l’ancienne religion, le patrimoine légué par les Kopa, Platini, Hidalgo ou Jacquet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du coup de tête de Zidane au coup de main de Henry, le destin du football français a bien changé. Il est temps maintenant de se réveiller. Et de croire à des porte-drapeaux plus fédérateurs, comme la musique que nous fêtons aujourd’hui. Pourtant, en pleine crise économique et sociale, les Français auraient eu bien besoin d’un sursaut sportif, pour relancer le sens de la responsabilité et de la fraternité. Pour relancer l’espoir, tout simplement. Et si demain soir, face à l’Afrique du Sud, les Bleus nous surprenaient, une dernière fois ? Au lieu de laver leur linge sale, en famille ou devant les caméras de télévision, sauraient-ils mouiller le maillot, pour un baroud d’honneur ? La France reste suspendue à cette question. Et, pour une fois, moi y compris !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4620286020973784847?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4620286020973784847'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4620286020973784847'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/06/baroud-dhonneur.html' title='Baroud d&apos;honneur ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TB8-nWzXXMI/AAAAAAAABRE/zqlAcXVNps4/s72-c/presentation-officielle-maillot-france-2010.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3238323420554071600</id><published>2010-06-18T08:15:00.000-07:00</published><updated>2010-06-20T00:53:30.396-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Peinture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Police scientifique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Evénement'/><title type='text'>La mort en face</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TBuNOAGelrI/AAAAAAAABQ8/Rxu23NHCb0U/s1600/Johann_Heinrich_F%C3%BCssli_050.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="316" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TBuNOAGelrI/AAAAAAAABQ8/Rxu23NHCb0U/s400/Johann_Heinrich_F%C3%BCssli_050.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le roman de Dostoïevski, &lt;i&gt;Crime et châtiment&lt;/i&gt;, un ancien étudiant de Saint-Pétersbourg, nommé Raskolnikov, assassine avec préméditation une vieille prêteuse sur gage et sa sœur cadette. Tombé malade, le criminel souffre alors de paranoïa et pense que chaque individu qu’il rencontre le soupçonne de ce double meurtre. Comme dans la nouvelle d’Edgar Allan Poe, &lt;i&gt;Le cœur révélateur&lt;/i&gt;. Son crime le hante jusqu’à ce qu’il tombe amoureux d’une prostituée. L’auteur dépeint ainsi leur relation comme une allégorie de l’amour de Dieu pour l’humanité qu’il tente de racheter. Mais Raskolnikov ne trouve la rédemption que dans son propre aveu et sa condamnation à la déportation. Cette œuvre majeure du roman russe, histoire criminelle à portée philosophique, a prêté son nom à une excellente exposition au Musée d’Orsay dont ce sont &lt;a href="http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=649&amp;amp;L=&amp;amp;tx_ttnews[tt_news]=23387&amp;amp;no_cache=1"&gt;les derniers jours&lt;/a&gt; (jusqu’au 27 juin). Il est encore temps de s’y rendre. Inspirée par Robert Badinter, l’artisan de l’abolition de la peine de mort, et mise en scène par l’académicien Jean Clair, &lt;i&gt;Crime et châtiment &lt;/i&gt;nous interroge sur la manière dont le crime a été traité dans l’art. Un événement très réussi pour trois raisons. D’abord, par la force de l’art, l’exposition révèle, non sans émotion, la fascination que le crime et le criminel exercent sur nous. Puis, elle est parfaitement construite à la fois dans sa chronologie (de la Révolution Française à 1981) et par le choix de ses thèmes. Enfin, elle suscite de nombreuses réflexions sur la nature criminelle de l’homme, le rôle de la justice et la frontière qui la sépare de la vengeance ou les implications de la peine de mort. Décryptage.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Dès l’entrée, le visiteur est frappé par la présence inattendue et provocatrice d’une guillotine. Sous la plume de Marat, le ton est donné : « Dans les cas où les lois de la nature et de la société sont également violées, on rendra affreux l’appareil du supplice, mais que la mort soit douce » (1778). Après vingt-cinq années d’isolement, exigé par Robert Badinter lors de l’abolition de la peine de mort en 1981, l’une des plus terribles machines à tuer de l’histoire est sortie du Fort d’Ecouen pour rappeler les débuts mouvementés de la justice dite « égalitaire ». Nobles ou pouilleux, les têtes tombent. Natures mortes ou objets de fantasmagories, elles flottent ou volent parfois dans les airs, à l’image de celle de Saint Jean-Baptiste dans une &lt;a href="http://www.shafe.co.uk/crystal/images/lshafe/Moreau_The_Apparition_1874-6.jpg"&gt;toile &lt;/a&gt;de Gustave Moreau ou dans le dessin de Victor Hugo ironiquement baptisé « &lt;a href="http://penpoints.com/wp-content/gallery/hugo2/justitia.jpg"&gt;Justitia&lt;/a&gt; ». Les révolutionnaires ont largement inspiré les peintres. Soit par les exécutions qu’ils ont décidées, soit en ayant été eux-mêmes victimes de meurtre. Comme Le Peletier de Saint-Fargeau ou Marat. L’assassinat de ce dernier dans sa baignoire par Charlotte Corday le 13 juillet 1793 est d’ailleurs le crime aux motivations quasi mystiques qui a fait couler le plus de peinture depuis deux siècles, avec David, Hauer, Baudry, Weerts, Munch ou Picasso. Dans chaque tableau consacré au mythe, la beauté fatale de cette jeune Normande de sensibilité girondine crève la toile, attire la lumière et tranche (si on peut dire) avec l’abomination du geste. Munch l’a même &lt;a href="http://www.bacdefrancais.net/mort-marat-munch.jpg"&gt;représentée nue&lt;/a&gt;, aux côtés d’un corps ensanglanté de Marat allongé sur un lit. Crime et sexualité partagent ainsi les mêmes racines passionnelles.&lt;br /&gt;Avec l’ouverture au public des cours d’assises, le criminel s’invite dans l’art. Par son acte et son jugement. La scène de crime n'est plus fantasmée. On la représente, dans sa dure réalité. La curiosité et la fascination sont ainsi assouvies. Et même décuplées avec l’avènement de la presse à sensation, à partir de l’époque romantique. L’évolution des techniques d’impression et la diffusion des imageries d’Epinal transforment le tueur en héros à la mode. Avec l’affaire Fualdès, le fait divers livré en pâture à l’opinion publique fait son apparition. Publié sous forme de roman-feuilleton, le récit de ce crime barbare (un ex-procureur impérial est égorgé dans l’Aveyron le 19 mars 1817) sombre dans une réalité exagérée. C’est Géricault qui croque, à la plume et au lavis de sépia, les &lt;a href="http://media.paperblog.fr/i/301/3011831/crime-chatiment-goya-picasso-musee-dorsay-cri-L-2.jpeg"&gt;différents épisodes&lt;/a&gt; de cette énigme, donnant une dimension presque mythologique aux protagonistes. Le peintre cherche-t-il à extraire une forme de noblesse tragique derrière la sauvagerie ? Avec la création du &lt;i&gt;Petit Journal&lt;/i&gt; en 1863, puis de l’&lt;i&gt;Oeil de la Police&lt;/i&gt; pendant la Belle Epoque, la noblesse s’efface derrière l’hyperréalisme des images et des représentations choc de scènes criminelles. Certaines gravures, comme « &lt;a href="http://cent.ans.free.fr/pj1908/pj91424051908.jpg"&gt;Le dernier crime de l’ogresse&lt;/a&gt; », dérangent jusqu’à l’écœurement. Peu importe. Pour la presse populaire, le crime paie. Les éditions du &lt;i&gt;Petit Journal &lt;/i&gt;consacrées à l’affaire Troppmann (une famille de Roubaix comptant plusieurs enfants est entièrement décimée à Pantin à coups de couteau, de pioche et d’acide par un mécanicien prénommé Jean-Baptiste Troppmann) sont tirées à 400 000 exemplaires ! Puis, la science passe par là. Les têtes coupées de la Révolution cèdent la place aux têtes moulées de l’anthropologie criminelle. Avec Lombroso et Bertillon, le public découvre des gueules d’assassin. Et la possibilité de détecter l’inclination au mal dans les bosses du crâne. La photographie « métrique » révolutionne la manière de rendre du compte du crime. 100 ans avant la 3D au cinéma, la profondeur de champ restitue l’authenticité des scènes de crime. Penché sur une vitrine, dans l’une des dernières salles de l’exposition, je cède à la tentation du voyeurisme. Voir la mort en face, ça peut faire froid dans le dos. Même en noir et blanc. Puis, en fin de visite, les surréalistes laissent éclater leur inspiration. Jack L’Eventreur n’est pas loin. Le crime fou, subversif, à caractère sexuel, déchaîne les disciples d’André Breton. Ils se retrouvent dans cette critique sauvage de l’ordre établi. Et l’auteur du &lt;i&gt;Premier manifeste du surréalisme&lt;/i&gt; de conclure : « l’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers au poing, à descendre dans la rue et à tirer, au hasard, tant qu’on peut dans la foule ». Une phrase qui lui sera longtemps reprochée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;L’exposition couvre deux siècles de crimes et de condamnations. De la Révolution Française à l’abolition de la peine de mort en 1981, elle brille par la pertinence de ses thèmes : la justice révolutionnaire qui décapite à la chaîne, l’emprisonnement, le crime et la science, le surréalisme ou bien les femmes fatales. Ce dernier sujet remporte tous les suffrages. Pour quelle raison ? La femme criminelle est-elle plus abjecte que son alter ego masculin ? Pourquoi les artistes ont-ils tant aimé peindre des sorcières, des corruptrices, des hystériques ? De Salomé qui exigea la tête de Jean-Baptiste à Lady MacBeth, nombreuses sont les femmes vénéneuses qui, usant et abusant de leurs charmes, conduisirent l’homme à sa perte. Le démon caché derrière l’ange, en quelque sorte. Un tableau attire plus particulièrement mon regard, dans cette atmosphère de dangereuse volupté : « Lady MacBeth saisissant les poignards » de Johann Heinrich Füssli (illustration ci-dessus). Rappel des faits : Lady MacBeth est l’épouse du général de l’armée du roi Duncan qui veut persuader son époux d’assassiner son maître pour s’emparer du trône, par pure ambition. Dans la toile de Füssli, Lady MacBeth s’avance menaçante, tel un fantôme, le doigt sur la bouche, vers son mari qui tient les poignards, et lui inspire (insuffle ?) le meurtre. Pris au piège, le malheureux est saisi d’effroi devant la sinistre détermination de sa femme. Telle une mante religieuse, elle se jette sur sa proie et condamne son époux, tout autant que le roi d’Ecosse. Après le crime, elle sombre dans la folie et se suicide. D’ailleurs, dans la seconde moitié du XIXème siècle, avec Charcot et l’étude des pathologies mentales, les artistes se demandent : est-ce le diable ou la folie qui inspire les meurtrières ? Dès lors, le temps de la punition est révolu. Il est temps de soigner. Dans cette perspective, la prison devient un lieu de reconversion initiatique. Une chance de rédemption. Dans une salle dédiée au panoptique, du nom de l’architecture carcérale initiée par le philosophe Jeremy Bentham, je suis frappé par une porte de prison, en bois. D’un côté, celui de la cellule, des graffitis tailladés au couteau crient la détresse des prisonniers : quelques prénoms féminins, marqués dans la chair du bois comme de poignants adieux. De l’autre, rien. Des clous et un judas. Fermé. Vestiges de l’impassibilité des geôliers. Je suis mal à l’aise, oppressé face à cette intimité. Je passe mon chemin.&lt;br /&gt;Dans les salles consacrées à la science face au crime, un nouveau concept est jeté à la figure : si le diable n’est plus l’instigateur du mal, existe-t-il des prédispositions physiques ou mentales au crime ? Les théories se succèdent pour percer le visage du criminel dans nos gènes : forme du crâne (phrénologie) ou expressions simiesques (physiognomonie). Si l’homme naît criminel, comment voir clair dans son jeu ? Ce thème rappelle la nouvelle de Philip K. Dick, portée à l’écran en 2002 par Steven Spielberg, &lt;i&gt;Minority Report&lt;/i&gt;, où des humains mutants, dotés du don de précognition, prédisent des crimes à venir et font condamner de futurs criminels, sans que le passage à l’acte soit avéré.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai que, en ce temps des examens où la philosophie a fait plancher des centaines de milliers d’élèves sur la vérité ou le bonheur, l’exposition du Musée d’Orsay aurait pu fournir des sujets de dissertation à la pelle : pourquoi l’homme tue-t-il l’homme ? La justice doit-elle punir ou soigner ? La dissection d’un méchant au service de la science est-elle inhumaine ? La prison, temps de la détention ou temps du mépris ? A ces questions, chacun y répondra selon ses connaissances et sa sensibilité. J’ai tout de même été frappé par quelques pistes de réflexion qui nous renvoient à notre condition humaine et à la façon dont l’homme se distingue de l’animal. Sauf du rat. Car, pour Michel Serres, nous partageons avec ce rongeur le sinistre privilège de tuer pour tuer. Pourquoi l’homme tue-t-il, pour son plaisir ? Dans une interview, Robert Badinter rappelle que le premier homme sur terre fut un assassin : Caïn, fils d’Adam et Eve, qui tua son frère Abel. Ainsi, depuis la Genèse, tout meurtrier qui assassine son prochain tue son frère. Pourtant, malgré cet héritage biblique, selon Badinter, « l’homme ne naît pas criminel. Il porte en lui l’instinct de mort qui le conduit au crime. Cet instinct est maîtrisé, refoulé, jusqu’au passage à l’acte. »&lt;br /&gt;Fratricide, parricide, régicide, déicide. L’homme a alourdi le dictionnaire de mots nouveaux au fur et à mesure qu’il a multiplié les homicides. Il a même été capable de tuer Dieu, le pire des sacrilèges. La crucifixion est d’ailleurs le sujet le plus traité dans l’art occidental. Nietzsche aurait-il raison ?&lt;br /&gt;En outre, par le discours de la science criminelle balbutiante, la tendance au meurtre chez l’homme supposerait un héritage animal. Avec les travaux de Lavater, dès la seconde moitié du XVIIIe siècle, la théorie de l’atavisme fait son apparition. Les gènes de la bestialité ressurgiraient dans les traits physiques ou de caractère. Peut-on lire la méchanceté sur la figure d’un homme ? Oui, à l’époque. Le délit de sale gueule était né. Et avec lui, l’idée du criminel-né. Fort heureusement, la criminalistique a permis d’abandonner ces procès d’intention pour se consacrer à l’identification, la comparaison et la reconnaissance, contre la récidive.&lt;br /&gt;Enfin, l’éternel débat sur la peine de mort ne manquera pas de marquer les esprits, tout au long de cette exposition. Et de rappeler, sous la plume de Gonzague Saint Bris, le combat de Victor Hugo, fervent abolitionniste : « Tout au long de sa vie, Victor Hugo n’a cessé de combattre avec ferveur cette barbarie contraire à toute notion d’humanité, dénonçant l’inefficacité du châtiment et contestant le principe d’exemplarité avancé par les partisans de la peine de mort. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Comme un écho à ces mots qui hantent l’humanité, aussi barbare dans ses crimes que dans ses châtiments, je revois cette peinture d’Emile Friant, &lt;a href="http://www.tdg.ch/files/imagecache/468x312/story/guillotine.jpg"&gt;&lt;i&gt;La peine capitale&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, où un condamné à mort, vêtu de rouge, est conduit à l’échafaud, alors qu’un prêtre lui conjure de remettre son âme à Dieu. Ses bourreaux l’attendent. Tout autant que la foule. Sont-ce les mêmes ? Le point de vue choisi par le peintre nous place à l’arrière du cortège, comme si nous étions les prochains sur la liste à passer sous le fil du rasoir. Une perspective nous y attire irrémédiablement. Le décor est plongé dans la pâle lueur de l’aube. Je frissonne et pense à Lacenaire, le dandy criminel qui a inspiré Dostoïevski, pour son &lt;i&gt;Crime et châtiment&lt;/i&gt;. Il fut guillotiné un lundi matin. Or, le mythe lui prête ce bon mot alors qu’il monte sur l’estrade : « voilà une semaine qui commence mal ».&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3238323420554071600?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3238323420554071600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3238323420554071600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/06/la-mort-en-face.html' title='La mort en face'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TBuNOAGelrI/AAAAAAAABQ8/Rxu23NHCb0U/s72-c/Johann_Heinrich_F%C3%BCssli_050.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3420691796600782306</id><published>2010-06-10T02:36:00.000-07:00</published><updated>2010-06-10T08:08:40.083-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie de communication'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Changement de ton</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TBC1L9cznCI/AAAAAAAABQ0/pszR4XCNOtQ/s1600/d222013b2.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="292" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TBC1L9cznCI/AAAAAAAABQ0/pszR4XCNOtQ/s400/d222013b2.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La communication est un transfert d’émotions. Si l’émotion passe, le message passe. Depuis des années, la Prévention Routière multiplie les campagnes publicitaires pour sensibiliser les jeunes automobilistes aux risques de l’alcool au volant. Mais les chiffres tombent comme des couperets : encore trop de morts sur les routes. En France, 12 personnes décèdent chaque jour dans un accident de la circulation. Or, les jeunes représentent 22% de ces décès. En outre, par million d’habitant, notre pays compte encore 50 à 60% de tués en plus que la Suède ou la Grande-Bretagne. Un palmarès honteux. Bien sûr, il y a les radars fixes pour générer une prise de conscience et, sur la durée, inciter les automobilistes à lever le pied, pour de bon. Mais rien n’y fait. A l’approche d’un radar signalé, on ralentit. Le flux s’arrête presque. C’est physique. Puis on accélère. Le point de contrôle est passé. Comme Space Moutain, à Disneyland. Sauf que sur la route, on évite la photo. &lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Depuis quelques jours, un nouveau film circule sur internet (voir ci-dessous). Cette fois-ci, la Prévention Routière a opté pour le marketing viral sur les réseaux sociaux, dans l’espoir que les jeunes, choqués par ces images, fassent tourner en un clic. En outre, dans ce domaine, les métaphores, ça ne marche plus. Il faut du concret, du violent, du sang, des larmes. Terminé le bibendum avec sa tête de smiley ! Le cinéma et ses innovations ont mis la barre très haut. Pourquoi les images du 11 septembre marquent-elles toujours autant, même des années après la tragédie ? Parce, avec le message d’un monde en crise, l’émotion transpire. La réalité éclate. Ce n’est pas de la fiction. Avec « Insoutenable », un court-métrage ultra-réaliste sur les conséquences d’un accident en pleine nuit, suite à une soirée bien arrosée, le scénario est bien rodé. Trop peut-être…. Des jeunes boivent, pour faire la fête. Rien d’original. Problème : ils boivent tous et beaucoup. Y compris les conducteurs qui reprennent le volant, inconscients du danger. On imagine que le trajet n’est pas long. A la campagne, la nuit, c’est toujours comme ça. Il n’y a que quelques kilomètres à faire. Et pas une âme à l’horizon. Soudain, c’est le choc, frontal. Avec une famille. Après la collision, les pompiers sortent un siège auto. Le bébé n’a rien. Mais le conducteur est en grande souffrance. Dans la voiture des jeunes, le chauffeur est mort. Il n’avait pas de ceinture. Son cadavre repose sur le bitume. Son portable sonne. Ses amis s’inquiètent. Les autres passagers sont blessés. Certains gravement. A quelques kilomètres de là, un gendarme, marqué, réveille une mère, le regard hagard. Son fils a perdu la vie. Il va falloir reconnaître le corps. Quel dur métier. Des histoires comme ça, il s’en produit chaque jour. Ou plutôt chaque nuit, le week-end. Plus de la moitié des décès surviennent les fins de semaine, en rase campagne. Au retour des discothèques.&lt;br /&gt;A l’école, encore trop peu d’enseignants ont été sensibilisés à la formation en matière d’éducation routière, même s’ils jugent qu’elle y a toute sa place. Ce film n’est-il pas l’occasion de renouer le dialogue interdisciplinaire sur les effets de l’alcool (SVT), les dangers de la vitesse (physique, mathématiques) et le devoir de responsabilité (civisme, philosophie) ? Et pourtant, les faits sont là. Sagement installés devant l’écran, les jeunes à qui le film a été projeté réagissent sous le coup de l’émotion. Que feront-ils dans quelques jours, samedi soir, à la sortie d’une boite de nuit, après quelques verres ? Se souviendront-ils de ce film ? Décideront-ils de ne pas boire, en tant que « capitaines de soirée », pour assurer le retour des autres, en toute sécurité ?&lt;br /&gt;Et cela n’arrive pas qu’aux adolescents dissidents. Car la bonne éducation n’empêche malheureusement pas les drames. Pour frimer devant les copains. Mais surtout, devant la copine qu’on vient de draguer. Entre 18 et 24 ans, la voiture est un instrument d’émancipation, d’expression identitaire, d’intégration sociale. C’est aussi l’âge de tous les risques, le trou d’air dans la conscience. J’ai fait cette expérience. Une fois. J’avoue, peu fier. Un soir, à Lyon, au retour d’une soirée bien alcoolisée. Mon pote était plus bourré que moi. Je l’ai ramené. A posteriori, j’ai encore les images saccadées de cet événement en mémoire : la montée sur Ecully, les yeux rivés sur la ligne blanche centrale. Je n’étais pas frais. Quelle imprudence !&lt;br /&gt;Depuis, et pour d’autres raisons, j’ai peur en voiture. Un accident est si vite arrivé. Quelques secondes pour faire basculer une vie. C’est tout le propos de ce film. Quelques secondes. Puis, plus rien ne sera jamais comme avant. Alors, soyons prudents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;object height="249" width="410"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/wfMKktpowx0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowscriptaccess" value="always"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/wfMKktpowx0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="410" height="249"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3420691796600782306?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3420691796600782306'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3420691796600782306'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/06/insoutenable.html' title='Changement de ton'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TBC1L9cznCI/AAAAAAAABQ0/pszR4XCNOtQ/s72-c/d222013b2.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8253279950374515557</id><published>2010-06-09T02:56:00.000-07:00</published><updated>2010-06-09T03:19:40.282-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Touche pas au grisbi, salope !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TA9lE9L8ZtI/AAAAAAAABQs/Yyx7JabQvw8/s1600/20896721la-folie-des-grandeurs-1971-diaporama-portrait-jpg.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="261" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TA9lE9L8ZtI/AAAAAAAABQs/Yyx7JabQvw8/s400/20896721la-folie-des-grandeurs-1971-diaporama-portrait-jpg.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small; line-height: 115%;"&gt;Dans le film inoubliable de Gérard Oury, &lt;i&gt;La Folie des Grandeurs&lt;/i&gt;, le valet Blaze, sous les traits d’Yves Montand, réveille son maître, Don Sallustre, campé par un Louis de Funès au sommet de son art, au son des pièces d’or que ce dernier garde bien précieusement près de son lit. Qui a ces images en tête se souvient des célèbres répliques qui les accompagnent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;C’est l’or, il est l’or, l’or de se réveiller. Monseignor, il est huit or….&amp;nbsp;» Don Sallustre se redresse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il en manque une&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Blaze&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Vous êtes sor&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;Tout à fait sor. Regardez sous le lit&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Et bien, ce matin, en écoutant les nouvelles à la radio, j’ai eu l’impression de revivre cette scène. Etre réveillé au son des pièces d’or, bercé par la cupidité. L’actualité ne parle que d’argent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Quand ce n’est pas Rama Yade qui dénonce les coûts d’hébergement exorbitants de l’équipe de France ou la polémique des primes et des frais engloutis pour leur isolement, c’est l’affaire Kerviel et ses cinq milliards de dollars. Un procès qui réveille les vieux démons de la finance et les ficelles de la spéculation excessive à qui l’on doit la crise actuelle. Ou alors, Christine Boutin, obligée de se justifier sur ses 9&amp;nbsp;500 euros de salaire mensuel pour une mission commandée par l’Elysée. Cela devient pénible, ce réveil quasi quotidien sous les sirènes du pognon. Jamais on ne parle de juste prix, de valeur travail, de mérite, de mesure, de décence. L’effet amplificateur des médias donne tous les jours l’illusion (sans doute fondée mais là n’est pas le propos) que certains se goinfrent pendant que d’autres peinent pour boucler les fins de mois. Aucune rancœur, ni jalousie de ma part. Je n’ai jamais été vénal. Mais on dirait un remake de 1789, lorsque les privilèges des nantis étaient étalés devant un peuple affamé. Depuis, la Bastille est tombée. Aujourd’hui, on défile dans la rue. Les drapeaux, aux slogans inventifs, ont remplacé les fourches. La grogne sociale noircit les colonnes des journaux, comme le pétrole les côtes américaines. Les fonctionnaires refusent qu’on touche à leur régime de retraite. Les gens du privé cotisent plus&amp;nbsp;? Et bien, ils n’avaient qu’à être fonctionnaires ! On croit rêver. Il y a quelques mois, c’est Alain Joyandet, le secrétaire d’Etat à la coopération, qui, pour respecter les contraintes d’un agenda chargé, s’offrait un voyage professionnel vers la Martinique en jet privé pour 116&amp;nbsp;500 euros. Il aurait mieux fait d’y aller par la mer tellement il a ramé pour s’expliquer. Sans oublier les dizaines de polémiques lâchées par le &lt;i&gt;Canard Enchaîné&lt;/i&gt; comme des boules puantes sous les pieds des personnalités qui dérangent ou qui abusent. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small; line-height: 115%;"&gt;Quelle image désastreuse pour nos billets de banque dont la valeur échappe désormais à nos enfants. Il n’est pas si lointain le souvenir de Gainsbourg brûlant un billet de 500 francs devant les caméras de télévision pour dénoncer la pression des prélèvements fiscaux. Face au gaspillage et à l’argent facile, comment dire ensuite à nos jeunes que nos grands-parents gagnaient leur pécule à la sueur de leur front&amp;nbsp;? Entre les mains des profiteurs, l’argent devient sale. Et dans la bouche des médias, il donne envie de vomir. Du coup, nombreux sont ceux qui, à la fois éblouis et frustrés par ce faste des «&amp;nbsp;milieux autorisés&amp;nbsp;», souscrivent un crédit, puis deux, puis trois, pour s’offrir un peu de bonheur, une part de rêve, pour être à la hauteur. Et tombent dans la toile du surendettement. Le début des ennuis, de l’enfer. Ou alors, ils jouent au loto leurs numéros fétiches, dans l’espoir de gains astronomiques. Sans ignorer que les probabilités sont contre eux. Peu importe. Les vies de rêve mises en scène dans les publicités de la Française des jeux paraissent tellement accessibles. Que reste-t-il de nos cours d’économie où l’on apprenait que «&amp;nbsp;la monnaie n’est qu’un voile&amp;nbsp;», selon le vieil adage de l’économiste libéral Jean-Baptiste Say, partisan enthousiaste de la Révolution française&amp;nbsp;? Inutile de le désirer pour lui-même, de le thésauriser, de l’encenser comme un veau d’or. Instrument d’échange et de mesure des valeurs, il circule librement et… partout&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small; line-height: 115%;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small; line-height: 115%;"&gt;En 1980, un groupe chantait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;prenez un enfant, faites-en un roi. Couvrez-le d’or et de diamants. Cachez-vous en attendant. Vous n’attendrez pas longtemps. Les vautours tournent autour de l’enfant. Le blé a les dents acérées et les hyènes vont le dévorer. Le môme deviendra banquier ou le môme sera lessivé, lessivé, lessivé…&amp;nbsp;». C’était Téléphone qui criait que l’argent est trop cher, trop grand et que la vie n’a pas de prix. En trente ans, rien n’a bougé. Sous la baguette de quelques apprenti-sorciers, politiciens ou footballeurs, le capitalisme n’a toujours aucune morale. Et le grisbi restera toujours un motif de fâcherie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8253279950374515557?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8253279950374515557'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8253279950374515557'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/06/touche-pas-au-grisbi-salope.html' title='Touche pas au grisbi, salope !'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TA9lE9L8ZtI/AAAAAAAABQs/Yyx7JabQvw8/s72-c/20896721la-folie-des-grandeurs-1971-diaporama-portrait-jpg.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6428954823673785639</id><published>2010-05-10T04:30:00.000-07:00</published><updated>2010-06-09T11:52:09.702-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Eating Nemo</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S-fuCm-dEBI/AAAAAAAAAOo/MXZwSeFNOsE/s1600/sushis.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="288" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S-fuCm-dEBI/AAAAAAAAAOo/MXZwSeFNOsE/s400/sushis.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans exagérer, lorsque j’ouvre chaque matin ma boîte aux lettres et qu’il en pleut des dizaines de prospectus (geste écologique ?), il y a toujours une pub pour les sushis. Un restaurant différent à chaque fois : une nouvelle franchise ou une zone de livraison qui vient jusqu’à moi ? Peu importe. Les restaurants japonais pullulent à Paris. C’est un fait. Fort d’un concept bien rôdé : marketing des bienfaits, menus similaires, prix élevé. Mais, comme dirait Gad Elmaleh dans &lt;i&gt;Chouchou&lt;/i&gt;, j’adore les sushis ! Et, une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. Certains déclarent même qu’ils pourraient en manger tous les jours. Ou presque. Pourquoi cette addiction à un morceau de poisson cru emmailloté dans une feuille d’algue ?&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Dans une interview, Gad Elmaleh s'en défend : « Au-delà de la blague, j’aime beaucoup et j’en mange vraiment beaucoup. Je trouve que c’est léger, bon, raffiné. Avec ce plat, on ne se sent jamais lourd. » C’est vrai que ça fait naturel, écolo, sain. En plus, grâce aux oméga-3, c’est bon pour la santé. En outre, à l’instar des nuggets du McDo qui ne seraient rien sans leur sauce barbecue, les sushis se dégustent toujours dans leur sauce soja, relevée d’une pointe de wasabi et d’un filet de gingembre mariné, pour rafraîchir entre deux bouchées. Sinon, c’est assez fade. A la réflexion, ce qu’on aime dans un restaurant traditionnel, à la française, c’est la variété, non ? Le plaisir de choisir, de changer, de découvrir de nouveaux plats, de nouvelles saveurs, au gré de l’inspiration du Chef. Tout le contraire d'une chaîne de sushi-bars où, à la longue, on adopte le mode consensuel, par défaut. Sushis ? Sashimis ? Makis ? Yakitori ? Un peu de tout ? Au moment de la commande, nous sommes quasiment en pilotage automatique. Victime d’un arc réflexe qui relie nos yeux à nos papilles, sans passer par le cerveau. Puis, une fois sélectionné le menu M13 ou la formule Z, arrivent la soupe miso, la salade de chou blanc et le bol de riz. Certains restaurants ont poussé le vice à créer des variétés différentes de sushis. Or, le prix de la diversité, c’est une addition salée. Plus salée que la sauce soja. Mais le comble du chic pour cadres trentenaires, urbains. C’est tendance. Je ne me moque pas. J’y succombe aussi. Au grand désespoir de ma femme qui voit tout ça comme une gigantesque escroquerie. Une dépendance injustifiée. C’est grave docteur ? Y a-t-il une cure de désintoxication ? Et la disparition du thon rouge ? On s’en fout ! La mer est encore pleine de poissons pour les cinquante prochaines années. Et après ? Nos enfants mangeront des méduses comme sous-titrait récemment un reportage sur Canal +, &lt;i&gt;Global Sushi&lt;/i&gt;. Vive les sushis ! Au fait, savez-vous que, selon des spécialistes, 90% des restaurants de style japonais à Paris appartiennent à des chinois qui, flairant le business, ont troqué le porc aigre-douce contre le saumon cru ? D’où la nécessité de rapidement faire le tri avant de ne plus savoir distinguer le sushi authentique de sa copie pas fraîche. De frôler l’intoxication, faute de normes sanitaires. Et de vider les océans, victimes de la surpêche. En attendant, c’est mon portefeuille qui apprend le mandarin !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6428954823673785639?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6428954823673785639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6428954823673785639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/05/eating-nemo_10.html' title='Eating Nemo'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S-fuCm-dEBI/AAAAAAAAAOo/MXZwSeFNOsE/s72-c/sushis.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-6248954339505093299</id><published>2010-04-28T08:50:00.000-07:00</published><updated>2010-05-10T07:40:35.136-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Des maux de l’air aux mots de mer</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S9hWr_9U11I/AAAAAAAAANI/BV5aLRh8e-g/s1600/Naufrage-Big.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="296" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S9hWr_9U11I/AAAAAAAAANI/BV5aLRh8e-g/s400/Naufrage-Big.jpg" tt="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les vacances sont curieuses : on devrait y trouver du temps pour lire. En abondance. Et s’enrichir l’esprit. Bien sûr, il y a le roman que l’on se réserve depuis des mois et qui attend patiemment sur la table de chevet. Mais dépasserons-nous les cinquante premières pages ? Il faut dire que les enfants et leurs châteaux de sable, ça occupe ! Aussi, à défaut de lire de manière linéaire, restent les articles de fond d’un magazine dont on picore l’actualité par miettes. Car, en vacances, on déconnecte !&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Le portable passe en mode silencieux, la télévision reste éteinte et tout lien avec les&amp;nbsp;nouvelles est pratiquement rompu. C’est l’art de l’apnée médiatique. L’esprit critique aussi a droit à son repos. Or, je n’ai pas échappé pas à la règle en profitant du beau temps breton pendant que des amis malchanceux restaient bloqués à Paris pour cause de volcan islandais. J’ai lu les messages désabusés qu’ils postaient depuis l’aéroport sur Facebook ou Twitter. Ah, les joies du smartphone ! En outre, offrir des vacances à sa tête ne veut pas dire aligner son activité cérébrale sur celui du mollusque. Il faut plutôt le voir comme une purge de la pensée. A l’instar du Professeur Dumbledore, dans &lt;i&gt;Harry Potter&lt;/i&gt;, qui vide ses souvenirs dans une bassine parce qu’ils lui encombrent l’esprit ou lui pèsent trop sur la conscience. Malgré tout, les synapses du cerveau réalisent encore d'étranges liaisons. L’autre jour, sur le marché, je tombe sur un beau livre, épuisé&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Les naufrages : histoires et rituels&lt;/i&gt;, de Serge Sautreau. "rituels", tiens donc ? En quatrième de couverture, je lis : « &lt;i&gt;Naufrages célèbres comme l'Armada, La Méduse, le Titanic, le Koursk, le Prestige, ou naufrages presque anonymes entre deux lames de fond, tous se présentent sous les auspices d'une cérémonie tragique, qui déploie différents rituels. Les bateaux ne coulent pas de la même manière selon qu'ils affrontent les ouragans, les écueils, les incendies à bord, les collisions de navires, les icebergs ou la guerre. Et lorsqu'un pétrolier se brise, c'est, avec les marées noires, la mer elle-même qui paraît sombrer. Chaque fois, la soif de conquête des hommes se heurte à plus fort qu'elle, comme si toute histoire de naufrage cachait, dans son tumulte, quelque naufrage de l'histoire.&lt;/i&gt; » Les naufrages respecteraient ainsi certaines règles. La première d’entre elles, et c’est bien connu : le capitaine ne quitte jamais son navire en perdition. Je fais immédiatement l’analogie avec toutes ces entreprises en faillite dont les dirigeants, séquestrés dans leur cabine parce que les équipages redoutaient une fuite prématurée, ont défrayé la chronique comme les mauvais élèves de la navigation managériale. C’est fou : aujourd’hui, les responsables ne savent plus sombrer avec dignité ! Ils sont les premiers à se précipiter sur les canots de sauvetage ou par-dessus bord. Ou pire, ne prendre aucune décision. Dernier exemple en date, la paralysie du ciel européen à cause du nuage volcanique. A entendre l’Association internationale du transport aérien (AITA) et, à sa suite, des syndicats de pilotes en grogne contre les excès de précaution, les ministres des transports, plongés dans l’incertitude, ont tardé à se concerter pendant que les compagnies aériennes perdaient 250 millions d’euros par jour. Face à l’adversité ou au désarroi, qui reste aux commandes ? C'est la vraie question. D'ailleurs, elle taraude aussi les chrétiens du monde entier depuis plusieurs semaines. Alors que le pape Benoît XVI vient de célébrer le cinquième anniversaire de son pontificat, il doit affronter le scandale des prêtres pédophiles. Sous la plume de Jean-Marie Guénois, dans le Figaro du dimanche 18 avril, la métaphore de la barque secouée par des flots déchaînés prend tout son sens : « &lt;i&gt;Sans être marin, le Bavarois sait que les vagues les plus dangereuses ne sont pas les plus spectaculaires&lt;/i&gt; ». Et de rappeler que l’apôtre Paul s’était aussi échoué sur l’île de Malte, en l’an 60, où il fonda l’une des premières communautés chrétiennes de l’Empire romain. Ainsi, la tourmente ne conduit pas toujours au naufrage. Tout dépend de l’attitude du capitaine et d’une part de providence. Au fond, en vacances, pourquoi vaut-il mieux rester à l’écart des tempêtes, qu’elles soient médiatiques, économiques, sociales ou financières ? Parce qu’elles donnent le mal de mer.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-6248954339505093299?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6248954339505093299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/6248954339505093299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/04/des-maux-de-lair-aux-mots-de-mer.html' title='Des maux de l’air aux mots de mer'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S9hWr_9U11I/AAAAAAAAANI/BV5aLRh8e-g/s72-c/Naufrage-Big.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-7646965352215420644</id><published>2010-04-08T02:40:00.000-07:00</published><updated>2010-04-08T02:43:53.482-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Réseau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Evénement'/><title type='text'>Pour un Sourire d'Enfant</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S72kPBjFrYI/AAAAAAAAAMc/9qmNkMZjBDc/s1600/pse.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="300" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S72kPBjFrYI/AAAAAAAAAMc/9qmNkMZjBDc/s400/pse.jpg" width="400" wt="true" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Il y a plusieurs années, une amie m’invite à une soirée &lt;em&gt;Pour un Sourire d’Enfant&lt;/em&gt; ! Au programme, diffusion d’un film sur la genèse et les activités de cette association humanitaire qui aide les enfants du Cambodge, victimes de la guerre et du génocide, à sortir de la misère et des poubelles, à recevoir nourriture et éducation, pour retrouver une dignité humaine et acquérir un vrai métier. Car l’avenir de ce pays, persécuté pendant 20 ans par les Khmers rouges, dépend de celui de ses enfants, la plupart orphelins. A Saint-Germain-des-Prés, la salle est comble. Au terme du film, la lumière se rallume. Les yeux sont rougis. Les larmes ont coulé. Quelle belle initiative ! Alors forcément, on se demande quoi faire ? Devenir parrain, se rendre sur place, en parler autour de soi, monter des événements au bénéfice de l’association,... Les outils de soutien à ce beau projet, initié en 1995 par Christian et Marie-France des Pallières, ne manquent pas. Aujourd’hui, ce sont 2 000 enfants scolarisés, des formations diplômantes, des familles accompagnées, des soins, de la nourriture, des sourires. Du 6 avril au 24 juin, les fondateurs, Papy et Mamie comme les nomment affectueusement les Cambodgiens du centre à Phnom-Penh, sont en tournée dans toute la France et en Europe pour sensibiliser l’opinion publique à leur cause, expliquer le film, recueillir des fonds et de nouveaux adhérents. Le lundi 12 avril, à Paris, une soirée de gala mobilise des célébrités du petit écran pour interpréter en solo et en duo des chansons du répertoire français et international. Seriez-vous prêts, vous aussi, à être touchés par cette dynamique de solidarité, comme je l’ai été ? Alors, en avant !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Plus d’infos et le calendrier de la tournée 2010 sur le &lt;a href="http://pse.asso.fr/index.php"&gt;site&lt;/a&gt; de l’association&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-7646965352215420644?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7646965352215420644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/7646965352215420644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/04/pour-un-sourire-denfant.html' title='Pour un Sourire d&apos;Enfant'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S72kPBjFrYI/AAAAAAAAAMc/9qmNkMZjBDc/s72-c/pse.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-523209632722290064</id><published>2010-04-01T10:19:00.000-07:00</published><updated>2010-04-02T00:58:29.013-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Evénement'/><title type='text'>Nouvelle Alexandrie ?</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S7S6x3da2wI/AAAAAAAAAMU/1uM0qh1DiWk/s1600/salondulivre2010.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="263" nt="true" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S7S6x3da2wI/AAAAAAAAAMU/1uM0qh1DiWk/s400/salondulivre2010.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que s’est achevée, hier soir, la 30ème édition du Salon du Livre de Paris, Porte de Versailles, des inquiétudes planaient. Y aura-t-il une édition l’année prochaine ? Où aura-t-elle lieu ? Qui exposera ? En effet, cette année, on a noté l’absence&amp;nbsp;du n°1 de l'édition, Hachette. Et on parle déjà d’un retour au Grand Palais, dans ce lieu mythique où naquit cet événement littéraire, un 23 mai 1981. Lieu d’exception, sous une coupole de verre entièrement rénovée, certes. Mais une perte significative d’espace et des coûts d’exposition plus élevés. Il risque donc d’y avoir de sérieux barrages à l’entrée pour les petits éditeurs qui bataillent fort pour survivre. En conséquence, le Salon du Livre de Paris deviendra-t-il la chasse gardée des grandes maisons, privant les petites d’un lieu d’expression où représenter sa production, souvent de qualité et de toute beauté ? Pour répondre à ces questions, il faut d’abord se demander à quoi sert le Salon du Livre ? Pourquoi les visiteurs s’y rendent chaque année aussi nombreux ? Alors qu’il est si facile de trouver un livre en librairie...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D’abord, parce que c’est un lieu de célébration populaire. Comme un temple païen, dédié à la muse des lettres. Autant de livres autour de soi, c’est un privilège que l’on n’a pas connu depuis la grande bibliothèque d’Alexandrie, au 3ème siècle avant Jésus-Christ. Cependant, si Alexandrie était réservée aux élites, le Salon du Livre de Paris est ouvert à tous.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis, c’est un lieu de rencontres et de découvertes étonnantes. En marge des éditeurs de renom, les littératures régionales et internationales y sont représentées. Elles donnent une chance à des auteurs, anonymes pour la plupart, dont la plume a (enfin !) trouvé ses caractères d’imprimerie&amp;nbsp;mais se cherche encore des lecteurs. En outre, il est impossible de tout lire, quand on a déjà le hit-parade des best-sellers, les prix littéraires et le choix des journalistes&amp;nbsp;sur sa table de chevet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est aussi un lieu stratégique où la pipolisation bat son plein. Tous les grands noms de la littérature font le déplacement, à la demande de leurs éditeurs, pour dédicacer leur dernier succès ou participer à des tables rondes. Or, les visiteurs sont toujours prêts à faire la queue pendant des heures pour entrapercevoir leur écrivain préféré, le temps d’une bafouille griffonnée à la hâte sur la première page. Ils constituent l’épicentre de la profession. Or, tous les exposants profitent de l’onde de choc. Car un lecteur qui a vu une star passe aussi du temps sur le salon, à flâner.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au-delà des ténors de l’écriture et de l’édition, cette année fut l’occasion pour moi de saluer les complices de toujours (Terre de Brume ou Imago) et de dénicher des perles rares. Or, il suffit d’au moins un coup de cœur pour que le Salon, mon Salon, soit un bon cru. C’est le cas. J’en ai compté trois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme certains restaurants, dissimulés dans une rue peu fréquentée, sont la promesse d’un enchantement des papilles, certains éditeurs, à l’étroit sur un stand minimaliste, dans une allée exigüe, offrent de véritables révélations. Parmi eux, &lt;a href="http://www.lesardentsediteurs.com/"&gt;Les Ardents Editeurs&lt;/a&gt;, une maison d’édition installée à Limoges depuis 2007, portent bien leur nom. Attiré par les couvertures de ses livres (c’est souvent le cas), de très bonne facture, je m’avance et « tâte la marchandise ». Plusieurs titres accrochent mon regard : &lt;em&gt;Le Mystère H., LHondres ou les ruelles sans étoiles, La Nuit des Orpailleurs &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; Cinq couleurs assassines&lt;/em&gt;. Des romans d’aventure et d’intrigue, aux parfums surnaturels. En quelques mots, Jean-Marc Ferrer, directeur éditorial, touche mon talon d’Achille. Il me parle des histoires, des auteurs. C’est mon créneau. Nous échangeons nos cartes de visite. Il me promet des exemplaires presse. Je lui assure d’un article sur mon autre &lt;a href="http://maisonhanteecom.blogspot.com/"&gt;blog&lt;/a&gt; consacré au fantastique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A deux allées de là, un éditeur spécialisé dans les récits et carnets de voyages me présente sa collection de biographies géographiques. Créée en 1999, les éditions &lt;a href="http://www.editions-magellan.com/"&gt;Magellan &amp;amp; Cie&lt;/a&gt; donnent la parole aux écrivains-voyageurs. L’un d’eux enflamme mon imaginaire : Jules Verne. Au-delà de ses œuvres, c’est le marin qui est à l’honneur, sous la plume de Philippe Valetoux, un ex-officier au long cours, devenu pilote de port au milieu des années 80. Depuis, il a collaboré avec le Musée de la Marine de Paris pour l’exposition Jules Verne et la mer. Avec &lt;em&gt;Jules Verne, en mer et contre tous&lt;/em&gt;, il présente un autre visage, souvent méconnu, de l’auteur de &lt;em&gt;Vingt mille lieues sous les mers&lt;/em&gt;. Navigateur authentique, capitaine de trois yachts qui l’ont mené en Norvège ou à Alger, Jules Verne ne fut pas le casanier que la critique prétendait.&amp;nbsp;S'appuyant sur des documents inédits, Valetoux nous fait voyager avec ce « capitaine des mots » qui, de son propre aveu, considérait la Terre comme trop petite « puisqu’on en avait fait le tour ». Il fut saisi par l’envie de voyager, pour mieux écrire et s’identifier aux explorateurs dont il « absorbait les œuvres ». Je suis conquis. « Puisque vous aimez la mer, me dit Marc Wiltz, directeur de Magellan &amp;amp; Cie, vous devriez aimer celui-là… » Il me tend un livre. « Vous savez, lui dis-je, je ne suis pas du tout marin. J’aime naviguer mais en rêve, à travers les récits maritimes, pour découvrir une vie que je n’aurai jamais. » Il sourit. En couverture, sur une aquarelle d’un trois-mâts, face à Belle-île, le titre &lt;em&gt;Embarquées&lt;/em&gt; me laisse rêveur. « C’est l’histoire d’une ancienne directrice marketing d’une grande maison de champagne qui, à la suite d’un événement professionnel sur le Belem, en 2001, a tout quitté pour devenir élève-officier de la Marine Marchande. Sous forme épistolaire, elle raconte sa reconversion, ses voyages, ses ressentis. Ses lettres sont adressées à un marin idéal. Au fil du récit, il prend les traits de Bernard Giraudeau qui a démarré sa carrière dans la Marine, avant d’être acteur ». Vous le saviez ? Intrigué par ce résumé, je feuillette l’ouvrage. Les illustrations, signées Sophie Ladame, sont remarquables. Selon les mots de l’auteur, Isabelle Rosenzweig, « Sophie dessine les navires et la mer tels que je les écris. Elle fut les yeux alors que je posais mes mots. Et nous avons ainsi embarqué ensemble ». Je prends.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Enfin, chez Dargaud, la reproduction en grand format d’une couverture de bande dessinée me séduit. Je pénètre sur le stand pour en feuilleter le contenu. Déçu. Le coup de crayon ne me correspond pas. Trop lisse, pas assez de matière. Par contre, sur une autre étagère, un titre percute : &lt;em&gt;&lt;a href="http://www.dargaud.com/front/albums/album.aspx?id=5913"&gt;Chambre obscure&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, de Cyril Bonin. Une comédie policière en deux tomes en hommage aux romans d’aventure d’Arsène Lupin. Le scénario ? « 1912. Un grand hôtel particulier de la banlieue parisienne. Trois tableaux. Un vol. Un mystère. » La tranche est garnie d’un tissu marron. Très soigné. Le papier, épais et jauni, sent l’encre d’imprimerie. Le dessin est sublime. Toujours la même patine. Quelques années auparavant, il signait la série &lt;em&gt;Fog&lt;/em&gt;, avec Roger Seiter, dont l’intégrale est parue en janvier dernier. Un univers brumeux et fantastique, des mystères dignes de Sherlock Holmes, une atmosphère victorienne. Je prends.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la première fois, j’assiste à une conférence. Sur le thème du polar. Autour de Hubert Artus, fine gâchette de la chronique littéraire sur Rue89.com : Peter James, l’auteur de &lt;em&gt;Comme une tombe&lt;/em&gt;, au pitch hallucinant, Patricia MacDonald, qu’on ne présente plus, Michèle Lesbre, écrivain de romans noirs aux multiples récompenses, et la suédoise Camilla Läckberg, héritière de Steig Larsson (&lt;em&gt;Millénium&lt;/em&gt;). Après un démarrage laborieux, Michèle Lesbre soulève un point essentiel, inspiré par Jean-Patrick Manchette, l’un des pères spirituels des écrivains de romans policiers. Dans un polar, le moteur n’est pas l’énigme, le crime ou l’identité de l’assassin mais la motivation du criminel. Tout l’enjeu psychologique d’un bon polar réside dans la recherche du pourquoi. Puis, chaque auteur livre ses sources d’inspiration. Peter James et Camilla Läckberg ne parlent pas français. Un interprète les traduit, en décalé. Ça me rappelle cette scène hilarante du film &lt;em&gt;Le Magnifique&lt;/em&gt;, avec Jean-Paul Belmondo, où pour interroger un espion albanais, les enquêteurs font venir un traducteur qui ne parle que le roumain, un roumain qui parle serbe, un serbe qui comprend le russe, un russe qui parle tchèque et, heureusement, un tchèque qui s’exprime en français. Chaque question et chaque réponse se propage de traducteur en traducteur, entre les services secrets français et l’espion, devant la moue abrutie de Bébel. Sans aller jusque-là, la table ronde traîne malgré tout en longueur. Finalement, quel que soit le thème, on s’en fout. Tout le monde est là pour faire sa pub !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, c’était le dernier jour. Arpentant encore les allées vers 18h, j’assiste au démontage et au rangement de plusieurs stands. Editeurs pressés ? Déçus ? Contentés ? Les corses ont déjà plié bagages. Les rayons sont vides. Il n’y a plus personne. C’est loin Porto Vecchio ! Soudain, une voix d’outre-tombe résonne dans le grand hall : « Mesdames et messieurs les exposants. Par respect pour nos visiteurs, je vous rappelle que le salon ferme ses portes à 19h. Merci de ne pas anticiper votre départ. » Des applaudissements fusent. Deux musiciens, aux mines de Pierrot la lune, entament une dernière danse nostalgique. Ça sent la fin. Les cartons. Les tas de scotch, de coton gratté et de bouts de moquette rassemblés au milieu des allées. Les éditeurs en ont plein les pattes. Mais où seront-ils l’année prochaine ? A priori, toujours là, fidèles au poste. Mais souhaitons-leur que la Porte de Versailles ne soit pas une nouvelle Alexandrie !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-523209632722290064?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/523209632722290064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/523209632722290064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/04/nouvelle-alexandrie.html' title='Nouvelle Alexandrie ?'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S7S6x3da2wI/AAAAAAAAAMU/1uM0qh1DiWk/s72-c/salondulivre2010.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-2388122163710655387</id><published>2010-03-18T08:12:00.000-07:00</published><updated>2010-03-19T03:29:54.340-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Média'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les coulisses de...'/><title type='text'>Radio-activité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left" class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S6JAVizOZ5I/AAAAAAAAAMM/Ar9erEQH_Bo/s1600-h/franceinfo.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="265" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S6JAVizOZ5I/AAAAAAAAAMM/Ar9erEQH_Bo/s400/franceinfo.jpg" vt="true" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;6h. Mon réveil radio s’allume. Sur France Info. Ça tombe bien : c’est là où je vais, à la maison de Radio France. Pour assister à une matinale, en direct. Démangé par l’envie de voir les coulisses, de prendre le pouls d’une équipe qui nous réveille tous les matins avec l’actualité et ses décryptages. Autrefois, dans l’esprit des auditeurs, friands d’un condensé sur les nouvelles du jour, de la bourse, des résultats des courses ou de la météo, France Info a longtemps été la radio de la rediffusion. Enregistrées au millimètre près, les chroniques tournent en boucle toute la journée. Il suffit de prendre un créneau, au hasard, dans sa salle de bain ou sa voiture, pour être briefé en un quart d’heure. Puis, on zappe ou on éteint. Aujourd’hui, la direction de l’antenne s’est inspirée des radios américaines, plus dynamiques. Depuis deux ans, France Info s’est orienté vers une ligne éditoriale plus conviviale, un traitement à vif d’une information incarnée, avec un souci du temps réel, de l’authentique, du spontané. Toutefois, réactivité ne veut pas dire légèreté. En coulisses, des journalistes s’affairent, emmagasinent, digèrent. Comme des chefs cuisiniers à Rungis, au petit matin, ils choisissent les beaux produits, frais. Imaginent leurs recettes. Car, dans quelques heures, on attend plus de 4 millions de couverts à servir. Il fait encore nuit. Je traverse le pont de Grenelle. Au pied de la tour en rénovation, des fenêtres sont allumées depuis plusieurs heures déjà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;7h. Au 8e étage, Benjamin Muller vient à ma rencontre. Il me présente l’open space. Encore dans le calme et la pénombre, les éclaireurs de l’information épluchent la presse, dépouillent les dépêches, échangent sur les sujets à traiter, rédigent leurs papiers, calent leur interview. Je crois que j’ai besoin d’un café ! Près du studio, un petit salon est aménagé. Pour recevoir les invités. Sur un chariot roulant, un thermos. C’est le totem de la tribu. On croise tous les visages, avec des voix familières. Nicolas Poincaré, David Abiker, Jean-Christophe Martin, Emmanuel Kessler,... Devant son écran, Raphaëlle Duchemin se prépare. Elle interroge Xavier Bertrand à 8h15. L’œil sur la pendule, Marc Fauvelle est dans le studio. A l’extérieur, près de la porte, une lumière rouge est allumée. Son micro est ouvert. Il présente le journal. Dans ma ligne de mire, je suis surpris par un léger décalage entre le mouvement de ses lèvres et sa voix à l’antenne, diffusée en sourdine sur une mini-chaîne, dans le salon. Une histoire de compression, paraît-il.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;7h37. Nicolas Poincaré est en studio. Pour l’histoire du jour. Celle du Préfet Christian Prouteau, le créateur du GIGN dans les années 70. Il sort un livre : &lt;em&gt;La petit demoiselle et autres affaires d’Etat&lt;/em&gt; aux éditions Michel Lafon, sur les secrets de la protection rapprochée de Mazarine, la fille cachée de François Mitterrand. Le chroniqueur nous raconte, avec moult détails, les circonstances dans lesquelles ce colonel de gendarmerie n’a pu refuser sa mission de "garde du corps" lors de sa confrontation avec l’ancien chef d’état. En effet, c’est en évoquant des sujets plus personnels, comme Voltaire, Montaigne ou la mort, celle de ses coéquipiers et des preneurs d’otage, que l’ex-Président aurait gagné la confiance du militaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pétillante, Marion Ruggieri s’installe dans un fauteuil. Ce matin, elle se mêle de tout, et en particulier des régimes. Amusant. Avec David Abiker et Jean-Christophe Martin, on parlait de feeding, une pratique masochiste d’origine anglo-saxonne qui consiste à gaver une personne de nourriture pour la faire grossir, jusqu’à atteindre des poids extrêmes. Ecœurant. Et puis, on revient sur l’événement cathodique de la veille. La diffusion sur France 2 du documentaire de Christophe Nick, &lt;em&gt;Le jeu de la mort&lt;/em&gt;, une expérience scientifique et télévisuelle destinée à mesurer l’impact de la télévision sur la soumission des candidats à l’autorité, en l’occurrence celle de la présentatrice, Tania Young. Bien conditionnés, 81% des candidats ont été capables d’infliger plus de 460 volts à un partenaire lorsque ce dernier répondait faux à des questions. Heureusement, une mise en scène, interprétée par un comédien. Mais les participants y croyaient, eux. Alors, responsables mais pas coupables ? David Abiker était sur le plateau du débat – agité ! – qui a suivi le reportage, animé par un Christophe Hondelatte remonté (une altercation a même été coupée au montage). Il nous confie ses impressions. Certes le concept a fait couler beaucoup d’encre. Mais, d’après les résultats d’audimat, il n’a pas fait recette auprès des spectateurs : seulement 13,7% de part d’audience, loin derrière la série policière de TF1. Un coup de pub manqué ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;7h54. Marc Fauvelle bondit hors du studio. Le supporter du PSG, agressé en marge du match contre l’OM le 28 février dernier, est décédé hier, peu avant minuit. Autre scoop, Brice Hortefeux confirme la responsabilité de l’ETA dans la mort du policier à Dammarie-les-Lys. L’ouverture du journal de 8h par Raphaëlle Duchemin reprend ces dépêches. Dans le couloir, Xavier Bertrand fait son entrée. Un petit café et les nouvelles du Parisien. Puis, il prend place dans le studio. La régie diffuse une allocution de François Fillon sur le décès du gendarme, en Seine-et-Marne. Raphaëlle Duchemin tacle le secrétaire général de l’UMP : n’y a-t-il pas eu « récupération politique » de ce « drame terrible », à quelques jours du second tour des régionales ? Droit dans les yeux, Xavier Bertrand s’en défend. Le ton monte. Dans les couloirs, les visages se crispent. Face aux arguments d’un homme politique qui veut prouver la maîtrise totale de ses dossiers et de ses chiffres, le sourire lumineux de Raphaëlle Duchemin fait oublier, pour un temps, la joute verbale. L’interview reste un jeu, plus incisif que complaisant, où l’objectif est de pousser l’interviewé dans ses retranchements. Pour livrer du vrai, du vif. Quitte à froisser, avec tact. Il faut donner du relief à la matière, saler les aliments. Sinon, c’est fade, inconsistant. Et vite oublié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;8h25. Xavier Bertrand quitte le studio, enfile son manteau et s’éclipse. Il n’y aura pas de seconde mi-temps, hors antenne. Pendant ce temps, avec Philippe Chaffanjon, directeur de France Info, et Benjamin Muller, nous échangeons quelques mots avec l’invité des "Choix de France Info", Christian Prouteau, dont Nicolas Poincaré nous a parlé dans "l’histoire du jour", une heure plus tôt. Les écoutes, Carole Bouquet, la rencontre avec François Mitterrand. Tout y passe, avec humour et réserve. Nicolas peaufine son interview. Son oreille traîne…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;8h37. Ils entrent en piste. Et les confidences tombent : « Le renseignement n’est pas moral mais il est indispensable » déclare, tout de go, Christian Prouteau. Ça donne envie de lire son bouquin. Après le rappel des titres, Nicolas Poincaré assure un duplex avec les studios de France Bleu Nord pour un entretien avec Marine Le Pen. Première question. Nicolas "s’inquiète" : la vice-présidente du FN est-elle toujours aussi remontée contre les instituts de sondage auxquels elle s’en est prise, lundi matin, sur la même antenne. Un tour de chauffe ? Seconde question « Frédéric Lefebvre dit "voter FN, c’est voter à gauche" ? ». La troisième question « dernière campagne de Jean-Marie Le Pen, comment le vit-il ? » augure la quatrième « prête pour la succession ? ». Nicolas prend le pari et passe la cinquième : « dans l’hypothèse d’une succession, quelles orientations ? Une alliance possible avec la droite ? ». Avant d’aborder la sécurité, thème de proue du FN. Fin de liaison avec Lille. La place est libre pour les duellistes de 8h53.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, hors studio, je taquine Laurent Joffrin, directeur de Libé, sur son concept des pinocchios (trophées des menteurs) qu’il avait évoqué lundi dernier, dans son duel contre Sylvie Pierre-Brossolette, du Point, au lendemain des plateaux télé consacrés au 1er tour des régionales. Aujourd’hui, ils vont parler de l’union de la gauche dans la perspective de 2012. Côté pile, dans le petit salon, c’est la décontraction. Tandis que, côté face, au micro, les points de vue divergent, s’affrontent, se cognent parfois. Le duel reste un exercice de style.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avant la suite des "Choix", Marc Fauvelle anime le journal de 9h, seul en studio. J’en profite pour me glisser en régie. Devant sa console multicolore, un technicien est aux manettes. Il se cale sur les gestes de l’animateur pour lancer l’habillage musical et les sujets d’accompagnement. Pas le droit de se distraire, de laisser filer son regard. Tel le président des Etats-Unis, il garde un doigt sur le bouton.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;9h14. A mon grand bonheur, Nicolas et Benjamin me font entrer dans le studio pour assister, au cœur du réacteur, à la revue de toutes les presses. Waouh ! C’est un vrai frigo. Le son est étouffé. Devant la vitre qui nous sépare de la régie, une lumière rouge s’allume et s’éteint. Elle me rappelle quand je peux éternuer. Glacé par la climatisation (ou bien impressionné par la situation cocasse dans laquelle je me trouve ?), je ne bouge plus. Irradié par cette radio-activité. Je me surprends à épingler un sourire béat sur ma tête de midinette. J’ai l’impression d’être dans le cockpit de l’avion. Au poste de pilotage, Raphaëlle Duchemin, pour le rappel des titres de 9h15, David Abiker, Jean-Christophe Martin et Nicolas Poincaré qui prend connaissance des sujets. Je raffole de ces regards échangés entre les chroniqueurs, fidèles à cette gourmandise de l’actu qui les anime. Pour paraphraser Rouletabille dans une célèbre histoire de chambre jaune, tout ce que l’auditeur ne voit pas mais qui est immense.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;9h20. Nicolas Poincaré annonce le programme : maisons closes, canular belge et interview d’un big boss de Lagardère à l’occasion de la sortie d’un nouvel hebdo. Jean-Christophe Martin froisse un journal. Cherche-t-il un article ? Ou bien joue-t-il les bruiteurs ? Il parle de maisons closes et de chaussées défoncées. Le rapport ? Les "nids de poule" bien sûr… David Abiker enchaîne sur le buzz du net avec une histoire belge. Puis, les trois journalistes interrogent, de concert et non sans humour, Didier Quillot, président du directoire de Lagardère Active, sur le lancement de Be, un « hebdo haut de gamme, curieux, drôle, chic et impertinent ». Un de plus ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;9h30. Nous sortons du studio, à pas feutrés, et tombons nez-à-nez avec Philippe Vandel. Quelques paroles échangées, des éclats de rire. Est-il vrai qu’on s’amuse à France Info ? L’ambiance est studieuse mais reste bon enfant. Ça donne envie. Après quelques minutes de débrief avec Nicolas Poincaré, je remercie l’équipe pour son accueil. Certains vont dormir un peu, d’autres préparent le lendemain. Et c’est tous les jours comme ça, au fil de l’actualité. Rien n’arrête l’information, ce grand réservoir d’imprévus qui laisse les journalistes en éveil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Demain matin, je n’écouterai plus France Info comme avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt; Le &lt;a href="http://www.france-info.com/"&gt;site&lt;/a&gt; de France Info&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt; Les &lt;a href="http://www.facebook.com/home.php#!/pages/Paris-France/Les-choix-de-France-Info/309750512877?ref=ts"&gt;Choix de France Info&lt;/a&gt; (sur Facebook)&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-2388122163710655387?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2388122163710655387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/2388122163710655387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/03/radio-activite.html' title='Radio-activité'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S6JAVizOZ5I/AAAAAAAAAMM/Ar9erEQH_Bo/s72-c/franceinfo.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-276811357311694413</id><published>2010-03-10T06:51:00.000-08:00</published><updated>2010-03-17T09:15:44.150-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fantastique'/><title type='text'>Une histoire de fantômes</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S5ezeUtTnRI/AAAAAAAAAME/9MPXMIPQszk/s1600-h/marsden.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5447019607864089874" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S5ezeUtTnRI/AAAAAAAAAME/9MPXMIPQszk/s400/marsden.jpg" style="cursor: hand; height: 297px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’une passion, insolite. Des rêves (ou des cauchemars ?) de gosse qui prennent vie, à travers les livres, des films puis internet. La passion du mystère, de l’énigme, du fantastique. Un monde imaginaire peuplé de fantômes et d’endroits étranges, interdits. C’est aussi l’histoire d’une rencontre, il y a dix ans. Une complicité qui s’est manifestée sur un site web. D’abord amateur, les premières pages bricolées sont devenues un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amateurs de légendes, d’anecdotes surnaturelles, de lieux hantés. Comment ce projet un peu farfelu a-t-il pu se frayer un chemin sur la toile et fédérer une communauté de milliers de lecteurs assidus autour d’une marque ? Décryptage.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;21 juillet 2000. Un nom de domaine est déposé sur Internet : &lt;a href="http://www.maison-hantee.com/"&gt;&lt;strong&gt;maison-hantee.com&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Un acte ô combien fondateur ! Dans l’esprit des blogs actuels, Maison-Hantee.com est un site communautaire dédié à l’actualité du genre fantastique, aux histoires de fantômes, aux maisons hantées, aux polars et au cinéma de Tim Burton. Baignant dans l’atmosphère très anglaise des vieux châteaux hantés et des romans de Dickens, c’est la vieille malle à trésor du grenier qui ressuscite mes &lt;a href="http://altitalenti.blogspot.com/2009/12/pour-la-nuit-pour-la-vie.html"&gt;&lt;strong&gt;souvenirs d’enfance&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, quand je m’amusais à faire peur à mes amis en leur racontant des histoires terrifiantes, la nuit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Or, à la suite de cette création, je reçois un e-mail d’un certain Belphégor. Il partage ma vision, ma manière de traiter ces sujets sensibles, souvent polémiques car généralement très mal abordés dans les médias. Entre le sceptique et le fou furieux, il se reconnait dans cette voie du milieu qui consiste à profiter de l’impact émotionnel du fantastique sans sombrer dans la croyance aveugle ni la stigmatisation.&lt;br /&gt;Une semaine après ces premiers échanges, un courrier postal me parvient. Dans l’enveloppe, une plaquette de présentation de Belphégor, spécialiste de la magie bizarre. Je suis littéralement effrayé par les photographies. Dans un nuage de fumée, un homme aux cheveux longs et au bouc bien taillé, tout de noir vêtu, exorbite ses yeux globuleux devant un livre enflammé, sur fond de symboles et d’expressions ésotériques. "Gothique" ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit. Je prends peur. Non pas cet agréable frisson de terreur qu’on éprouve en lisant une histoire de fantôme, le soir dans son lit. Mais la peur du fanatique qui prend les choses très à cœur, y croit à fond, jusqu’à le vivre au quotidien. Je pense tout de suite à l’acteur Bela Lugosi, célèbre interprète du Dracula des vieux films en noir et blanc, qui à la fin de sa vie, dormait dans un cercueil tellement le rôle l’avait envahi. Pourtant, le discours de Belphégor est mesuré. Il fleure bon le feu de bois et le whisky, éléments indispensables pour se plonger dans un recueil de contes fantastiques. Pas d’excès, pas de messe noire, ni de rites sataniques ou de sorcellerie. Belphégor lit Maupassant, Edgar Poe, Montague Rhodes James ou Oscar Wilde. Il a le sens de l’humour, noir de préférence ! Mais, dans le monde de la magie des années 80, il aime provoquer, susciter une réaction épidermique chez le spectateur pour le déstabiliser et lui ouvrir les yeux sur une autre réalité, le temps d’un spectacle hallucinant de mentalisme, de spiritisme et de tarologie. Alors, oui ! Il me fait peur...&lt;br /&gt;Pour bousculer les idées reçues, nous décidons de nous rencontrer, quelques mois plus tard. Il habite la Normandie, terre d’élection des fantômes. Alors, le rendez-vous est pris à Paris, dans les locaux de ma société événementielle que je dirige à l’époque avec un associé. Mon imaginaire a déjà campé le personnage. Dans l’attente de sa visite, je ne suis pas très à l’aise. Va-t-il me jeter un sort ? Créer mon effigie en poupée vaudou pour la piquer en psalmodiant du latin ? Dessiner des pentagrammes sur mon front ? Lire dans mes pensées ou faire apparaître des démons ? Avec mon associé, on en rit… jaune !&lt;br /&gt;Soudain, la sonnette tinte. Je sursaute. Belphégor est là, accompagné de Selena, son assistante, une ravissante jeune femme au teint mat, cheveux noirs, yeux noirs, robe noire et ongles noirs. Les héritiers de la famille Addams se tiennent dans l’encadrement de ma porte. J’éclate de rire. Eux aussi. En un instant, la glace est brisée. Je fais la connaissance d’Erick Fearson.&lt;br /&gt;Nous dînons au restaurant. C’est incroyable. Je partage des centaines d’anecdotes avec Erick : les expériences étranges de notre enfance, notre goût immodéré pour les vieilles baraques aux planchers qui craquent et aux portes qui grincent, les écrivains et cinéastes fantastiques, la maison hantée à Disneyland, les photographies de &lt;a href="http://www.simonmarsden.co.uk/"&gt;&lt;strong&gt;Simon Marsden&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;,…&lt;br /&gt;Après m’avoir raconté son parcours d’artiste, Erick me confie qu’il est aussi chasseur de fantômes. Il a lu mon &lt;a href="http://www.maison-hantee.com/files/maison_hantee/dossier_mh.pdf"&gt;&lt;strong&gt;dossier&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; sur le mythe des maisons hantées que j’avais écrit sans jamais pousser la porte d’un lieu hanté. Lui en connait plus de trois cents, rien qu’en France !&lt;br /&gt;Il me dit : "&lt;em&gt;Oserais-tu passer une nuit dans une abbaye hantée ?"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Huit ans plus tard, lors du tournage d’un documentaire sur les chasseurs de fantômes, à l’abbaye de Mortemer, dans l’Eure, Erick pose une question cruciale, lors d’une interview : "&lt;em&gt;Faut-il voir pour croire ou croire pour voir ?&lt;/em&gt;". C’est à ce moment précis que nous avons touché l’essentiel.&lt;br /&gt;Depuis des années où nous visitons des lieux hantés, parfois séparément, souvent ensemble, à la découverte des plus extraordinaires histoires de fantômes, nous avons été témoins d’événements inexplicables ou de sensations bizarres. Mais nous n’avons jamais vu de fantôme ! Faut-il en conclure qu’ils n’existent pas ? Bien sûr que non.&lt;br /&gt;Et lorsque nos ressentis nous ont suggéré une "présence" à nos côtés, dans un lieu que l’on dit "chargé", avons-nous été les jouets de notre imagination, tellement nous animait notre envie de voir l’invisible ? A nous de faire la part des choses, avec l’expérience.&lt;br /&gt;D’ailleurs, faut-il avoir certaines dispositions pour devenir le témoin du surnaturel ? Ou, au contraire, ne pas chercher à être à tout prix le privilégié d’un phénomène paranormal pour le vivre, par hasard ? D’après Alexandre Dumas, "&lt;em&gt;les fantômes ne se montrent qu’à ceux qui doivent les voir&lt;/em&gt;". Alors, avis aux amateurs…&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Belphégor n’existe plus. Pris pour ce qu’il n’était pas, Erick Fearson a changé de style, s’affichant désormais "&lt;a href="http://www.erickfearson.fr/"&gt;&lt;strong&gt;artiste psychique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;". Se produisant dans des soirées privées ou événementielles, il a appris les ficelles de la psychologie humaine et sur la difficulté à accepter tout ce qui n’est pas rationnel. Car l’être humain est paradoxal. Par peur ou par ignorance, souvent les deux, il refuse de croire aux mystères de notre monde mais il adore jouer avec. Alors Erick profite de cette contradiction pour divertir mais aussi pour éclairer. Il invite à poser les bonnes questions. Et si c’était vrai ? On s’efforce de dire que c’est impossible, que les fantômes n’existent pas, que l’au-delà est un mythe ou une conception religieuse, que l’esprit humain ne peut s’échapper du corps ou agir sur son environnement. Pourquoi ? Parce que la science le réfute, l’ignore ou ne peut l’expliquer. Et si la science avait tort ? Peut-elle mettre le sacré en équation ? Non ! Alors pourquoi ne pas ouvrir nos sens à l’étrange et à reconsidérer le problème autrement ? Il y a souvent eu des superstitions à l’origine des révélations scientifiques.&lt;br /&gt;Dans tous ses témoignages passionnants, Erick Fearson donne des clefs pour décrypter le monde de l’invisible. Depuis notre première rencontre, je l’accompagne dans certaines de ses pérégrinations, comme un témoin amusé et intrigué. La condition, c’est de faire preuve de bon sens, dans un domaine qui n’en a pas ! On peut visiter un lieu hanté, s’imprégner de son atmosphère et "entrer en contact" avec le passé avec, pour seule arme, un sixième sens que beaucoup ont atrophié faute de l’exercer. Mais il est interdit d’y entrer, l’esprit fermé ou décidé à démystifier, avec la science comme complice.&lt;br /&gt;Notre démarche a toujours été artistique, émotionnelle, anthropologique. Outre notre goût des vieilles pierres et leur mémoire, pour la nostalgie d’une bonne histoire de revenants qui a tout à nous apprendre, c’est le besoin de repères qui nous motive. Comment voulez-vous vous épanouir avec un esprit bancal, une moitié de pensée qui parle uniquement de et avec la raison ? Dans nos enquêtes surnaturelles, à la recherche de l’invisible, c’est l’autre moitié, notre part de mystère, voire de sacré, que nous cherchons à sonder, à faire grandir, entrant en résonnance avec ce qui n’est plus. Car pour nous, le surnaturel est un moyen de revivre ce qui a disparu mais qui est toujours présent, en nous et autour de nous, une énergie résiduelle qui nous touche et fait vibrer notre corde sensible.&lt;br /&gt;En dix ans, Maison-Hantee.com est devenu une sorte de "think tank" du fantastique, un véritable laboratoire à idées et le moteur de rencontres passionnantes. Reconnu par nos pairs comme un site de référence et consulté chaque jour par des milliers d’amateurs éclairés et engagés, le site compte à son actif des dizaines d’enquêtes, d’entretiens, de billets et de témoignages moissonnés dans la brume de notre imaginaire collectif. Avec fierté, nous arpentons les allées de salons professionnels, du cinéma ou de la littérature, pour traquer le meilleur du genre, prendre le pouls, saluer nos complices. Les services de presse des maisons d’édition nous adressent leurs dernières productions. Notre route est jalonnée de miracles comme cette &lt;a href="http://www.maison-hantee.com/files/simonmarsden/itw_marsden_gmoreau.htm"&gt;&lt;strong&gt;rencontre&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; exceptionnelle avec un des maîtres, le photographe Simon Marsden, auteur de &lt;em&gt;La France Hantée&lt;/em&gt;, chez Flammarion ou notre &lt;a href="http://www.maison-hantee.com/files/mdg/itw_mdg.htm"&gt;&lt;strong&gt;journée&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; à l’abbaye de Mortemer en compagnie de l’historien Michel de Grèce, noble collecteur d’histoires de fantômes. Sans compter ces temps de partage et d’amitié avec des auteurs, des dessinateurs ou des spécialistes du monde de l’étrange que leur parcours a rendu méfiants vis-à-vis du grand public et surtout des médias, avides de sensationnel. Mais jamais à notre égard.&lt;br /&gt;En effet, les déceptions en la matière ne manquent pas. Le fantastique est pour certains une poudre aux yeux. Ils n’y voient qu’une manne financière pour abuser de l’audimat. En particulier à la télévision où les programmes racoleurs se multiplient comme des faire-valoir pour leurs animateurs. A plusieurs occasions, des pigistes en quête de lieux ou de témoins nous ont déballé leur tapis rouge pour piller notre carnet d’adresses. A l'oeil ! "&lt;em&gt;On fera votre pub&lt;/em&gt; &lt;em&gt;!&lt;/em&gt;" qu'ils disaient. Mon oeil ! Alors, au début, on succombe aux charmes de la sirène cathodique. Sans doute une fois ou deux de plus. Jusqu’à écorner notre crédibilité. Aujourd’hui, nous refusons de participer à certaines émissions, à moins d’être consultant. Rubis sur l'ongle. Et encore…&lt;br /&gt;Erick vit toujours en Normandie. Nos destins personnels ne nous permettent plus de sillonner la France autant qu’avant. Mais nous gardons un œil (le 3ème !) ouvert sur l’actualité du fantastique. Et sur ces lieux endormis qui gardent jalousement leur secret. Propriétés privées, musées ou ruines, ces endroits existent. Nous les avons visités. Pour l’énigme qu’ils nous posent. Mais le suspect est invisible et les indices absents. Pas de solution. Leurs histoires sont donc sans fin. Il n’y a aucune preuve de l’existence d’une vie après la mort…&lt;br /&gt;Mais d’une vie avant la mort, assurément.&lt;br /&gt;Alors, bonne route !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Photographie : Avec Erick et &lt;a href="http://www.simonmarsden.co.uk/"&gt;&lt;strong&gt;Simon Marsden&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, au Musée Gustave Moreau (Paris). &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;© Cédric B.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-276811357311694413?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/276811357311694413'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/276811357311694413'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/03/une-histoire-de-fantomes.html' title='Une histoire de fantômes'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S5ezeUtTnRI/AAAAAAAAAME/9MPXMIPQszk/s72-c/marsden.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-8509495257737271561</id><published>2010-03-08T08:20:00.000-08:00</published><updated>2010-03-17T09:16:52.479-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Notes bleues</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S5YTYH1wDVI/AAAAAAAAAL8/96GIc2eIrCA/s1600-h/chopin.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446562104493477202" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S5YTYH1wDVI/AAAAAAAAAL8/96GIc2eIrCA/s400/chopin.jpg" style="cursor: hand; height: 311px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Devant la tombe de Chopin, au cimetière du Père Lachaise, je me demande : pourquoi sa musique est-elle si triste ? Quelle a été la vie de ce compositeur hors norme au point d’exprimer une telle mélancolie dans ses &lt;em&gt;Préludes&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Sonates&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Berceuses&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Polonaises&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Mazurkas&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Nocturnes&lt;/em&gt; ? Pourquoi la musique de Chopin s’écoute-t-elle si bien, en fin de journée, alors que le soleil d’été décline et rougeoie, et que des notes de piano s’échappent du petit salon pour envahir le jardin, et se mêler aux parfums des fleurs et au bourdonnement des insectes ?&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;A l’écoute du second mouvement &lt;em&gt;Romance (Larghetto)&lt;/em&gt; de son concerto pour piano n°1 en E mineur, me vient une description, un décor enchanteur, les premières lignes d’un chef d’œuvre de la littérature fantastique : "&lt;em&gt;Le riche parfum des roses embaumait l’atelier et quand la légère brise d’été remuait les arbres du jardin, il venait, par la porte ouverte, une lourde odeur de lilas ou l’arôme plus délicat des aubépines rougissantes. Du coin du sofa où il était allongé sur des coussins de cuir persan, et tout en fumant, selon son habitude, d’innombrables cigarettes, Lord Henry Wotton apercevait la rayonnante floraison d’un cytise, dont les grappes de miel et les flexibles rameaux semblaient écrasés sous le poids flamboyant de leur propre beauté. Par instants, des vols d’oiseaux projetaient leurs ombres fantastiques sur les hauts rideaux de tussor tiré devant la fenêtre aux larges baies, et produisaient momentanément une sorte d’effet japonais. Et Lord Henry songeait à ces peintres de Tokyo, aux visages de jade pâle, dont tout l’effort tendait, dans un art fatalement immobile, à donner la sensation de la vitesse du mouvement. Dans un bourdonnement maussade, des abeilles s’évertuaient à fendre les hautes herbes mûres, et s’obstinaient dans une ronde monotone, autour des urnes dorées et poudreuses d’un chèvrefeuille solitaire ; et leur murmure alourdissait encore une accablante paix. Les bruits confus de Londres arrivaient, pareils aux notes bourdonnantes d’un orgue éloigné."&lt;/em&gt; Sous la plume d’Oscar Wilde, l'auteur du &lt;em&gt;Portrait de Dorian Gray&lt;/em&gt; dont cet extrait est tiré, ce tableau s’accommode parfaitement d’un morceau de piano de Chopin. Car Chopin aimait les fleurs. A Nohant, George Sand, l’amour de sa vie, veillait à ce qu’il soit entouré de fleurs, pour calmer sa toux et favoriser son inspiration.&lt;br /&gt;Devant la tombe de Chopin, richement fleurie pour le bicentenaire de sa naissance, je me demande : comment un enfant de 8 ans peut-il déjà jouer sa &lt;em&gt;Polonaise en sol mineur&lt;/em&gt; devant le frère du tsar, le grand-duc Constantin, un 22 février 1818, et être présenté, dès le lendemain dans la presse, comme le "&lt;em&gt;successeur de Mozart"&lt;/em&gt; ? Tels les grands artistes, Chopin est un mystère. Un "&lt;em&gt;génie musical"&lt;/em&gt; qui, au terme d’une jeunesse dorée, n’a cessé d’évoquer, dans sa musique, les tourments de son âme, sa nostalgie, son désespoir. Dans la biographie* qu’elle lui consacre, Eve Ruggieri, la Madame "musique classique" du PAF, écrit : "&lt;em&gt;Il compose et son piano dit aux autres tout ce qu’il tait. Ce piano, qui est le reflet de son âme, transpose son désespoir en musique. (…) Sa musique est un baume pour les siens, repliés dans leur chagrin. Une communion muette et musicale, tacite."&lt;/em&gt; Il faut dire que Chopin n’a pas été épargné par la vie. D’une santé fragile, son cœur était comme du cristal, friable à la moindre vibration émotionnelle. Or, tout a basculé à l’adolescence. Lorsque sa sœur cadette Emilie succombe à la tuberculose. Il a 17 ans. Un drame familial dont il ne se remettra jamais. En effet, Chopin n’a été heureux qu’auprès des siens, ou à l’évocation de sa terre natale, la Pologne. Il souffre du mal d’amour, ce que les slaves appellent le "zal", le "mal du siècle" selon Musset ou le "spleen" pour Baudelaire. Avec la mort d’Emilie, la tiédeur des années d’enfance est brisée. Un autre Chopin est né. Jouer devant une salle comble ne l’intéresse pas. "&lt;em&gt;Chez lui, le désir de faire de la bonne musique l’emporte visiblement sur celui de séduire son auditoire".&lt;/em&gt; Il lui préfère l’atmosphère ouatée des cercles privés, entourés de ses amis, Titus en tête, son "&lt;em&gt;bien-aimé"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Une autre rupture bouleverse le destin du compositeur. Alors que l’insurrection polonaise gronde contre l’autorité russe, dans un climat révolutionnaire d'envergure européenne, Chopin quitte Varsovie en 1830. La veille, un 1er novembre, il fête son départ sans savoir qu’il ne remettrait jamais les pieds sur sa terre natale. En route pour la France, il séjourne quelques temps à Vienne, une escale décevante où il n’échappe par à l’escroquerie d’un éditeur musical, Haslinger. Une perte financière qui le pousse, une nouvelle fois, à davantage de vigilance et d’autonomie. Il écrit à ses parents : "&lt;em&gt;Haslinger est malin et croit pouvoir obtenir mes compositions pour rien. Mais c'est fini désormais. Plus de travaux gratuits ! Maintenant, paye, animal !".&lt;/em&gt; C’est bien connu, les artistes ont tous les talents, sauf celui de gérer leur fortune. En outre, un incident politique au pays hâte la poursuite de son voyage à travers l’Europe. Le 29 novembre, le grand-duc Constantin, devant lequel il avait joué, à 8 ans, perché sur deux coussins, échappe de justesse à une tentative d’assassinat. Chopin veut se précipiter auprès des siens. Mais il y a danger. Les lettres qu’il reçoit de sa famille l’encouragent à gagner Paris pour, selon les mots de ses parents, servir sa patrie autrement que par les armes. Ce qu’il parviendra à faire. Robert Schumann écrira, quelques années plus tard : "&lt;em&gt;Si ce puissant autocrate du Nord, le tsar, savait quel dangereux ennemi le menace dans les œuvres de Chopin, dans les mélodies simples de ces mazurkas, il bannirait cette musique. Les œuvres de Chopin sont comme des canons cachés sous des fleurs."&lt;/em&gt;Au terme de quelques déboires administratifs (la police viennoise égare son passeport et l’ambassade de Russie lui refuse un visa pour Paris), il vise Londres via la capitale française et frappe à la porte de Ferdinando Paër, le compositeur italien. Maître de chapelle du roi Louis-Philippe, il introduit Frédéric auprès du célèbre pianiste Kalkbrenner qui lui organise son premier concert, dans les salons Pleyel, le 26 février 1832. A Paris, Chopin côtoie les plus grands : ses compatriotes polonais, les maîtres de l’opéra italien et des virtuoses comme Félix Mendelssohn et Franz Liszt qui deviendra son plus fervent admirateur. Eve Ruggeri raconte : "&lt;em&gt;En quelques mois, il est devenu la coqueluche du Tout-Paris et il ne se passe pas de soir qu’il ne soit attendu ici et là. Souvent comme un invité de marque, à l’égal des princes, quelques fois comme le virtuose qu’il est, parce que ses hôtes espèrent ainsi animer leur soirée avec une prestation musicale de qualité"&lt;/em&gt;. Toutefois, pudique et orgueilleux, Chopin prend garde à ne pas faire le saltimbanque. Il déteste être pris pour un faire-valoir. Pour gagner sa vie, il donne des cours de piano, faisant tourner la tête à toutes ses élèves, sans être lui-même ému par aucune d’entre elles. Car Frédéric est vulnérable. Son cœur est ailleurs. Il suffit de quelques notes d’une &lt;em&gt;Etude&lt;/em&gt; pour lui faire monter les larmes aux yeux, nostalgique de sa terre, de sa famille, de ses amis, de ses jeunes années. Au point d’élever l’amour d’une femme à un idéal inaccessible. Après un premier échec amoureux avec la cantatrice Constance Gladkowska, il s’éprend de Marie Wodzinska, une compatriote qu’il a connu toute petite. Or, le piano est un formidable outil de séduction. Aux côtés de Marie, il joue les candides effarouchés : "&lt;em&gt;Le soir, à l’hôtel, Marie se glisse à côté de lui : le piano est un instrument merveilleux, qui permet de rester assis, côte à côte, apparemment absorbés par la musique que l’on joue à quatre mains, tandis que les épaules, les bras, les doigts se frôlent, s’échappent et se retrouvent. Combien de regards surpris, cherchés, échangés !"&lt;/em&gt; rapporte, amusée, Eve Ruggeri dans son livre, sous-titré (à juste titre !) &lt;em&gt;L’impossible amour&lt;/em&gt;. Car les idylles de Frédéric Chopin ne parviendront jamais à combler totalement le cœur de ce jeune compositeur romantique, qui rêve au conte de fées. En marge du désenchantement de sa relation avec Marie, il se réfugie dans le travail, compose et joue, pour les intimes, à la faible lueur des bougies de son petit salon de la rue Pigalle : Delacroix, Sainte-Beuve, Mickiewicz,…&lt;br /&gt;C’est alors que Liszt lui présente George Sand, nom de plume d’Aurore Dupin, qui jouit d’une réputation de croqueuse d’hommes. Lors d’un dîner, à l’hôtel de France, l’écrivain tombe sous le charme de Chopin que Listz décrit comme un homme élégant et raffiné : "&lt;em&gt;La finesse et la transparence de son teint séduisaient l’œil ; ses cheveux blonds étaient soyeux, son nez légèrement recourbé, ses allures distinguées et ses manières marquées de tant d’aristocratie qu’involontairement on le traitait en prince."&lt;/em&gt; Mais les pensées de Chopin sont encore pour Marie, à Varsovie. De plus, George Sand lui déplait : "&lt;em&gt;J’ai fait la connaissance d’une grande célébrité : Mme Dudevant, connue sous le nom de George Sand ; mais son visage ne m’est pas sympathique, et elle ne m’a pas plu du tout. Il y a même en elle quelque chose qui m’éloigne…" &lt;/em&gt;Chopin ne vit que pour la relation épistolaire qu’il entretient avec Marie, tressaillant au moindre retard de courrier. Si bien que, lorsque les lettres de sa bien-aimée se raréfient, il se précipite dans le cabinet d’une voyante, la célèbre Mlle Lenormant (dont la tombe est également au Père-Lachaise), pour connaître l’issue de ses amours. La prédication de la pythonisse lui promet un avenir favorable. Pour toute réponse à ce présage erroné, Marie cesse de lui écrire. Son père s’oppose à un quelconque mariage. D’autant qu’il prête au fiancé une vie dissipée et une santé déclinante. Loin des yeux, loin du cœur. Pourquoi l’amour ne l’aime-t-il pas ? Chopin s’enveloppe dans son chagrin, son "&lt;em&gt;malheur"&lt;/em&gt; et sa maladie. Il se confie à son ami de toujours, Albert Grzymala. Pour Eve Ruggieri, "&lt;em&gt;c’est le seul auquel Frédéric peut tout dire. Grzymala l’écoute en silence. Aux yeux de cet homme de culture, convaincu du génie de son ami depuis le temps où Frédéric encore enfant donnait ses concerts chez les aristocrates polonais, ce projet de mariage était un désastre. Il y a bien longtemps que Grzymala a deviné la nature et l’âme du compositeur, son inclination naturelle à la nostalgie, aux rêves, aux chimères, si nécessaires à son inspiration et à son écriture…"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Phtisique, il devient une proie facile pour George Sand qui rêve d’être à son chevet. "&lt;em&gt;J’ai besoin de souffrir pour quelqu’un"&lt;/em&gt; écrit-elle. "&lt;em&gt;J’ai besoin de nourrir cette maternelle sollicitude qui s’est habituée à veiller sur un être souffrant et fatigué"&lt;/em&gt;. Plus infirmière qu’amante, George Sand partagera la vie du compositeur pendant huit années, partagées entre l’Espagne, Paris et Nohant, la maison de campagne de l’écrivain, dans le Berri. "&lt;em&gt;L’âme de Frédéric a soif d’amour et d’attentions. George Sand sera un fleuve de tendresse pour lui"&lt;/em&gt; écrit Eve Ruggieri. Les qualificatifs choisis par Sand pour désigner Chopin dans ses lettres, tout au long de leur relation, témoignent d’une ironie galopante : de "&lt;em&gt;cher petit"&lt;/em&gt;, "&lt;em&gt;Chopinet"&lt;/em&gt; ou "&lt;em&gt;Chip Chip"&lt;/em&gt; pour les sobriquets affectueux (elle était son aînée de 6 ans), elle le rebaptise son "&lt;em&gt;cher cadavre" &lt;/em&gt;ou "&lt;em&gt;cher petit souffreteux"&lt;/em&gt; lorsque la tuberculose l’afflige. Pourtant, la maladie l’inspire. A la chartreuse de Valdemosa, à Majorque, lors de leur séjour dans la Maison des Vents, la bien-nommée, il compose ses &lt;em&gt;Préludes&lt;/em&gt;. Conteuse exaltante, George Sand décrit le soir où il jouait son &lt;em&gt;Prélude&lt;/em&gt;, en pleurant : "&lt;em&gt;Sa composition de ce soir-là était pleine des gouttes de pluie qui résonnaient sur les tuiles sonores de la chartreuse, mais elles s’étaient traduites dans son imagination et dans son chant par des larmes tombant du ciel sur son cœur."&lt;/em&gt; C’est aussi dans ce climat morose qu’il imagine sa &lt;em&gt;Sonate funèbre&lt;/em&gt;, laquelle accompagnera ses funérailles, quelques années plus tard.&lt;br /&gt;De retour à Nohant, Chopin enrichit ses œuvres de quelques &lt;em&gt;sonates&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;mazurkas&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;nocturnes&lt;/em&gt;, des morceaux du soir, cherchant la fameuse "note bleue", dont la tonalité reflète l’ambiance et le charme d’un moment de convivialité, un temps volé, le célèbre "rubato" italien. Ses doigts improvisent sur le clavier pour trouver la mélodie qui suspendra le temps et illustrera, au plus juste, l’émotion de l’instant. C’est d’ailleurs une caractéristique propre du style de Chopin. Et il n’est pas rare que, pour chacun d’entre nous, un morceau de Chopin soit l’expression d’un souvenir très précis et émouvant. Une madeleine de Proust. Une première gorgée de bière. Pour moi, je n’oublierai jamais les notes de piano du second &lt;em&gt;Nocturne&lt;/em&gt;, alors que, confortablement installé sur un divan, devant un feu de cheminée, dans la bibliothèque d’époque d’un château de Haute-Loire, un verre de Pommard à la main, j’imagine le scénario de ma prochaine aventure ludique et policière. Chopin, une source d’inspiration qui accompagne désormais tous mes temps de créativité et d’écriture, de préférence dans des lieux marqués par l’empreinte d’Agatha Christie. Et vous, quel serait votre instant Chopin ?&lt;br /&gt;Devant la tombe de Chopin, mélancolique, je repense aux derniers moments de sa vie. Séparé de George Sand, emporté par la maladie, il donne un dernier concert à Paris, en public, avant de gagner l’Angleterre puis l’Ecosse pour une tournée (d’adieu ?) des salons de l’aristocratie. "&lt;em&gt;C’était le soir du 16 février 1848, une semaine avant l’abdication officielle de Louis-Philippe, et lorsque Chopin monte sur scène, le silence est total. On a baissé les lampes à gaz, allumé des chandelles. Il est faible, pâle et le regard un peu fixe. Mais dès qu’il joue, c’est la même magie ! Le public retient son souffle dans l’odeur un peu funèbre des fleurs qui se fanent, conscient d’assister là à un dernier miracle, tendu vers les notes qui s’élèvent, pures, magiques."&lt;/em&gt; De retour en France, en novembre 1848, son état s’aggrave. Il décide de brûler les manuscrits de ses œuvres inachevées. Tout doit rester parfait après sa disparition. Dans son logement rue de Chaillot, il se prépare à mourir. "&lt;em&gt;Que contemple-t-il pendant ces longues heures, posté devant sa fenêtre, les larmes aux yeux ? Son passé ? Ses amours mortes ? Le souvenir du sourire d’Aurore ? Ou est-ce l’ombre de la mort qu’il voit s’avancer inéluctablement vers lui ?"&lt;/em&gt; Fin septembre, il est transféré dans un bel appartement ensoleillé place Vendôme. Le 12 octobre, il reçoit les derniers sacrements par l’abbé Alexandre Jelowicki, un ami d’enfance à qui il confie "&lt;em&gt;elle m’avait pourtant dit que je mourrais dans ses bras"&lt;/em&gt;, évoquant pour la dernière fois George Sand. Malgré plusieurs sollicitations, elle ne voudra pas revoir son "&lt;em&gt;cher petit"&lt;/em&gt;. Et le 17, à deux heures du matin, il rend son âme à Dieu après avoir assuré à ses pairs que "&lt;em&gt;de là-haut, je vous écouterai"&lt;/em&gt;. Il n’avait pas encore quarante ans.&lt;br /&gt;A l’annonce de sa mort, Théophile Gauthier écrit : "&lt;em&gt;L’âme de la musique a passé sur le monde"&lt;/em&gt;. Et Liszt, de préciser : "&lt;em&gt;Chopin a passé parmi nous comme un fantôme"&lt;/em&gt;. Le sculpteur Jean-Baptiste Clésinger, le gendre de George Sand pour lequel Chopin n’a cessé de prendre parti dans un contexte familial tumultueux, réalise un moule du visage et des mains du mort. Avec de nombreux portraits du compositeur dont celui peint par Delacroix, on peut les voir actuellement dans une &lt;a href="http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5851&amp;amp;document_type_id=2&amp;amp;document_id=76211&amp;amp;portlet_id=12983"&gt;&lt;strong&gt;exposition&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; du Musée de la Vie Romantique, rue Chaptal, à Paris. C’est Clésinger qui réalisera aussi la statue à l’effigie d’Euterpe, muse de la musique, laquelle orne aujourd’hui la tombe de Chopin au Père-Lachaise. Le 30 octobre, la foule se presse à la Madeleine pour assister aux obsèques. Selon la volonté de Chopin, on donne le &lt;em&gt;Requiem&lt;/em&gt; de Mozart. Puis, au son de la &lt;em&gt;Marche funèbre&lt;/em&gt;, sa dépouille est emmenée au cimetière de l’est parisien.&lt;br /&gt;Devant la tombe de Chopin, je suis ému par la vie d’un homme qui n’a jamais su faire preuve de simplicité dans ses sentiments. Alors qu’en musique, il a enseigné tout le contraire : "&lt;em&gt;La dernière chose, c’est la simplicité. Après avoir épuisé toutes les difficultés, après avoir joué une immense quantité de notes et de notes, c’est la simplicité qui sort avec tout son charme, comme le dernier sceau de l’art. Quiconque veut arriver d’emblée à cela n’y parviendra jamais ; on ne peut commencer par la fin"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Alors que je quitte le chemin Denon, qui borde la 11ème division, il me semble entendre un piano lointain qui joue la quatrième &lt;em&gt;mazurka&lt;/em&gt;, op. 17. Le fruit de mon imagination ? Un jeune prodige qui fait ses gammes ? Je lève la tête. Le jour se meurt. Je laisse derrière moi le souvenir de la note bleue qui, selon les mots de George Sand, "&lt;em&gt;résonne et nous voilà dans l’azur de la nuit transparente"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;* &lt;em&gt;Chopin, L'impossible amour&lt;/em&gt;, Eve Ruggieri, Editions Michel Lafon, janvier 2010&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-8509495257737271561?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8509495257737271561'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/8509495257737271561'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/03/notes-bleues.html' title='Notes bleues'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S5YTYH1wDVI/AAAAAAAAAL8/96GIc2eIrCA/s72-c/chopin.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3833815382508445903</id><published>2010-03-01T05:32:00.000-08:00</published><updated>2010-03-17T09:17:22.730-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Evénement'/><title type='text'>Ces petits moments de solitude</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S4vCmOGAZmI/AAAAAAAAALk/226ZJg2b9K4/s1600-h/spaghettis.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5443658536481482338" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S4vCmOGAZmI/AAAAAAAAALk/226ZJg2b9K4/s400/spaghettis.jpg" style="cursor: hand; height: 266px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’évènementiel, c’est presque du théâtre. Il faut des mois pour bien préparer, penser à tout, répéter. Et, le moment venu, rien n’empêche les aléas du direct. Tout peut arriver. La plupart du temps, dans le secret des coulisses, sans que le spectateur s’en aperçoive. Ces expériences m’ont valu quelques sueurs froides qui font la richesse de ce métier. Au-delà des opérations réussies, il en subsiste des anecdotes. Alors, avant que la mémoire ne flanche, partagez avec moi ce florilège de petits moments de solitude. Ceux où, en un quart de seconde, tout bascule. Où la conscience de l’échec vous saisit. Comparativement aux ténors de l’événementiel, pour qui le grain de sel grippe de plus grands rouages que les miens, ces témoignages vous paraîtront sans doute dérisoires. Mais, le propre du grain de sel est de s’infiltrer partout, quelle que soit l’ampleur du dispositif. Et d’apporter son lot d’émotions, à sa juste proportion.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Aux premiers pas d’une carrière, l’expérience est encore balbutiante. Mais rien n’est plus beau que de découvrir par soi-même les écueils à éviter, dès lors que la prestation vendue au client n’est pas en danger. Avec Minuit Moins Dix, agence conseil en création d’événements de team-building que j’ai contribué à développer pendant quatre années, je me souviens de rencontres étonnantes, de lieux insolites, de projets hors du commun, où des équipes ont été plongées dans la peau de détectives, d’espions ou d’archéologues. Créer des jeux d’aventure pour des séminaires a souvent relevé du défi. Le premier concept mis au point fut l’enquête policière, héritière de la "murder-party", un jeu de rôle d’origine associative. Constitués en équipes de détectives, des participants doivent résoudre une intrigue criminelle par l’étude d’indices matériels, de jeux de communication avec des comédiens et d’ateliers interactifs inspirés par les techniques de la police scientifique. Or, pour que la magie opère, il faut des lieux d’ambiance, dans l’esprit du "Cluedo" ou des romans d’Agatha Christie. Pas des locaux d’entreprises, modernes et inappropriés. C’est ainsi que nous avons joué nos animations dans des manoirs, des châteaux, des caves voûtées ou des hôtels particuliers. Certains privatisés à titre exceptionnel. Comme ce fut le cas pour le Clos Lupin, à Etretat, dans l’ancienne demeure de Maurice Leblanc. Une première pour ce musée dédié à l’écrivain et aux aventures de son héros, Arsène Lupin. Costumés en personnages de la littérature policière (j’étais en Rouletabille !), nous avons arpenté les couloirs et les allées fleuries de cette charmante maison cauchoise. On ne pouvait rêver plus beau décor.&lt;br /&gt;A Eguilly, en Bourgogne, où notre agence a produit sa toute première animation policière en grandeur nature pour un leader de l’édition, les participants se sont tellement pris au jeu qu’ils ont poursuivi, un brin éméchés, l’un de nos comédiens, grimé en fantôme, dans les dédales du château, pour lui faire passer un interrogatoire musclé. Le pauvre Vincent s’est enfermé à double tour dans une salle du donjon en espérant que la porte ne cède pas avant le coup de sifflet final. Un fantôme terrorisé par les occupants de son château : c’est le monde à l’envers !&lt;br /&gt;Souvent, pris dans l’action, les joueurs s’enflamment. Au terme d’un jeu d’énigmes très prenant à la recherche d’un œuf de dinosaure, je vois encore un dirigeant de la société que nous avions pour client se lancer avec son équipe dans une course effrénée à travers la pelouse de l’hôtel, persuadé d’avoir déchiffré le dernier casse-tête qui mène au trésor. Un œuf de dinosaure, je le rappelle. Fatalement, il glisse et s’étale dans l’herbe. Il se relève, ignorant l’état de son beau costume tout neuf, et finit son sprint, en petites foulées. Il avait oublié pour un temps que les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d’années. Une récompense pour nous !&lt;br /&gt;La liste du patrimoine où nous avons accompagné des dizaines d’entreprises dans des opérations de team-building s’est allongée par la suite, développant notre capacité à faire ouvrir les endroits les plus mystérieux pour les scénarios les plus machiavéliques.&lt;br /&gt;Le site le plus étonnant où il m’a été donné de travailler, c’est le métro parisien, sous le coup du plan Vigipirate. Nous avons été missionnés par des experts informatiques de la RATP pour imaginer un jeu de piste dans les coulisses du réseau métro et RER, à la découverte des technologies de la mobilité. Imaginez notre boulot : concevoir un scénario d’espionnage, au cœur d’un lieu public ultra fréquenté, en pleine hantise terroriste. Nous redoutions toutes les contraintes possibles de la part des agents de sécurité. Bien au contraire ! On nous a confié les clefs des portes de service de la gare RER Châtelet-les-Halles ! C’est vous dire le climat de confiance que nous avions instauré avec nos interlocuteurs. Alors, forcément, les anecdotes se multiplient.&lt;br /&gt;Au moment de l’installation du matériel de jeu, l’un de nos comédiens met en place un boitier électronique factice, équipé d’une antenne télescopique et de diodes lumineuses, dans un comptoir d’accueil, sans étonner le moins du monde le guichetier qui prend son service. Un autre est glissé derrière la vitre d’un panneau d’information à la gare routière de La Défense, devant des dizaines d’usagers médusés qui attendent leur bus. Pourtant, pas le moindre coup de téléphone de la Préfecture de police. Quant à moi, je descends dans les entrailles du système de ventilation pour jouer un informateur. Alors que j’attends une équipe, une brise légère se mue en tornade, faisant voltiger les pans de mon imperméable. Rapidement, j’en conclus que les pales d’un ventilateur se sont mises à tourner, à quelques mètres au-dessus de moi, condamnant d’office les portes de sortie. Pourtant prévenus de notre présence ce jour-là, les services techniques avaient omis de neutraliser cette partie du système. Par un heureux hasard, je parviens à contacter, avec mon téléphone portable, mon responsable logistique, pompier de métier, qui fait couper le courant, séance tenante. Quand je pense que mon destin ne s’est joué qu’à quelques bâtons de couverture réseau. Pas de danger mais une petite frayeur. Pendant ce temps, dans un PC de secours désaffecté, à quelques mètres de là, l’animateur d’un autre atelier, pourtant assuré d’une tranquillité pour faire passer son épreuve, voit débarquer des agents de la RATP. Le PC central étant exceptionnellement tombé en panne, toute la signalisation des trains en entrée et sortie de gare Château-les-Halles s’est faite depuis ce poste, sans inquiéter le bon déroulement de notre jeu. Les participants ont ainsi profité d’un spectacle inattendu. C’est le propre de faire de la fiction dans un décor réel.&lt;br /&gt;Parfois, ça dépasse notre imagination. Lors d’une soirée pour une marque de soins dermatologiques, nous avons reconstitué un hall d’aéroport dans un lieu de réception, derrière le Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Intrigués par notre campagne de teasing, des médecins, réunis en colloque au Palais des Congrès, affluent par autocars (que j’ai toutes les peines du monde à faire manœuvrer dans des rues étroites). Les participants se prêtent au jeu de l’embarquement fictif. Ils confient leur manteau, passent les portiques de sécurité, récupèrent leur carte d’embarquement auprès d’hôtesses de l’air et gagnent le grand hall pour une coupe de champagne au bar. Des images tournées à Orly sont projetées sur un écran géant et une voix suave diffuse les annonces pour les prochains départs. En périphérie de cette grande salle, les invités peuvent déambuler dans des pièces annexes thématisées selon les destinations (Norvège, Mexique, Etats-Unis). Au beau milieu de cette phase d’accueil, une petite dame au physique de Miss Marple pointe le bout de son nez, à la porte principale, un sac en plastique à la main. Les vigiles sont perplexes. Mark, notre comédien en chef, la reçoit : « &lt;em&gt;C’est à quel sujet ?&lt;/em&gt; ». Elle : « &lt;em&gt;Je viens pour le papier toilettes. Il parait qu’il n’y en a pas assez… J’ai amené quelques rouleaux supplémentaires&lt;/em&gt; ». Nous en rions encore.&lt;br /&gt;Et parfois, on frôle l’incident. Fox Pathé Europa, éditeur de DVD, nous confie l’organisation d’une soirée de lancement des films "Daredevil" et "X-Men 2" pour des journalistes. Une des cibles les plus délicates tellement ils sont sollicités. Tout un concept et un décor inspirés de l’univers Marvel sont imaginés dans un lieu underground, près du Stade de France. L’enjeu est énorme : le même soir, Canal + fait une soirée pour la sortie de la série "H" en DVD, avec Jamel Debbouze. Comme à notre habitude, l’histoire que nous mettons en place fait l’objet d’un teasing très attractif : de fausses coupures de presse sont envoyés aux journalistes, puis un badge d’accès et une puce électronique dans un tube en plastique. On leur annonce une grave crise au sein des super héros. Ils doivent absolument couvrir le scoop. Le buzz fait son effet. L’événement compte près de 400 participants dont 190 journalistes tous médias confondus. A leur arrivée, une file de bikers fait vrombir d’énormes motos. Le spectacle est saisissant. Mais je n’ai pas beaucoup l’occasion d’en profiter. En coulisses, nous veillons à la bonne marche de la soirée, nos yeux rivés sur ceux du client. Soudain, un énorme bruit de moteur puis une épaisse fumée envahit le rez-de-chaussée. Une fumée âpre qui prend à la gorge et nous oblige à ouvrir portes et fenêtres. Incommodés, les invités sortent pour prendre l’air. Affolé, le client me tombe dessus : « &lt;em&gt;Que se passe-t-il ?&lt;/em&gt; ». Je mène l’enquête. Autorisé par le directeur artistique qui les avait sollicités, l’un des bikers est entré avec sa moto pour un burn-out improvisé, du plus bel effet. Enfin, le croyait-il ! Pétrifié à l’idée que l’événement va tourner court, comme un soufflé qui retombe, nous demandons aux comédiens de jouer leur rôle pour rassurer les participants en scénarisant l’incident. Un des journalistes, une forte personnalité, s’exclame : « &lt;em&gt;Incroyable ! On n’avait jamais vu ça ! C’est énorme !&lt;/em&gt; ». La rumeur de l’inédit se propage. On passe l’éponge. Le client se détend. Mais je ronge mon frein, si j’ose dire, car cette initiative malheureuse a failli nous coûter cher.&lt;br /&gt;Certains loupés, sur scène ou en coulisses, frisent souvent le gag. On cherche la caméra cachée tellement la situation est coquasse. A quelques heures du lancement d’un jeu d’enquête, pendant une soirée de gala dans un manoir aux portes de Paris, tous les comédiens, tirés à quatre épingles dans leurs costumes d’époque immaculés, s’installent à leur table pour le repas technique. Un serveur leur apporte le dîner dans une grande marmite. Il ôte le couvercle d’un geste magistral. Le visage déconfit des comédiens me reste encore en mémoire. Des spaghettis à la sauce bolognaise ! Ça ne s’invente pas [&lt;em&gt;photo d'illustration&lt;/em&gt;].&lt;br /&gt;Autre événement, même concept d’animation. Dans le rôle d’un médium, Joël interprète un vieux lord aux allures de vampire, passionné d’ésotérisme et de tables tournantes. A tour de rôle, il accueille les équipes à son guéridon et se lance dans une fausse séance de spiritisme dont le but est de fournir des indices selon la pertinence des questions posées par les joueurs. Sous le guéridon, un tapis cache un mécanisme relié à une poire. Lorsque le comédien appuie sur la poire avec son pied, il fait bouger la table, sans les mains. L’effet de surprise est garanti. Sauf que la poire s’est détachée en pleine séance. La table ne répond plus. L’animateur s’inquiète et les joueurs flairent l’incident. Avec humour, notre lord anglais décide de donner des coups de genou bien visibles dans le guéridon, singeant les charlatans du 19e siècle qui faisaient croire à de prétendus phénomènes paranormaux. Le trucage caché devenant volontairement visible, la dimension caricaturale plaît aux joueurs dont il gagne la sympathie. Le tour est joué. Bien sûr, il rebranchera la poire entre deux séances. Il ne faut pas abuser des rattrapages.&lt;br /&gt;Et puis, il y a la malédiction. Un séminaire pour un client fidèle se tient en tout début d’année. La neige tombe en abondance. Le verglas complique nos déplacements. La veille de l’opération, une journée de team-building dans l’univers des sciences de l’imaginaire, nous préparons notre équipement avant de vivre les heures les plus décourageantes de notre métier. Outre la fatigue et le stress, la démotivation nous gagne quand, au lendemain d’une nuit agitée dans la chambre pourrie d’un hôtel de bord d’autoroute (au diable les économies sur les frais de régie !), mes collaborateurs constatent la disparition de leur voiture, une Twingo rose, chère à notre cœur tant elle a supporté des kilomètres et des kilos de matériel. Pendant que nous lançons le jeu, Anne déclare le vol au commissariat. La police retrouvera le véhicule quelques jours plus tard, dans un terrain vague, sur le flanc, le réservoir d’essence éventré. Frédéric achète un Kangoo. De couleur blanche. La fin d’une époque.&lt;br /&gt;Enfin, malgré toutes les précautions prises pour assurer la sécurité d’un événement qui accueille une personnalité du monde politique, j’ai connu le scénario incongru qui aurait pu changer le destin de la France. Je venais de prendre une mission dans une nouvelle agence de communication. On me demande d’assurer la supervision d’un dîner de gala pour un groupe de presse britannique, au restaurant Maison Blanche, la célèbre maison des Frères Pourcel, avenue Montaigne, au dessus du Théâtre des Champs-Elysées. Clou de la soirée : la participation de Nicolas Sarkozy, ministre d’Etat, de l’Economie, des Finances et de l’Industrie du troisième gouvernement Raffarin. A son arrivée, les invités sont déjà à table. Il doit intervenir en français, un doublage étant assuré par oreillette. Alors que le futur président de la République témoigne sur sa passion des Etats-Unis, son responsable de la sécurité me demande de veiller à ce que l’ascenseur qui mène au restaurant soit disponible au moment du départ de son patron. Pas de temps mort. C’est alors qu’un couple sort de la cabine et me demande une table pour deux. Ne cachant pas mon étonnement, je leur explique : « &lt;em&gt;Désolé mais c’est une soirée privée. Comment êtes-vous montés ?&lt;/em&gt; ». « &lt;em&gt;Par l’ascenseur, il n’y a personne en bas&lt;/em&gt; ». Je les raccompagne poliment au rez-de-chaussée avant de retrouver les policiers d’escorte à leur voiture, dans la rue. Aucune disposition de surveillance à l’égard du ministre n’avait été prise. Je leur raconte l’arrivée inopinée des clients. Ils prennent acte. Je remonte et tombe nez-à-nez avec le chef de la sécurité qui me félicite pour mon sens de la synchronisation. Nicolas Sarkozy me serre la main, me remercie et s’engouffre à ma suite dans l’ascenseur. Toute la nuit, j’ai rêvé d’attentat, de tueurs, de complot. Je me voyais dans un film de Quentin Tarantino où il faut attendre que la fumée des pistolets se dissipe avant de compter les cadavres. Si ce couple avait été animé d’intentions belliqueuses, je serais probablement en train d’écrire ce billet entre les murs d’une cellule capitonnée.&lt;br /&gt;Finalement, dans l’événementiel, les choses ne sont jamais si graves, tant elles sont anticipées. Vous perdez votre sang-froid. Au pire, la face. L’important n’est pas de chuter mais de savoir se relever. Trouver la solution, le compromis ou, mieux, le miracle. Avant l’état de grâce. Car, globalement, les événements sont comme les contes de fées. A la fin, c’est le gentil qui gagne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;Crédit photo : Anne Chaponnay&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3833815382508445903?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3833815382508445903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3833815382508445903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/03/ces-petits-moments-de-solitude.html' title='Ces petits moments de solitude'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S4vCmOGAZmI/AAAAAAAAALk/226ZJg2b9K4/s72-c/spaghettis.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4202537892250264261</id><published>2010-02-23T03:40:00.001-08:00</published><updated>2010-03-17T09:18:09.020-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Archéologie'/><title type='text'>L'Egypte vue du rêve</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S4PAAJrwL5I/AAAAAAAAAK0/b4Sb09QYjwI/s1600-h/9782732439983.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441403883625656210" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S4PAAJrwL5I/AAAAAAAAAK0/b4Sb09QYjwI/s320/9782732439983.jpg" style="cursor: hand; height: 320px; width: 283px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Toutankhamon. Le pharaon le plus célèbre de l'Egypte ancienne, au sarcophage étincelant, n’a pas fini de nous surprendre. Parmi la liste interminable des best-sellers de Christian Jacq - que j’ai eu tout le loisir de dévorer pendant trois longs et rigoureux mois d’hiver en Suède ! -, &lt;em&gt;L’affaire Toutankhamon&lt;/em&gt; relate l’incroyable aventure de la découverte de sa tombe dans la Vallée des Rois, par Howard Carter, en 1922. Dans un livre de Bob Brier publié en 1999, &lt;em&gt;Le meurtre de Toutankhamon&lt;/em&gt;, mené sous forme d’enquête scientifique et policière, le jeune pharaon du Nouvel Empire aurait été assassiné d’un coup porté à la tête. Sans compter les deux tomes du &lt;em&gt;Mystère de la Grande Pyramide&lt;/em&gt;, d’Edgar P. Jacobs, où les deux aventuriers de bande dessinée, Francis Blake et Philip Mortimer, partent à la conquête des trésors des pyramides de Guizeh. Romans, essais, BD, films et documentaires télé : les mystères de l’Egypte ancienne font rêver. Or, il suffit qu’un secret soit levé pour que le pays des pharaons s’élève de nouveau à la une de l’actualité.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Récemment, sous la houlette du Dr Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes et familier des médias, des études ont révélé la filiation de Toutankhamon avec Akhenaton, le pharaon maudit, et une sœur de ce dernier. D’autre part, Toutankhamon n’a pas été victime d’un crime mais d’une maladie consécutive à une fracture de la jambe, le coup derrière la tête étant attribué à une mauvaise manipulation des embaumeurs de l’époque. Enfin, les deux corps de nouveau-nés découverts dans la tombe ont bien été conçus par le jeune "pharaon d’or" dans une relation incestueuse avec sa sœur ou demi-sœur, Ankhsenamon. Une "belle" histoire de famille qui vient d’être mise à jour grâce à des prélèvements ADN sur les momies ! Des thèses s’effondrent. D’autres se confirment. L’archéologie marque un pas de plus dans le décryptage des civilisations anciennes. Or, avec les dinosaures et les chevaliers, il me semble que les pharaons remportent un franc succès auprès des enfants. En particulier pour les dieux, les rites funéraires et l'architecture. Si l’Egypte rencontre, à travers son histoire et sa géographie, un tel engouement auprès du grand public, c’est certainement dû à la puissance esthétique et à la stabilité d’une civilisation entièrement tournée vers la spiritualité et la vie éternelle, une forme politique et sociale inconcevable de nos jours, et qui par ses mythes, empreints de magie et de sagesse, a illuminé le monde durant plus de 3 000 ans. Et, aujourd’hui encore, on peut en admirer l’héritage. Balayer le sable pour mettre des trésors à nu. Jouer aux explorateurs. Remonter le Nil à la découverte de temples, de statues et de tombeaux. Comment la civilisation égyptienne s’est-elle organisée autour de son pharaon et de ses dieux au point de mobiliser les hommes à élever des constructions gigantesques qui perdurent et dont les secrets de fabrication nous dépassent ? Voilà la question qui anime les férus d’égyptologie, fait couler beaucoup d’encre et vivre de nombreux tour opérateurs. Napoléon Bonaparte ne s’y était pas trompé. Au pied des pyramides, les siècles nous contemplent. Alors, pourquoi ne pas escalader ces vieilles pierres pour remonter le temps et lever une partie du voile qui recouvre la genèse de l’humanité ?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je rêve d’un voyage en Egypte ! Pas celui des touristes, débarqués par hordes pour fouler le sol du Ramesseum, une glace à trois boules dans chaque main. Mais celui de Champollion, déchiffreur des hiéroglyphes, de Gustave Flaubert, d’Auguste Mariette, créateur du Musée du Caire, d’Agatha Christie, mariée en secondes noces à un archéologue, ou de Robert Solé, auteur de &lt;em&gt;L’Egypte, passion française&lt;/em&gt;, un livre de référence. Mais, comme dirait mon oncle, difficile de sortir des sentiers battus. L’Egypte est traversée par le Nil, une colonne vertébrale autour de laquelle tout s’anime. Passés les bords, c’est du désert à perte de vue. Il faut donc suivre le cours de l’eau et des bateaux de croisière, comme sur une autoroute, un jour de grand départ en vacances. En attendant de dénicher la perle rare, à la bonne saison, il est toujours possible de déchiffrer les signes cachés de l’Egypte à Paris dont la fondation, selon une théorie, serait attribuée au culte de la déesse Isis. Depuis la campagne d’Egypte de Napoléon, en 1798, qui consistait à arrêter les Anglais vers les Indes, Paris s’est laissé enflammer par les récits des savants et des chercheurs. La politique, la mode et l’architecture se sont inspirées de la culture égyptienne. Aujourd’hui, dans le 2e arrondissement, près de la rue du Caire, le promeneur est entièrement dépaysé par un quartier étrange, baptisé « Foire du Caire », aux décorations égyptiennes. Partout, son regard tombe sur un sphinx, un bas-relief, une colonne ou une fresque de hiéroglyphes. De la place du Chatelet, où la fontaine du palmier est alimentée par quatre sphinx, à la place de Concorde et son obélisque de Louxor, en passant par le Louvre, la capitale regorge de souvenirs et de trésors dédiés à l’Egypte ancienne. Il y a quelques années, avec le concours d’une agence spécialisée dans les jeux de piste pour entreprises, j’ai organisé un séminaire pour un petit groupe de 15 personnes, au cœur du Paris égyptien, à la manière du &lt;em&gt;Da Vinci Code&lt;/em&gt;. Au programme de l’après-midi : une enquête policière et archéologique, sous forme de &lt;a href="http://www.altitalenti.fr/realisations/ndonnes_rallye_dvc.htm"&gt;&lt;strong&gt;rallye&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; en équipe, à la découverte des mystères d’Isis à Paris. Et je garde un souvenir ému de ma visite au British Museum, à Londres, où est gardée jalousement la célèbre pierre de Rosette, laquelle permit à Jean-François Champollion de percer le secret des hiéroglyphes. Récemment, Christian Jacq et Philip Plisson ont signé, aux Editions de la Martinière, &lt;em&gt;L’Egypte vue du ciel&lt;/em&gt;, un beau livre de photographies aériennes. Avec un œil quasi d’espion, l’ouvrage est une façon unique de contempler les siècles, de plonger au cœur d’un patrimoine monumental, de toucher du doigt les vestiges du passé. Certains clichés offrent parfois une proximité étonnante avec les décors au milieu desquels on aperçoit, ici et là, un paysan, un pêcheur, un bédouin ou un touriste, sous le soleil rasant du matin ou du soir.&lt;br /&gt;Quand et comment visiterai-je un jour l’Egypte, pour de vrai ? Je ne sais pas.&lt;br /&gt;Mais pour qu’un rêve devienne réalité, il faut d’abord rêver… &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4202537892250264261?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4202537892250264261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4202537892250264261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/02/legypte-vue-du-reve.html' title='L&apos;Egypte vue du rêve'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S4PAAJrwL5I/AAAAAAAAAK0/b4Sb09QYjwI/s72-c/9782732439983.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-4314165295108003999</id><published>2010-02-19T08:42:00.000-08:00</published><updated>2010-03-17T09:18:39.325-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>Ces expressions qui m'horripilent !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S37A8MIdR7I/AAAAAAAAAKk/OkIrRy2zpDY/s1600-h/76f432fb64bd9db78225ed5326fc0f90.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439997540191520690" src="http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S37A8MIdR7I/AAAAAAAAAKk/OkIrRy2zpDY/s320/76f432fb64bd9db78225ed5326fc0f90.jpg" style="cursor: hand; float: left; height: 320px; margin: 0px 10px 10px 0px; width: 214px;" /&gt;&lt;/a&gt;Cela fait longtemps que l’idée de ce billet d’humeur complètement inutile me trotte dans la tête. Mais, je suis un passionné des mots, du langage et de ceux qui jonglent avec. Le goût de l’écriture me pousse à être honnête et à respecter la fameuse maxime de Boileau, &lt;em&gt;« ce qui ce conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément »&lt;/em&gt;. Oh, je suis encore loin du compte dans ce domaine mais je m’exerce. Par contre, j’ai horreur de ceux qui maltraitent la langue, écrivant quasiment sous la dictée de l’urgence ou de l’enjeu médiatique, des phrases toutes faites ou des expressions vides de sens. Cette fois-ci, je franchis le pas car j’ai entendu, une fois de trop, ce matin à la radio, un chroniqueur faire usage d’une expression qui m’horripile. Ainsi, inspiré par Coluche, Devos et Bigard (le grand écart !), je me lance dans cet exercice du mauvais esprit en attirant votre attention sur quatre expressions du langage courant dont certains abusent de manière mécanique. Alors que, si on y réfléchit bien, ça ne veut rien dire ! Ou alors, au contraire, ça cache quelque chose ?&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sans démériter&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Quel est le vrai niveau du Stade Rennais ? Superbe le week-end dernier contre Bordeaux (4-2), le club breton, sans vraiment démériter, est retombé de son piédestal face à l'AJ Auxerre. »&lt;/em&gt;. On rencontre souvent cette expression dans les commentaires sportifs, pour expliquer, comme seul motif de consolation, qu’une équipe, porteuse d’espérances, a lamentablement échoué alors qu’elle pouvait (devait ?) gagner. Pourtant, malgré toute la bonne volonté du monde, l’entraînement, les compétences, l’appât du gain, les espoirs des supporters et les incantations magiques, elle a perdu. Point à la ligne. Contrairement aux idées reçues, l’important n’est pas de participer mais de gagner. Sinon, inutile de se lancer dans la compétition. Il n’y a pas à mériter ou démériter une victoire. Il faut l’emporter ou accepter la défaite, après s’être bien battu. "Sans démériter" reviendrait à dire, à demi-mots, que le résultat est injuste. Je force le trait : si demain, un champion gagne, en déméritant, a-t-il triché ? Et s’il perd, sans démériter, bien fait pour lui ? Il n’y a que le sport, en particulier le football, qui ose recourir à cette expression de mauvais perdant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Achever le travail de deuil&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Sa famille attend maintenant que la justice se prononce pour achever le travail de deuil »&lt;/em&gt;. "Achever le travail de deuil", ça veut dire quoi ? Que la personne est oubliée ? Que l’on peut enfin quitter sa "robe de tristesse", comme au temps des veuves en noir, et passer à autre chose ? Que la mémoire est effacée ? Mais à quoi pensait ce cher docteur Freud lorsqu’il a inventé cette expression dans un article sur le &lt;em&gt;« processus intrapsychique consécutif à la perte d’un objet d’attachement ou d’un être cher »&lt;/em&gt;. D’après lui, toute perte peut nécessiter un travail de deuil. En quoi le deuil serait-il un travail, ce mot hérité du latin "torture" ? Faut-il avoir une certaine technicité pour amoindrir sa peine ? Existe-t-il des virtuoses du deuil ? Ceux qui connaissent les astuces pour neutraliser l’affliction ? Malgré toute l’ironie dont je fais preuve, je ne peux m’empêcher d’être agacé par cette expression indécente. Le deuil est une épreuve émotionnelle suffisamment douloureuse sans qu’il soit nécessaire d’y exercer un quelconque travail. La mort, ça ne s’apprend pas en classe. Il n’y a pas de cours de deuil. Ni de devoirs à faire à la maison. Alors, messieurs les commentateurs, quand vous couvrez une catastrophe naturelle, un attentat ou un crime, arrêtez de parler de travail de deuil, comme s’il fallait relever ses manches et mouiller sa chemise. Encore travailler ! Toujours travailler ! Assez de travail ! Le deuil exige du repos et du recueillement. Et qu’on nous fiche la paix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Rien ne laissait présager ce drame&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Rien ne pouvait laisser présager que cette banale soirée allait tourner au drame »&lt;/em&gt;. Forcément ! aurais-je envie de hurler à mon poste de télévision ! Sinon, tout aurait été tenté pour l’empêcher, non ? Souvent à la suite d’un événement qui finit mal, dans l’incompréhension la plus totale, on peut lire ou entendre cette expression du présage. Mais, jusqu’à preuve du contraire, personne ne lit l’avenir dans les boules de cristal. Encore moins les médias. C’est dans l'ordre des choses, certes ingrat, pour l’imprévisible de ne laisser aucun signe avant-coureur d'une tragédie. Voici l’exemple le plus significatif de l’expression clichée, tirée du chapeau d’un rédacteur automate. Mais je crois qu’elle n’est rien en comparaison de son contraire qui, malheureusement, veut dire quelque chose : tout laissait présager ce drame. Autrement dit, les proches d’une victime auraient prévenu les autorités d’un danger imminent et demandé de l'aide mais ils n'ont pas été entendus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Echapper à la vigilance&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Un panda tente d'échapper à la vigilance des gardiens de la réserve »&lt;/em&gt;. Derrière ce titre anecdotique, se cache une expression absurde. Imaginez la scène : le panda observe patiemment les gardiens, comme si de rien n’était, jusqu’à ce qu’ils détournent leur regard ou quittent leur poste. Là, le panda en profite pour se faire la malle, passant au dessus de la grille, comme un prisonnier en fuite. Il a échappé à la vigilance de ses gardiens. Bien sûr que non ! Il n’a échappé à rien du tout. Il n’y avait plus de vigilance. Point final. Ce n’est pas comme si les gardiens avaient été drogués par les pandas pour profiter d’un sommeil forcé et quitter la cage. On s’échappe quand il y a stratagème. La grande évasion, en quelque sorte ! Or, dans cet exemple, je parle d’un animal plutôt sympathique à qui il n’est rien arrivé. C’est beaucoup plus dramatique dans le cadre d’un enfant qui "échappe à la vigilance" de ses parents. Ce genre de fait divers, au dénouement parfois tragique, noircit encore trop souvent les colonnes des journaux. Soit il y a vigilance, comme au bord de la piscine, et la catastrophe peut être évitée. Soit il n’y a pas de surveillance, avec le risque du pire. S’agirait-il pour le journaliste de minimiser la responsabilité de l’adulte dans la disparition de l’enfant ? Pour se déculpabiliser ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-4314165295108003999?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4314165295108003999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/4314165295108003999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/02/ces-expressions-qui-mhorripilent.html' title='Ces expressions qui m&apos;horripilent !'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S37A8MIdR7I/AAAAAAAAAKk/OkIrRy2zpDY/s72-c/76f432fb64bd9db78225ed5326fc0f90.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-9017435557424679010</id><published>2010-02-15T09:12:00.000-08:00</published><updated>2010-03-17T09:20:09.788-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Humeur'/><title type='text'>L'Empereur contre-attaque</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S3mBoElZ9KI/AAAAAAAAAKc/TCoT2z1fgso/s1600-h/piano.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5438520550451967138" src="http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S3mBoElZ9KI/AAAAAAAAAKc/TCoT2z1fgso/s400/piano.jpg" style="cursor: hand; height: 267px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cher papa, je te dois des excuses. Pendant mes années d’adolescence, avec enthousiasme, tu croyais bien faire en nous réveillant, mon frère et moi, les matins de week-end où nous aspirions à des grasses matinées jusqu’à des heures indécentes, avec tes concertos de musique classique, volume élevé, faisant fi du voisinage avec lequel nous étions d’ailleurs fâchés. Tu entrais dans la chambre, tout sourire, avec tes "debout, là-dedans !" comme si tu laissais entrer la fine fleur de la culture musicale dans la tanière d’un animal malodorant. La tête enfouie dans mon oreiller, je grognais, réfractaire à ces tentatives d’éducation forcée. Et pourtant, chaque week-end, tu laissais Beethoven, Mozart, Dvorak ou Mahler forcer ma porte et s’adresser à nos pauvres tympans transis de sommeil. A tout bien réfléchir, sans doute aurais-je préféré le piano plus "diplomatique" de Chopin, Schubert ou Liszt qui, au gré de quelques notes, aurait demandé la permission d’entrer. La manière douce, en quelque sorte. Mais, non ! Il fallait que ce soit l’orchestre, à pleine puissance. Pourtant, cette nouvelle conception du réveil-matin a porté ses fruits, bien au-delà de tes espérances. Car j’aime la musique classique !&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Chaque jour, elle m'accompagne. Or, je ne suis ni musicien (un regret), ni mélomane (un privilège d’initié). Simplement un curieux qui se laisse émouvoir, cherche des repères, des morceaux fétiches. Pourtant, j’éprouve une frustration : la musique reste invisible. Elle berce mes longues heures de travail, diffusée en sourdine à mon bureau, pour favoriser créativité et sérénité. Mais que se passerait-il si elle se matérialisait ? Qu’elle s’échappait, à vue d’œil, d’un instrument, d’une baguette ou d’une partition ? J’ai donc décidé de réserver des places à Pleyel pour aller voir la musique de près. Au programme : le concerto pour piano n°5 en mi bémol majeur op. 73 "Empereur" de Ludwig van Beethoven, mon préféré. Direction et piano Daniel Barenboim, avec la Staatskapelle de Berlin, un des plus vieux orchestres du monde. Pour une première, on ne pouvait rêver plus belle affiche ! Quelques jours avant la représentation, je me demande, naïvement : Comment s’habiller ? Doit-on mettre une cravate ? Y a-t-il des règles de bienséance à respecter ? Faut-il de la monnaie pour l’ouvreuse ? Le public sera-t-il grisonnant, en canne et manteau de fourrure ? Mais surtout, serai-je ému à en pleurer ? Pour que cette initiative reste un événement exceptionnel, je m’amuse à jouer au béotien, à retomber en enfance, et me farcis la tête de clichés et de fantasmes.&lt;br /&gt;Jour J, un dimanche glacial de février. Avec ma femme, nous prenons place au second rang de l’orchestre, allée BB, fauteuils 102 et 104, en plein milieu. Sans doute trop près pour les puristes mais convenables pour nous. Car, comme un scientifique sur son microscope, je vais pouvoir scruter les visages, voir les notes en gros plan, partager l’intimité du piano et des premiers violons.&lt;br /&gt;16h précises. Les musiciens font leur entrée, sous des tonnerres d’applaudissement. Pas une minute de retard. Chaque instrumentiste prend place, de manière millimétrée. Le concertmaster, doyen de la formation, dont le violon ne cache pas ses heures de musique, donne le "la" sur le piano. Une seule note. Et tout le monde s’accorde. La tension monte. Les musiciens sont prêts. Après un temps de silence, Daniel Barenboim fait son apparition. Par la presse, son visage m’est familier mais je ne mesure pas encore toute l'étendue de son prestige.&lt;br /&gt;Né en 1942 à Buenos Aires de parents juifs d’origine russe, Daniel Barenboim joue du piano depuis l’âge de 5 ans. Il a donné son premier récital à 7 ans. Puis, après l’Argentine, il gagne Israël et fait ses débuts de pianiste à Vienne, Rome, Paris, Londres et New-York. Il n’a que 10 ans. Sa première direction d’orchestre date de 1964 où il participe aux enregistrements d’un répertoire qui réunit les plus grandes œuvres pour piano. L’année d’après, il donne de nombreux concerts dans le monde entier, en collaboration avec l’English Chamber Orchestra. Les plus grands orchestres européens et américains le sollicitent. De 1975 à 1989, il est le directeur musical de l’Orchestre de Paris. En mai 2006, à la suite de Toscanini et de Karajan, il est nommé principal chef invité de la Scala de Milan. La même année, il reçoit le Prix Ernst von Siemens, le "Nobel de la musique". Elevé au rang de Commandeur de la Légion d’honneur par Jacques Chirac en mars 2007, Daniel Barenboim a beaucoup œuvré pour la paix au Proche-Orient, notamment par la création en 1999 d’un orchestre composé de jeunes musiciens juifs et arabes.&lt;br /&gt;La salle retient son souffle. Dès les premières mesures de l’&lt;em&gt;Allegro&lt;/em&gt;, je suis saisi. Barenboim joue et dirige l’orchestre, depuis son piano, sans partition. Ses pairs lui reconnaissent d’ailleurs une prodigieuse mémoire musicale. La musique est pour lui comme une seconde nature, un langage courant. Or, comme toute langue vivante, on la parle avec joie quand on ne cherche pas ses mots. Le navigateur Jean-François Deniau raconte dans son livre &lt;em&gt;La mer est ronde&lt;/em&gt; comment le marin prend plaisir à préparer sa croisière : « &lt;em&gt;Choisissons notre mois, notre route, et embarquons, embarquons vite pour traverser l’Atlantique tout en restant dans notre fauteuil au coin du feu ou à l’ombre du grand arbre du jardin. Et quand nous le traversons vraiment, chaque vague, chaque nuage sera déjà un peu familier, avec un visage qui nous dit quelque chose, grâce aux petits signes verts, bleus, noirs ou rouges de la carte et à ses lignes subtiles, grâce au portrait des cartes contemplé à l’avance ; comme autrefois les princes mariés par procuration pouvaient à l’avance contempler le portrait de leur future épouse apporté par un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. Pour notre bonheur. Car si le plaisir de découvrir et de connaître est grand, il n’en est pas de plus fort que celui de reconnaître.&lt;/em&gt; » Pour la musique, c’est pareil. Tout le plaisir vient de cette reconnaissance des notes, du rythme, de la mélodie. D’ailleurs, autour de moi, en pleine extase, chacun dodeline de la tête, comme pour se signifier à soi-même et aux autres, inconsciemment, qu’il en connait les moindres variations.&lt;br /&gt;En outre, le concerto pour piano n°5 "Empereur" est l’une des plus belles œuvres du répertoire classique. Contemporain de la cinquième et sixième symphonie de Beethoven, il fut créé le 28 novembre 1811 par l’orchestre de Liepzig, la surdité du compositeur étant très avancée à cette époque. Dédié à l’archiduc Rodolphe d’Autriche, élève de Beethoven, son nom apocryphe "Empereur" n’a pas été choisi par l’auteur de son vivant, lequel n’avait aucune sympathie pour Napoléon Bonaparte, mais par l’un de ses amis.&lt;br /&gt;Au terme du premier mouvement, qui compte à lui seul plus de six cents mesures (les connaisseurs apprécieront) et dure une vingtaine de minutes, le public n’applaudit pas (le concerto n’est pas terminé) mais en profite pour tousser, se moucher, respirer. Daniel Barenboim donne le signal du second mouvement, &lt;em&gt;Adagio un pocco mosso&lt;/em&gt;, toute en finesse. Mais, comble de l’horreur, ma voisine est prise d’une violente quinte de toux qu’elle tente de réprimer dans son manteau, à quelques mètres du maître. Un tuyau pour la prochaine fois : prévoir des pastilles pour la toux. En boîte surtout. Pas en sachet ! Plus de peur que de mal. Barenboim n’a pas sourcillé. Le piano nous transporte.&lt;br /&gt;Enfin, comme il est écrit sur le programme, « &lt;em&gt;l’enchaînement avec le final, par une modulation surprenante, crée un effet de surprise. Le Rondo (Allegro ma non troppo) exubérant, à nouveau héroïque, et d’une seule coulée jusqu’à la coda, est brutalement interrompu par un simple roulement de timbales avant le triomphe définitif des forces de l’orchestre.&lt;/em&gt; » Autre tuyau : ne pas acheter le programme si vous n’avez jamais fait de solfège. Pour les néophytes, le langage de la musique ne passe pas par des mots mais par des émotions.&lt;br /&gt;Alors, oui, cher papa. Je te dois des excuses. Tu as bien fait d’insister. J’ai perdu un certain nombre de grasses matinées. Mais, au change, j’ai gagné une oreille musicale. Tout le bénéfice de ta persévérance était à Pleyel, ce dimanche glacial de février. L’héritage est sauf.&lt;br /&gt;Je t’embrasse.&lt;br /&gt;Ton fils.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-9017435557424679010?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/9017435557424679010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/9017435557424679010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/02/lempereur-contre-attaque.html' title='L&apos;Empereur contre-attaque'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S3mBoElZ9KI/AAAAAAAAAKc/TCoT2z1fgso/s72-c/piano.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-3318030143531786474</id><published>2010-02-09T06:50:00.000-08:00</published><updated>2010-03-17T09:21:36.077-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Genèse'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Police scientifique'/><title type='text'>100 ans de science contre le crime</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S3F-XYgmRYI/AAAAAAAAAKE/7xLu1Jdqyb4/s1600-h/jpg_c5dd411c-e14e-11dc-aae7-ce6407cc366a.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5436265165394167170" src="http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S3F-XYgmRYI/AAAAAAAAAKE/7xLu1Jdqyb4/s400/jpg_c5dd411c-e14e-11dc-aae7-ce6407cc366a.jpg" style="cursor: hand; height: 225px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size: 85%;"&gt;© &lt;em&gt;Christophe Lepetit / &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/02/22/01006-20080222ARTFIG00503-police-scientifique-quand-la-realite-depasse-les-experts.php"&gt;Le Figaro Magazine&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Savez-vous que la police scientifique est d’origine française ? Cette année, nous fêtons le centième anniversaire de la création, par le criminaliste Edmond Locard, du premier laboratoire de police scientifique, autrefois logé dans les combles du Palais de justice de Lyon. Aujourd’hui, les techniques de la police technique et scientifique suscitent un véritable engouement auprès du grand public. Littérature, cinéma, télévision, jeux ou expositions. La déferlante touche à tout, multipliant les produits dérivés. Pourquoi un tel succès ? Parce que, dans sa lutte contre le crime, la science dépoussière l’enquête policière traditionnelle en lui apportant, plus que des preuves infaillibles, une part de rêve et une esthétique résolument moderne. Les plus grands mystères de la criminalité trouvent leur dénouement dans le progrès technologique. Bien qu’impartiales, les expertises de la police scientifique ont engendré une nouvelle forme d’émotion dans les intrigues judiciaires. L’énigme a désormais sa solution, sans l’ombre d’un doute. Mais, avant de l’obtenir, le suspense est à son comble. La chimie, la médecine ou la physique accomplissent des prodiges. Petit tour d’horizon très personnel sur des tours de force, aux limites de la magie.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Apprenti sorcier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;A.D.N. Derrière ces trois lettres, l’indice par excellence ! Mais surtout, une des plus grandes révélations scientifiques du siècle dernier ! Il est désormais possible de décoder l’homme comme individu unique grâce à son empreinte génétique : couleur des yeux, groupe sanguin,… Du même coup, "petit" problème éthique : le scientifique peut jouer aux apprenti-sorciers avec le génome humain. Perdre un cheveu, éternuer ou toucher une poignée de porte, c’est abandonner à son insu des milliers de cellules avec l’ADN qu’elles renferment. Mais il faut savoir que 99,9% des informations contenues dans l’ADN sont identiques pour tous. Seuls les 0,1% restants nous différencient les uns des autres ! Cette signature n’est pas une preuve infaillible mais elle fait la joie des laboratoires et a permis de confondre des assassins, même des années après les faits. Au Palais de la Découverte, à Paris, je me suis souviens avoir participé à un atelier pour extraire mon ADN. Il suffit de cracher dans une éprouvette, y ajouter 5 ml d’eau salée et une cuillère à café de liquide vaisselle. Agiter et laisser reposer quelques minutes. Pencher le tube et verser délicatement 30 ml d’alcool à 90° en veillant à ne pas mélanger les deux liquides. Laisser reposer. Une pelote blanche se forme et remonte à la surface. C’est ce qu’on appelle la méduse d’ADN. Une fois déroulé, le filament d’ADN mesure jusqu’à 2 m de long ! Extraire la pelote avec la pointe d’un couteau et la conserver dans un récipient étanche rempli d’alcool à 90°. Et vous voilà avec votre ADN, exposé comme un trophée sur la cheminée ! Cela parait simple et complètement inutile mais je suis toujours surpris de constater à quel point cela amuse énormément les participants de mes animations d’entreprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« M’sieur Clémenceau, vos flics sont maintenant dev’nus des cerveaux »&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quelques notes de musique suffisent à identifier l’une des plus célèbres séries télévisées françaises, du nom des brigades mobiles créées en 1907 par le ministre de l’intérieur de l’époque, George Clémenceau, surnommé "Le Tigre". Ces unités sont l’ancêtre de l’actuelle police judiciaire française. On retrouve cette filiation dans le logo actuel de la P.J. où la silhouette de Clémenceau se superpose à celle d’un tigre. Implantées dans les principales villes de province, ces brigades étaient chacune dirigées par un commissaire divisionnaire, avec quinze à vingt inspecteurs sous son commandement. Enquêtes, surveillances et filatures maintenaient ainsi une pression constante, 24h sur 24, contre le banditisme. Déjà, à l’époque de Sherlock Holmes, les hommes du Tigre bénéficiaient des dernières méthodes d’investigations scientifiques et de la modernisation du fichage des criminels, héritées des travaux d’Alphonse Bertillon, le père de l’anthropométrie judiciaire, un système d’identification basé sur les mensurations, les empreintes digitales et la photographie des criminels. On lui doit l’arrestation d’un dénommé Henri-Léon Scheffer, dit "Georges l’Artilleur", accusé du meurtre d’un domestique au domicile d’un dentiste parisien. Le 16 octobre 1902, la police retrouve un corps sans vie au milieu d’un appartement en désordre. Un cambriolage qui aurait mal tourné. Et pas de témoin, à l’exception de Snipp, le chien de la maison. Sur un morceau de verre brisé, on retrouve quatre empreintes digitales. En les comparant avec celles d’un repris de justice, arrêté quelques mois avant, et fiché grâce à la méthode Bertillon, le coupable est confondu. Cet exploit dactyloscopique marque le début de l’identité judiciaire et des méthodes de la police scientifique. Huit ans plus tard, c’est un autre criminaliste, Edmond Locard, qui crée le Laboratoire de Police Scientifique. Il applique aux énigmes policières les principes de recherches issues de la médecine légale : balistique, toxicologie, graphologie, empreintes digitales.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La parole est au cadavre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;De nombreux témoignages s’accordent à dire que le plus dérangeant dans un homicide, c’est l’odeur. Or, à la télévision, notre sensibilité est ménagée. Des images "cosmétisées" nous aident à supporter le cadavre, l’autopsie. Parce qu’il n’y a pas d’odeur. Dans son livre &lt;em&gt;La parole est au cadavre &lt;/em&gt;(éditions Demos), le lieutenant de police Perrine Rogiez-Thubert raconte comment elle est passée brusquement du mythe à la réalité : « &lt;em&gt;Ma première mort suspecte. Nous ne sommes plus au cœur d’un roman policier, mais bien au 3, quai de l’Horloge, prêts à partir. Et là, c’est le drame : un endroit sordide, un corps putréfié, une odeur méphitique et des dizaines de policiers grouillant sur les lieux. L’atmosphère cosy d’Agatha Christie me manque. Je réalise un rêve et, pourtant, la configuration des lieux n’est pas idéale pour la prise de photographies dont je suis chargée. Une première escouade d’enquêteurs investit la scène de crime, mon petit tailleur blanc n’y résistera pas. Qu’à cela ne tienne, cette épreuve m’intronise enfin parmi les professionnels du crime. &lt;/em&gt;» Dès la découverte d’une mort suspecte, le médecin légiste est appelé sur la scène de crime pour constater les premiers signes : blessures, colorations, déformations, rigidité cadavérique. Tous les marquages physiques sont passés au crible pour déterminer la cause de la mort. Par des calculs de température, il remonte le temps pour évaluer l’heure de la mort, un élément précieux de l’enquête pour circonstancier le meurtre. Le corps est ensuite transporté à l’institut médico-légal, la morgue, pour être autopsié. Un double examen, externe et interne, du cadavre va tenter de "faire parler" le mort, pour guider l’enquêteur jusqu’au coupable. Car le premier témoin d’un crime reste la victime elle-même. Au fait, saviez-vous que l’être humain perdrait 21 grammes au moment de son dernier souffle ? Le poids de l’âme ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;La preuve qui fait mouche&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la mort remonte à plus d’une semaine, il devient impossible de la dater à partir des relevés traditionnels (température du corps, traces de lividités,…). Mais, un nouvel indice a fait son apparition : l’insecte. Ou plutôt les insectes ! Car, d’après le vétérinaire français Jean-Pierre Mégnin, il existe huit groupes, ou escouades, qui se succèdent sur le cadavre, chacun à une période donnée. A nouveau, en fonction de l’espèce et du cycle de développement de l’insecte (œuf, larve, pupe ou adulte), l’expert entomologiste va remonter le temps pour dater le moment du décès, en s’appuyant sur les temps de croissance et les relevés météo. En outre, en boulottant, l’insecte nécrophage peut aussi emmagasiner les cellules de la victime et des substances toxiques, permettant de révéler l’ADN de la victime et son empoisonnement éventuel. Tout cela n’est pas très appétissant mais terriblement efficace pour faire parler un cadavre, en stade avancé de putréfaction, et fournir de précieuses informations aux enquêteurs. La première arrestation rendue possible grâce aux insectes date du XIIIème siècle lorsqu’un assassin fut confondu en Chine par des mouches attirées sur sa faucille, l’arme du crime. L’entomologie est le violon d’Ingres de Gil Grissom, l’expert en chef de la série américaine &lt;em&gt;C.S.I.&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Les Experts&lt;/em&gt;). Dans l’épisode &lt;em&gt;Jusqu’au dernier souffle&lt;/em&gt;, réalisé par Quentin Tarantino, il parvient à localiser l’endroit où son coéquipier, Nick Stokes, est enterré vivant et filmé en direct, grâce à une fourmi, d’une espèce particulière, qui passe sur l’objectif de la webcam.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Touche à tout&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Empreintes digitales, marques de chaussure ou de pneu. Partout où le criminel passe, il laisse des traces. Sans le savoir et malgré de multiples précautions. Or, les techniciens de scène de crime, appelés "lapins blancs" du fait de leur tenue vestimentaire, vont s’employer à les révéler par des poudres, des produits chimiques, des éclairages spéciaux et des moulages. Une anecdote rapporte l’histoire d’un cambrioleur confondu par son empreinte sur un chocolat. Il l’avait saisi avant de le reposer pour un autre, sans doute plus à son goût. Chaque empreinte digitale est unique. Elle est composée de crêtes, de boucles et de tourbillons dont la position varie d’une personne à l’autre. Et il y a une chance sur 64 milliards pour que deux personnes aient les mêmes empreintes digitales. Par contre, il est possible de prendre les empreintes d’une personne pour les déposer sur une scène de crime et le faire accuser à tort. Trouver des empreintes ne veut donc pas dire trouver le coupable. Dans le cadre d’une comparaison entre deux empreintes, il faut au minimum 12 points de concordance, au niveau des motifs, pour les considérer comme identiques. Pour les autres traces, dites de passage, on procède à des moulages avec une pâte comparable à celle qu’utilisent les dentistes. Si l’empreinte de pied est profonde, cela suggère un stationnement prolongé. L’enquêteur cherche alors un mégot, un cheveu. Et il est inutile de marcher à l’envers pour tromper la police. Les talons s’enfoncent davantage dans le sol lorsque l’on marche normalement. Et ne faites pas comme cet incendiaire qui, en mars 2008, avait mis le feu à un local sportif près de Dijon après y avoir volé une valise à roulettes. Les enquêteurs ont suivi les sillons dans la neige jusqu’à son domicile. La stupidité des amateurs apporte souvent la preuve qui les trahit !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Tout ce que nous ne voyons pas mais qui est immense »&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;em&gt;Le Mystère de la Chambre Jaune&lt;/em&gt;, de Gaston Leroux, Rouletabille part en expédition sous le lit de Mlle Stangerson à la recherche d’indices sur sa mystérieuse agression. Ce qui, nez au plancher, lui permet de découvrir un minuscule cheveu blond. Imaginez tout ce que l’individu peut perdre, souvent à son insu, dans un geste inconscient : cheveux, fibres, fragments de peau (contenant des cellules épithéliales avec notre ADN), goutte de sueur ou de sang,… Pour éviter toute pollution, les techniciens de scène de crime revêtent une combinaison étanche, de la tête aux pieds. En outre, des fibres légères flottent dans l’air et ne se déposent qu’après plusieurs jours. Passé ce délai, les enquêteurs examinent souvent une seconde fois la scène de crime avant d’y passer l’aspirateur. Une fois repérée, une trace microscopique est ramassée avec une pince ou une bande adhésive. Faites l’expérience, chez vous, avec une lampe torche, posée au ras du sol. En lumière dite rasante, de nombreux "signes de vie" apparaissent, comme par magie. Combien de temps vous faudra-t-il avant de mettre la main sur un cheveu ? C’est d’ailleurs une très bonne technique pour retrouver une lentille oculaire ! La bonne loupe de Sherlock Holmes a la vie dure. Mais les microscopes ont pris le relais. Qu’il soit optique ou électronique, il assiste l’expert dans sa plongée au cœur de l’infiniment petit. Parmi ces indices, il existe le plus subtil des mouchards : le pollen. Chaque grain est recouvert d’une enveloppe dont les motifs particuliers permettent leur identification précise. De plus, leur mode de dispersion est d’une utilité capitale. Les grains de pins, disséminés facilement par le vent, n’apportent pas de conclusion pertinente. Néanmoins, le pollen de marronnier, transporté par les insectes, ne parcourt que de courtes distances. Il ressert donc l’étau autour d’un suspect qui en porte sur lui. Enfin, le pollen s’infiltre partout. Il n’est donc pas rare d’en retrouver dans des endroits auxquels le suspect ne pense pas et qui l’incriminent, comme le filtre à air du moteur de sa voiture par exemple…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sang d’encre&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans une scène poignante du film &lt;em&gt;Scènes de Crimes&lt;/em&gt;, de Frédéric Schoendoerffer (2000), avec André Dussollier et Charles Berling, des techniciens du labo, équipés d’un produit en pulvérisateur, font apparaître des traces bleutées dans les pièces d’une maison plongée dans le noir : d’énormes quantités de sang ont été effacées et témoignent, par leur disposition, de l’atrocité d'un crime, qui fut long et douloureux. Grâce aux secrets de la chimie, l’invisible se révèle à l’œil nu. Le produit miracle ? Une substance appelée Bluestar&lt;span style="font-size: 78%;"&gt;©&lt;/span&gt; qui réagit avec le fer contenu dans l’hémoglobine et émet une lumière fluorescente lorsqu’elle est appliquée sur des surfaces suspectes. Les traces de sang jouent un rôle prépondérant pour déterminer les circonstances d’un meurtre. Ovales ou rondes, les gouttes de sang en disent long sur les gestes du criminel et de sa victime. Dans un documentaire diffusé récemment sur France 5 (&lt;em&gt;Ces femmes qui luttent contre le crime&lt;/em&gt;, Ouest Phare Productions), des journalistes ont suivi le quotidien du maréchal des logis en chef Céline Nicloux, experte en "morpho-analyse des traces de sang". Membre de l’I.R.C.G.N., cette mère de famille de 32 ans s’est imposée comme spécialiste des empreintes de sang sur les scènes de crime. Par l’étude minutieuse de leur forme, leur taille et leur emplacement, elle reconstitue le scénario macabre. Elle peut aussi conclure à la culpabilité ou à l’innocence d’un suspect dont les vêtements, tachés de sang, désignent sa présence sur les lieux du crime, sans pour autant en être l’auteur. Ce dernier peut avoir porté secours à la victime et aurait été souillé par contact. Mais s’il porte des traces d’éclaboussures, il était là au moment de l’agression. Ce qui le rend coupable. De crime ou de complicité ? A l’enquête de le déterminer.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le feu aux poudres&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dès son plus jeune âge, l’homme adore jouer avec un pistolet. Dans la rue ou les squares, combien de petits garçons arborent leur revolver de cow-boy ou de gendarme à leur ceinture ? Or, cette fascination pour les armes à feu ne s’estompe pas toujours avec l’âge. De grands garçons en font un métier. D’autres commettent des crimes. Quand j’ai acheté ma première réplique de pistolet, j’étais étudiant à Lyon. Fan de James Bond et de théâtre, je cherchais une reproduction du fameux Walther PPK pour une mise en scène. Or, même à blanc, le premier coup de feu est toujours stupéfiant. Tétanisant, je dirais. Aucun risque de tirer une vraie balle. Sur un pistolet d’alarme, le canon est obstrué. Toutefois, par mégarde, j’avais chargé l’arme avec une cartouche de gaz incapacitant. Après avoir fait feu, j’ai été violemment pris à la gorge par un nuage lacrymogène. Depuis, je prends bien soin de lire l’emballage des munitions. Et veille à garder mes distances par rapport à ma "cible". Car, avec des balles à blanc, le tir à bout portant voire touchant peut engendrer de graves brûlures. Dans le cadre d’une affaire criminelle, la science qui porte sur l’étude des balles, des douilles et des résidus de poudre s’appelle la balistique. C’est l’art de comparer, entre un indice prélevé sur une scène de crime et un tir de référence, les micro-rayures laissées par une arme sur une balle ou une douille. Et identifier l’arme du crime. Vous avez tiré avec une arme à feu ? Même après vous être lavé les mains, il subsiste des traces de poudre et de gaz que le spectromètre de masse peut révéler. Enfin, à l’aide de fines baguettes ou de lasers, évaluer la distance de tir permet à l’enquêteur de localiser la position du tireur. Et de reconstituer le scénario de l’agression.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Arsenic et vieilles dentelles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Sans le savoir, j’ai passé toute mon enfance dans une rue de Paris qui porte le nom d’un célèbre médecin légiste, Mathieu Orfila, à qui l’on doit la toxicologie, science qui détecte et analyse les effets du poison dans le corps. Ce chimiste du XIXème siècle a démontré que, une fois absorbée, une substance toxique se répand dans l’organisme et y subsiste, même longtemps après la mort. Son travail a consisté à mettre au point des tests chimiques pour en déceler des traces dans les principaux organes (foie, rein,…) et dans le sang. Le poison a été une des armes les plus utilisées de l’histoire. Au XVIIème siècle, à l’origine de la célèbre affaire des poisons, l’arsenic était surnommé "poudre de succession" car, administré aux riches, il hâtait les héritages. D’autre part, le poison est au cœur du premier roman policier d’Agatha Christie, &lt;em&gt;La Mystérieuse Affaire de Styles&lt;/em&gt;, publié en 1920. Dans son &lt;em&gt;Autobiographie&lt;/em&gt;, elle s’en explique : « &lt;em&gt;L’idée d’écrire un premier roman policier me vint tandis que je travaillais au laboratoire de pharmacie de l’hôpital… Je me mis à réfléchir au type d’intrigue que je pouvais utiliser. Comme j’étais encore entourée de poisons, peut-être était-il assez naturel que je choisisse la mort par empoisonnement&lt;/em&gt; ». Un crime sournois, plus difficile à résoudre pour l’époque. Mais certains signes ne trompent pas ! Avec le cyanure, la victime a la peau rouge et dégage une odeur de pêche. L’acide chlorhydrique provoque des brûlures autour de la bouche, des lèvres et du nez. L’atropine dilate les pupilles tandis que les dérivés de l’opium les contractent. Dans les années 1950, une femme a défrayé la chronique judiciaire, Marie Besnard (interprétée au cinéma par Alice Sapritch en 1986 et par Muriel Robin dans un téléfilm en 2006). Elle fut soupçonnée d’avoir empoisonné treize personnes à l’arsenic, dont son propre mari. Malgré trois procès, la "bonne dame de Loudun" fut condamnée puis acquittée, faute de preuve formelle. En effet, pour la défense, la présence d’arsenic dans les victimes, exhumées pour les besoins de l’enquête, pouvait avoir de multiples causes. Outre des erreurs de procédure et une enquête qui piétine au point de lasser l’opinion publique, le jugement s'appuie sur une expertise au cimetière de Loudun qui révèle une saturation anormale de la terre en arsenic, en provenance des ornements funéraires. La condamnation s'effondre. Mais le mystère reste entier....&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Who are you ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec le &lt;em&gt;Cluedo&lt;/em&gt;, le jeu de société &lt;em&gt;Qui est-ce ?&lt;/em&gt; fait partie des classiques des jeux d’enquête. Inspiré du portrait-robot, il consiste à identifier le visage d’un personnage en procédant par élimination des autres suspects : moustache ou barbe ? A-t-il des lunettes ou un gros nez ? Blond ou châtain ? Le gagnant est le premier à deviner le portrait de l’autre joueur. Mais si, dans ce jeu, le nombre de possibilités est limité, l’exercice de l’identification est plus ardu dans le cadre d’une enquête criminelle. Car il s’appuie généralement sur la mémoire d’un témoin ou d’une victime. Or, en situation de stress, elle peut faillir et occasionner des erreurs. Par exemple, ce n’est pas son portrait-robot, établi avec l’aide d’une de ses victimes, qui a permis d’arrêter le tueur en série, Guy Georges, le 26 mars 1998. Au contraire, faute de ressemblance entre le meurtrier et son portrait, il a échappé à la police et commis d’autres crimes. C’est finalement son ADN qui a mis fin à sa folie meurtrière, confortant du même coup la mise en place du fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). En revanche, la diffusion d’un portrait-robot, même peu ressemblant, peut provoquer la panique du suspect et le conduire à se rendre. Comme ce fut le cas en 2008 pour l’assassin des deux français à Londres. Le système du portrait-robot à l’aide de fiches amovibles existe depuis 1955. On le doit à un policier français, l’inspecteur Emilien Paris, pour les besoins d’une enquête sur l’assassinat en France d’une institutrice anglaise. Depuis, le jeu de fiches a été remplacé par l’ordinateur qui offre de nouvelles possibilités comme le morphing ou le vieillissement de la personne. Sur internet, on peut trouver des sites qui proposent gratuitement des logiciels de portrait-robot. Essayez de dresser le portrait-robot d’un proche. Ce n’est pas si facile ! Alors imaginez un suspect, croisé brièvement, dans un lieu mal éclairé ! Une autre forme d’identification faciale force mon admiration : la reconstitution d’un visage à partir du crâne. Le sculpteur réalise un moulage du crâne, sur lequel il fixe des bâtonnets correspondant à l’épaisseur des tissus. Puis, il le couvre d’argile jusqu’à l’extrémité des bâtonnets et remplace les yeux par des boules en plastique. Pour le nez, la bouche et les oreilles, il s’appuie sur des mesures anthropomorphiques universelles : la largeur du nez est identique à la distance entre les coins internes des yeux, la bouche est de même taille que l’écart entre les pupilles,… Maquillage et perruque, et le tour est joué ! Là encore, les progrès de l’informatique sont venus appuyer cette méthode. En outre, le scan 3D d'un crâne peut révéler d’infimes blessures sur l’os et les modéliser pour une comparaison avec une arme suspecte. La première reconstitution faciale date de 1895 quand l’anatomiste suisse Wilhelm His prouva que des restes humains retrouvés dans une église d’Allemagne étaient ceux du célèbre compositeur J.S. Bach. Une modélisation en 3D de son crâne permit la réalisation d’un portrait très ressemblant. Quelle tête avaient les premiers hommes préhistoriques ? Pour le savoir, un scientifique soviétique eut recours à cette technique en 1960 sur des crânes enfouis dans le sol de Sibérie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L’assassin court toujours ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Imaginez combien d’affaires criminelles auraient été résolues si les enquêteurs de l’époque avaient bénéficié des avancées de la criminalistique ! Jack L’Eventreur aurait-il nargué aussi longtemps les inspecteurs de Scotland Yard ? Mais le policier ne renonce jamais. Même des siècles après les faits. De nos jours, les techniques de la police scientifique ont permis de lever le voile sur plusieurs mystères de l’histoire. Napoléon a-t-il été empoisonné à Sainte-Hélène ? Les premières rumeurs datent de 1960 lorsque de fortes doses d’arsenic ont été découvertes dans ses cheveux. En 2008, une étude conclut que la quantité d’arsenic, même cent fois supérieur aux valeurs admises aujourd’hui, est identique à celle contenue chez des contemporains de Bonaparte. En effet, à l’époque, de nombreux objets de la vie courante contenaient de l’arsenic. Nous en avons déjà parlé. La preuve d’un crime n’est donc pas formelle… Les ossements retrouvés dans le grenier d’une pharmacie parisienne en 1867 étaient-ils bien ceux de Jeanne d’Arc ? Non ! En 2006, un médecin légiste identifie le fémur d’un animal, imprégné d’une mixture noirâtre mais non calcinée, les signes de l’embaumement selon la tradition égyptienne. Aurait-on cherché à tromper l’opinion publique en faisant passer les restes d’une momie de chat, vieille de 2 500 ans, pour ceux de la pucelle d’Orléans ? Quelle idée ! Qu’est-il arrivé à Agnès Sorel, la favorite du roi de France Charles VII, morte subitement à l’âge de 28 ans ? Crime ou accident ? Sa disparition aurait ravi les prétendantes. Entre 2004 et 2005, une autopsie est pratiquée par une équipe internationale de chercheurs. Or, ils retrouvent du mercure en grande quantité. Utilisée à l’époque pour soigner les maladies intestinales, elle a pourtant été absorbée en quantité dix mille fois supérieure à la dose normalement prescrite. Suspect… Enfin, l’enfant mort au Temple était-il Louis XVII ? Une analyse ADN pratiquée en 2000 sur le cœur d’un enfant mort au Temple en 1795 et attestée le 8 juin 2004 par le professeur Jean Tulard, de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, a révélé qu’il s’agissait bien de celui de Louis-Charles de France, second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette. A-t-elle suffi à faire taire les partisans de la survivance du prince à son emprisonnement ? Rien n’est moins sûr… Car la science aura beau résoudre des énigmes, l’homme continuera à y croire. Pour la beauté du mystère…&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Pour aller plus loin (sur le web) :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.centredessciencesdemontreal.com/autopsie/index.htm"&gt;&lt;strong&gt;Autopsie d'un meurtre&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : un jeu interactif et éducatif à la découverte des techniques de laboratoire de la police scientifique, à partir de l'analyse d'une scène de crime. Réalisé par le Centre des Sciences de Montréal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/fre/Media/Videos/IRCGN/IRCGN-le-film"&gt;&lt;strong&gt;Police scientifique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Un film de 36 mn sur les coulisses de l'I.R.C.G.N. (en streaming).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.inps.interieur.gouv.fr/"&gt;&lt;strong&gt;I.N.P.S.&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Le site de l'Institut National de Police Scientifique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.universcience.fr/fr/bibliotheque-bsi/contenu/c/1239022244218/la-police-scientifique---de-la-scene-de-crime-au-laboratoire/"&gt;&lt;strong&gt;La police scientifique, de la scène de crime au laboratoire&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Un portail très complet sur le site de la BSI (Bibliothèque des Sciences et de l'Industrie).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://flashface.ctapt.de/"&gt;&lt;strong&gt;Ultimate Flash Face&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : un logiciel gratuit en ligne de portrait-robot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.etna-production.com/"&gt;&lt;strong&gt;Etna Production&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; : Fournisseur de produits de police technique et scientifique. Vente réglementée.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Remerciements : &lt;a href="http://altitalenti.blogspot.com/2009/10/sang-dencre-au-36.html"&gt;&lt;strong&gt;Hervé Jourdain&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1210652761401555807-3318030143531786474?l=altitalenti.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3318030143531786474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1210652761401555807/posts/default/3318030143531786474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://altitalenti.blogspot.com/2010/02/100-ans-de-science-contre-le-crime.html' title='100 ans de science contre le crime'/><author><name>Olivier</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/TJjeqcSbQhI/AAAAAAAABT8/8iTxSRYUR1o/S220/id.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S3F-XYgmRYI/AAAAAAAAAKE/7xLu1Jdqyb4/s72-c/jpg_c5dd411c-e14e-11dc-aae7-ce6407cc366a.jpg' height='72' width='72'/></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1210652761401555807.post-5927594933847814370</id><published>2010-02-03T04:04:00.000-08:00</published><updated>2010-03-18T14:24:27.032-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Stratégie de communication'/><title type='text'>Vendre, c’est savoir dire non !</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S2mFxbQXwsI/AAAAAAAAAJ0/ELV-h85QCOk/s1600-h/gabs2.jpg"&gt;&lt;img alt="" border="0" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434021509575721666" src="http://4.bp.blogspot.com/_DUUFjepzhkA/S2mFxbQXwsI/AAAAAAAAAJ0/ELV-h85QCOk/s400/gabs2.jpg" style="cursor: hand; height: 328px; width: 400px;" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Comme un appareil électronique qui défie les lois du développement durable, je reste en veille permanente et pratique l’intelligence économique. Je me suis souvent demandé d’où venait cette expression. L’intelligence, c’est peut-être l’art de détecter une information pertinente dans le flot d’actualités qui nous inonde. Et la rendre actionnable, économiquement, dans l'espoir d’une opportunité de business. C’est pourquoi je ne lis jamais rien sans un crayon en main. Et régulièrement, je découpe un article ou j’arrache la page d’un magazine, même chez le dentiste, parce que, à mon sens, je flaire une valeur ajoutée, à la fois intellectuelle et opérationnelle. Cet exercice est extrêmement stimulant. Essayez ! Parfois, je "pige" comme on dit, je classe cette page pour plus tard, comme un agent dormant. Je la laisse murir. Et puis, un jour, concours de circonstances, je l’exhume. En novembre dernier, je suis tombé par hasard (mais est-ce vraiment du hasard ?) sur la 300ème édition du magazine &lt;em&gt;Action commerciale&lt;/em&gt; qui, pour l’occasion, a donné la parole à des ténors de la vente, des managers qui ont consacré leur carrière à la fonction commerciale, peu estimée en France par rapport aux Etats-Unis. Des témoignages qui répondent à des questions fondamentales : qu’aimez-vous dans la vente ? Comment a évolué le métier de vendeur ? Quel est votre meilleur et votre pire souvenir de vendeur ? En croisant les réponses, nous pouvons en tirer plusieurs enseignements riches et nourrir ainsi notre approche de la communication au service de la performance commerciale.&lt;br /&gt;&lt;a name='more'&gt;&lt;/a&gt;Même si ceux qui l’exercent reconnaissent que la vente est une "école de la vie", exigeant beaucoup de temps pour éprouver les challenges, elle souffre d’une mauvaise réputation dans l'hexagone. C’est Xavier Cornu, l’un des créateurs du premier centre de formation à la vente et à la négociation commerciale, Negocia, qui s’étonne qu’aucune expression employant le verbe "vendre" n’a de portée optimiste : "vendre son âme au diable", "vendre la mèche", "vendre la peau de l’ours"… Le vendeur a beaucoup souffert de cette image du beau parleur blasé qui se fraie un chemin dans la jungle des affaires. As de la tchatche, il ne vous lâche pas tant que l’encre de votre stylo n’a pas coulé sur son contrat. Sourire ultra-brite et haleine alcoolisée, il passe son temps sur la route, le coffre bourré d’échantillons, ou dans les brasseries. Stop ! Oublions la caricature du mercenaire, dont le dessinateur Gabs se moque avec légèreté dans &lt;em&gt;Commercial, je me marre !!!&lt;/em&gt;, et voyons les choses autrement.&lt;br /&gt;Jouissant d’une forte liberté d’action (une qualité qu’il apprécie), le vendeur est à l’avant-poste du produit : « &lt;em&gt;Ce n’est pas le produit qui fait la différence, mais le commercial et les relations qu’il peut tisser avec ses clients&lt;/em&gt; » explique Arnaud Rossignol, commercial chez Würth, spécialiste des fixations. C’est pourquoi la dimension émotionnelle est prédominante. Tous les commerciaux reconnaissent l’expérience humaine au cœur de leur motivation. Ils ont la mission de créer, en première ligne, des relations de confiance durable avec leurs clients. « &lt;em&gt;Ce qui m’attire dans la vente, c’est la curiosité de l’autre ! &lt;/em&gt;» reconnait Arnaud Poujardieu, directeur général de BlueKiwi Software France. Or, ces liens, qui peuvent à terme devenir amicaux, se fondent sur l’envie explicite de faire gagner l’autre. Et non de le faire cracher au porte-monnaie. A ce titre, je cite souvent le consultant Christian Lemoine : « &lt;em&gt;Quand le client lit dans mes yeux le souci de son bonheur, il signe le devis. Mais quand il y voit son chèque, il me fuit. Pour bien vendre, il faut oublier de vendre. Ce qui compte, c’est d’abord et avant tout la passion de faire réussir son client.&lt;/em&gt; » Il y a donc toujours une part d’incertitude lorsqu’un commercial est en situation de vente. Car l
